Coronavirus : les pandemic bonds, une fausse bonne idée ?

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En juillet 2017, la Banque mondiale a levé 320 millions de dollars sur les marchés via des pandemic bonds. Cet instrument financier, qui fonctionne comme une assurance pour venir en aide aux pays les plus pauvres en cas d'épidémie, est très critiqué.
En juillet 2017, la Banque mondiale a levé 320 millions de dollars sur les marchés via des pandemic bonds. Cet instrument financier, qui fonctionne comme une assurance pour venir en aide aux pays les plus pauvres en cas d'épidémie, est très critiqué. (Crédits : Flickr PINGNews)
Les obligations émises par la Banque mondiale pour venir en aide aux pays les plus pauvres en cas d’épidémie se retrouvent sous le feu des critiques alors que la pandémie du Covid-19 a déjà causé plus de 22.000 morts dans le monde. Au coeur de la polémique : des conditions trop strictes pour aider suffisamment tôt les pays touchés et des intérêts conséquents versés aux investisseurs.

"Erreur embarrassante", "maladresse financière". Lawrence Summers, ex-secrétaire au Trésor américain et ancien chef économiste de la Banque Mondiale, n'a pas mâché ses mots pour qualifier les pandemic bonds qui font l'objet aujourd'hui de nombreuses critiques tant au niveau de leur efficacité que de leur principe de fonctionnement.

Les pandemic bonds, ou obligations pandémiques, ont vu le jour quelques années après les effets dévastateurs du virus Ebola, qui a fait plus de 10.000 morts en 2014. Il s'agit d'un instrument financier qui fonctionne comme une assurance. Adopté par la Banque mondiale en juillet 2017, il consiste à lever des fonds auprès d'investisseurs privés afin de pouvoir ensuite disposer rapidement d'importants moyens financiers pour déployer une aide sanitaire dans les plus brefs délais en cas d'épidémie.

Un nouveau mécanisme d'assurance

Dans le détail, la Banque mondiale vend des obligations à des investisseurs, qui perçoivent un rendement annuel, que l'on appelle des coupons. Ces derniers sont en partie payés par les pays contributeurs (le Japon, l'Australie et l'Allemagne). Si les critères caractérisant une pandémie sont observés, les investisseurs perdent une partie, ou la totalité, du capital qu'ils ont initialement utilisé pour acheter les obligations. L'équivalent de cette somme est alors envoyé aux pays les plus pauvres touchés par la crise sanitaire.

Sur le papier, cette innovation financière semble donc une bonne idée et gagnante pour toutes les parties prenantes. La Banque mondiale bénéficie d'un fonds d'urgence à partir d'investissements privés. Le coût du risque est ainsi déplacé sur les marchés financiers. Les pays contributeurs sont moins sollicités. Les 75 pays éligibles membres de l'Organisation internationale du développement peuvent obtenir une aide financière "rapide" en cas de pandémie. Enfin, les investisseurs bénéficient d'un placement attractif dans un environnement de taux bas.

Des critères trop stricts

Mais dans la pratique, ce mécanisme présente plusieurs failles. D'abord, un ensemble de critères doivent être réunis pour que le mécanisme d'assurance puisse être déclenché. Cette approche, dite paramétrique, régit également les "cat bonds", les obligations permettant de se protéger contre les catastrophes naturelles dont s'inspire fortement les pandemic bonds.  Or, "les conditions de déclenchement sont très restrictives", pointe Sébastien Meunier du cabinet de conseil Chappuis Halder & Co. L'épidémie doit ainsi avoir causé un certain nombre de morts, dont le seuil varie selon les régions du monde, et atteindre une certaine vitesse de propagation.

Ces critères morbides font l'objet de critiques virulentes. Lors du lancement des obligations pandémiques, la Banque mondiale les avait décrites comme un moyen "d'aider à empêcher qu'une maladie infectieuse très grave ne devienne une pandémie". Or, dans les faits, l'institution internationale ne peut agir en prévention et doit attendre que l'épidémie se propage et fasse un certain nombre de morts pour déclencher le financement. Pis encore, dans certain cas l'épidémie n'était pas assez "grave" pour déclencher l'obligation.

