Les provisions pour créances douteuses font plonger le bénéfice de Bank of America

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Le bénéfice net attribuable aux actionnaires est ressorti à 3,87 milliards de dollars, soit 36 cents par action, sur le trimestre clos le 30 juin.
Le bénéfice net attribuable aux actionnaires est ressorti à 3,87 milliards de dollars, soit 36 cents par action, sur le trimestre clos le 30 juin. (Crédits : © Mike Blake / Reuters)
La communauté financière s'attendait à ce que la deuxième banque américaine accuse l'une des plus mauvaises performances du secteur au deuxième trimestre, en partie à cause de son importante exposition au secteur de l'énergie.

Bank of America, la deuxième banque américaine en termes d'actifs, a annoncé lundi un bénéfice trimestriel en baisse de 19,4%, en raison d'une augmentation de ses provisions pour créances douteuses et d'un recul du revenu qu'elle tire de ses prêts. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires est en effet ressorti à 3,87 milliards de dollars (3,50 milliards d'euros), soit 36 cents par action, sur le trimestre clos le 30 juin, contre 4,80 milliards (43 cents/action) un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action s'inscrit à 37 cents, bien supérieur au consensus Thomson Reuters I/B/E/S, qui le donnait à 33 cents.

Les provisions pour créances douteuses ont augmenté de 25%, à 976 millions de dollars, et le revenu net des intérêts a reculé de 12%, à 9,2 milliards, pénalisé par l'environnement de taux ultra-bas. Outre ce contexte de taux anémié, la banque doit compter sur des règles de fonds propres devenues plus strictes, ce qui veut dire qu'elle doit recourir à des réductions de coûts d'ampleur pour soutenir ses résultats. Les dépenses non financières de BofA ont ainsi diminué de 3,3% à 13,49 milliards de dollars durant le trimestre.

"Nous continuons d'investir dans les domaines de croissance stratégiques et de gérer nos dépenses, qui ont diminué de 3% d'une année sur l'autre, à un niveau que l'on n'avait plus vu depuis 2008", a déclaré le directeur général Brian Moynihan. La banque a ainsi fermé des succursales et comprimé ses effectifs, mais en augmentant cependant l'embauche dans ses services commerciaux.

La communauté financière s'attendait à ce que la banque dirigée par Brian Moynihan accuse l'une des plus mauvaises performances du secteur au deuxième trimestre, en partie à cause de son importante exposition au secteur de l'énergie. Parmi les autres grands noms du secteur qui ont déjà publié leurs comptes de la période avril-juin, JPMorgan Chase & Co a fait état d'un recul de 1,6% de son bénéfice, Citigroup a vu le sien baisser de 14% et celui de Wells Fargo & a diminué de 3,5%. A Wall Street, l'action BofA se tasse de 0,4% en avant-Bourse, sans grand changement par rapport à son niveau d'avant la publication des résultats (Reuters).

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Commentaires
a écrit le 18/07/2016 à 19:31 :
Quand une banque meure c'est un peu d'espoir qui renait.
Réponse de le 19/07/2016 à 0:55 :
Les banques sont immortelles : rien ne se gagne, rien ne se perd, tout se transforme :)
Réponse de le 19/07/2016 à 12:15 :
EN effet en poussant la comparaison avec la religion un peu plus loin on peut largement comparer l'argent à Dieu et les banques aux églises, bien vu.

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