La banque de détail en France plombe les comptes de Société Générale
Eric Benhamou
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La Société Générale espère voir sa marge d'intérêt se redresser en 2024.
Reuters
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La Société Générale espère voir sa marge d'intérêt se redresser en 2024.
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Le nouveau directeur général de Société Générale, Slawomir Krupa, avait bien préparé le terrain lors de la présentation de son plan stratégique en septembre dernier : les bonnes nouvelles seront pour plus tard, sans doute en 2024.
La banque a ainsi publié un résultat net trimestriel divisé par cinq, à 295 millions d'euros. Un montant cependant légèrement supérieur au consensus des analystes financiers publié par la banque. Il faut dire que les analystes ont drastiquement révisé leurs prévisions en septembre à l'issue du capital market day de septembre à Londres, qui avait déçu les attentes et fait chuter le cours de l'action de 12 % en quelques heures.
Société Générale est sans doute l'une des grandes banques européennes la moins bien valorisée, autour de 0,3 fois son actif net. C'est peut être l'un des attraits de la valeur, sa capacité de rebond, alors que les bonnes nouvelles pourraient prendre le relais des mauvaises. Une fois de plus, c'est bien les activités de détail en France qui ont plombé les comptes de la banque au troisième trimestre, en raison d'une politique de couverture de la marge d'intérêt qui aura coûté cher. Mais, la banque précise dans son communiqué, que le pic de l'impact négatif des couvertures à court terme sur la marge nette d'intérêt « a été atteint », ce qui laisse supposer une amélioration de l'activité de détail en 2024.
Mais, pour l'heure, les revenus de la banque de détail en France sont en recul de 16 % par rapport à la même période de 2022 et de 11% par rapport au trimestre précédent.Au total, la banque table sur une baisse de l'ordre de 20 % de sa marge d'intérêt en 2023. En 2024, la marge nette d'intérêt devrait retrouver en 2024 son niveau de 2022, voire être au-dessus.
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La banque a également passé sur le trimestre pour 610 millions d'euros de charges exceptionnelles, dont 340 millions au titre de dépréciation d'actifs (survaleurs) sur des filiales africaines et sur des activités de financement d'équipement. Ces charges ne sont pas une surprise : elles avaient été annoncées en septembre dernier.
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