"Lors de l'épidémie d'Ebola de 2018 qui a tué plus de 2.260 personnes, la République démocratique du Congo n'avait pas pu bénéficier de l'aide issue des obligations pandémiques car les conditions nécessaires n'étaient pas réunies", rappelle ainsi Sébastien Meunier.

Un délai trop long

Par ailleurs, le prospectus, épais de 396 pages, prévoit que 12 semaines doivent s'écouler après le premier jour de l'apparition du foyer. "À ce moment-là, les fonds sont encore utiles, mais il est déjà trop tard pour aider à contenir la pandémie, ce qui va à l'encontre de l'un des objectifs du fonds", note le consultant.

Dans le cadre de l'épidémie du nouveau coronavirus Covid-19, ce délai des 12 semaines a été atteint lundi dernier, le 23 mars (date à laquelle l'AFP recensait plus de 14.700 morts dans le monde et plus de 336.360 cas d'infection diagnostiqués). Mais la Banque mondiale a indiqué qu'un délai supplémentaire de deux semaines et demi serait nécessaire pour déterminer si les dernières conditions de déclenchement des obligations avaient été remplies. La décision devrait donc être connue au plus tôt le 9 avril prochain.

Enfin, de nombreux observateurs reprochent à ce mécanisme financier de servir d'abord les intérêts des investisseurs plutôt que ceux des pays pauvres en difficulté. En effet, lors de l'émission de l'obligation, la Banque mondiale est parvenue à lever 320 millions de dollars auprès d'investisseurs privés, dont le gestionnaire d'actifs Amundi (groupe Crédit Agricole), mais aussi Baillie Gifford et Stone Ridge Asset Management. Ce succès retentissant (le double de ce qui était attendu) serait lié aux taux d'intérêt très avantageux proposés aux investisseurs.

Des investisseurs gagnants

"Deux catégories d'obligations ont été émises. La première, appelée tranche A et qui porte sur 225 millions de dollars, est la plus sûre car en cas de pandémie les investisseurs ne peuvent perdre que 16,67% de leur capital. Ces derniers bénéficient d'un taux d'intérêt de 6,5%. La seconde catégorie, la tranche B qui porte sur 95 millions de dollars, est plus risquée. Car, en cas de pandémie, les investisseurs peuvent perdre la totalité du capital investi. Ils touchent 11% de taux d'intérêt", détaille Sébastien Meunier.

Résultat, cet investissement pourrait se révéler une très bonne affaire pour les souscripteurs de la tranche A car la perte des 16,67% du capital investi devrait être largement compensée par le total des taux d'intérêt perçus depuis 2017, environ 96 millions de dollars selon le Financial Times. Sur le marché secondaire, les obligations de la tranche A s'échangeraient ainsi à 84% de leur valeur faciale, contre 14% pour celles de la tranche B.

"Les pays qui ont besoin d'aide ne sont pas ceux qui reçoivent les fonds. Ce sont les investisseurs de Wall Street qui en profitent", dénonce ainsi Felix Stein, chercheur à l'université de Cambridge, à Associated Press

Une efficacité économique remise en question

Outre cette dimension éthique, l'efficacité des obligations pandémiques est largement remise en question. "On peut s'interroger sur l'efficacité économique de cet outil. 96 millions de dollars d'intérêt ont déjà été versés aux investisseurs et, au mieux, la Banque mondiale pourra récupérer 132,5 millions de dollars (100% de 95 millions + 16,67% de 225 millions). Ce n'est probablement pas la meilleure façon de collecter des fonds, en particulier lorsque les décaissements totaux de la Banque mondiale s'élevaient à 49 milliards de dollars en 2019 et qu'elle a déjà engagé, en parallèle, 14 milliards de dollars pour lutter contre l'épidémie du Covid-19", ajoute Sébastien Meunier. Un financement qui devrait être complété par un massif plan d'aide de 160 milliards de dollars, annoncé ce jeudi 26 mars.

Pour l'heure, la Banque mondiale n'a pas indiqué si d'autres obligations pandémiques pourraient voir le jour, l'échéance des premières prenant fin en juillet prochain.

"L'institution va probablement tirer des leçons de l'épidémie du Covid-19 et  ajuster ses paramètres pour qu'ils soient plus flexibles, moins avantageux pour les investisseurs et plus intéressants pour les pays touchés", prédit le consultant. "C'est un premier essai peu concluant mais il reste intéressant car il a permis d'avoir un retour d'expérience", conclut-il.

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Commentaires
a écrit le 28/03/2020 à 6:24 :
l'Age legal de retrait pour un conducteur de train chez le SNCF c'est 52 ans. l'Age legal de retrait pour un conducteur de train chez le NS (Pays-Bas) c'est 67 ans, alias pour TOUS les travailleurs dans le Pays-Bas. Vous vivrez dans un paradis social et c'est vous meme qui doit payer si vous voulez continuer de vivre dessus vos moyennes.
a écrit le 28/03/2020 à 6:08 :
l'Age legal de retrait plein taux pour un conductrur SNCF 52 ans. l'Age legal de retrait d'un conducteur NS (Pays-Bas) 67 ans. Vous vivrez dans un paradis social et c'est vous meme qui doit payer son continuation. Merci.
a écrit le 27/03/2020 à 21:43 :
L'union européenne et l'euro sont morts !

Vive la France ! Vive le francs or !
a écrit le 27/03/2020 à 19:14 :
L'EFFONDREMENT SANITAIRE, POLITIQUE ET MORAL DE LA PRÉTENDUE "UNION EUROPÉENNE".

Pendant que l'UE maintient des "sanctions" tous azimuts contre la Russie....

Pendant que tous les pays de l'UE ont refermé leurs frontières et ont interdit l'exportation de chloroquine et de matériel médical vers les "partenaires" de l'UE...

Pendant que la Pologne interdit le survol de son espace aérien aux avions russes chargées d'aide médicale pour l'Italie...

Pendant que l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas et la Finlande disent NEIN, NEEN et NO aux "coronabonds"...

Pendant que le Premier ministre portugais qualifie de "répugnant" le discours du gouvernement néerlandais...

Conte dit à une Europe morte "d'aller se faire foutre», prélude du divorce à l'italienne entre Rome et l'UE ?

L'AIDE MÉDICALE RUSSE ARRIVE EN ITALIE, AVEC NOTAMMENT PLUS DE 100 MÉDECINS..
Réponse de le 28/03/2020 à 6:07 :
l'Age legal de retrait plein taux pour un conductrur SNCF 52 ans. l'Age legal de retrait d'un conducteur NS (Pays-Bas) 67 ans. Vous vivrez dans un paradis social et c'est vous meme qui doit payer son continuation. Merci.
Réponse de le 28/03/2020 à 20:17 :
Au fait vous travaillez pour l'UPR et la Russie. Ben oui, cela veut dire Union Pro Russe.
a écrit le 27/03/2020 à 17:42 :
On est déjà à 5,4 de récession de mémoire selon le ministre des finances (c'est peut être même optimiste). Traduction : la crise des années 60 qui à ruinée le pays et fait émigrer toute la population en âge de le faire est devant nous. Économiquement, les niveaux de destruction (emplois etc etc...)sont déjà virtuellement du 1929 plus que du 2008. L'Europe entière va goûter au régime grec si on ne libère pas...sinon cela se fera dans le désordre. Un ami czech me dit que chez eux aussi on prêche aussi l'hélicoptère monnaie. Union Soviétique eurocratique droit devant.
a écrit le 27/03/2020 à 16:58 :
Plutôt que d'accorder des crédits avec de l'argent fictif on ferait mieux de laisser les entreprises et les salariés travailler. Comme la France a été nulle en prévisions il faut commander les masques en chine avec des prix qui s'envolent et des tests en Corée avec des prix aussi volatil. on est meilleur pour que les forces de l'ordre traquent les personnes allant furtivement faire leurs courses et en rackette un max.
a écrit le 27/03/2020 à 16:23 :
Les contribuables des pays du nord de l´Europe qui travaillent jusqu´à l´âge d´environ 70 ans devraient renflouer les poches des pays du club med qui partent en retraite à l´âge de 60 ans ? .... sans connaître l´affectation de cet argent? C´est un rève? Où est la légitimité d´une telle action? Si aide il y a, des référendums s´imposent! Le MES est un fonds qui mérite d´être augmenté et dont les aides accordées feront l´objet d´un suivi de la part des créanciers. D´ailleurs au rythme où vont les choses l´Italie rejoint au galop la dette publique de la Grèce sans avoir fait quoi que ce soit en ce domaine depuis l´adhésion à l´Europe!
a écrit le 27/03/2020 à 16:13 :
La prétendue "Union européenne" craque de partout mais les médias français tentent de cacher l'information,À l’issue du Conseil européen par visioconférence, le Premier ministre portugais Antonio Costa - a répondu à une question sur la position défendue par le ministre néerlandais des Finances, Wopke Hoekstra, selon lequel la Commission européenne devrait ouvrir une enquête afin de comprendre pourquoi certains pays membres ne disposent pas de marge budgétaire pour répondre à la crise sanitaire....

Selon la presse néerlandaise, Wopke Hoekstra a d'ailleurs déclaré à plusieurs reprises cette semaine que certains pays auraient dû... économiser davantage ces dernières années pour absorber les coûts entraînés par la pandémie !
Oser dire cela à des pays qui sont en restriction budgétaire permanente à la demande de la BCE et de la Commission européenne, pour prétendument "sauver l'euro", il fallait quand même le faire.

Cela en a été de trop pour le chef du gouvernement portugais qui s'est alors lâché devant les journalistes. Il a dit textuellement :
Ce discours des Néerlandais est répugnant dans le cadre de l' UE, ce type de réponse est d’une inconscience absolue et cette mesquinerie récurrente mine totalement ce qui fait l’esprit de l’Union européenne et représente une menace pour l’avenir de l’Union européenne » « Personne n’est disposé à entendre à nouveau des ministres des Finances néerlandais comme ceux que nous avons entendus en 2008 et dans les années qui ont suivi. »


Silence dans les médias français ?

Cet énorme scandale a été relaté par une dépêche de l'Agence France-Presse en milieu de matinée ce 27 mars. Mais, au moment où j'écris (15h30), cette dépêche n'a été relayée que par deux médias en ligne :
- Mediapart, mais dans un article réservé aux abonnés
https://www.mediapart.fr/…/coronavirus-lisbonne-fustige-la-… ()
- et par... le site marocain H24Maroc ! (article disponible à la lecture de tous)


Force est donc de constater que, 5 heures après la dépêche de l'AFP, aucun grand média français ne l'a encore relayée. Quand va-t-elle l'être ?
De ce fait, les Français restent tenus dans l'ignorance des tensions de plus en plus violentes qui opposent les États de l'UE. On a pu le voir récemment entre l'Italie et l'ensemble des pays de l'UE, entre la France et l'Allemagne, etc.
Des tensions telles qu'elles versent maintenant dans les insultes publiques entre dirigeants.
Quel que soit le poids de la chape de plomb médiatique qui pèse sur l'information en France, il semble que rien ne peut arrêter désormais le processus de dislocation en cours de la prétendue "Union européenne".
Réponse de le 27/03/2020 à 16:59 :
Portugal: le pays plus corrupte de UE. Scandale apres scandale, jusq'au les ex-prime-ministres. Acune mot dans la presse international. Le ministre du Pays-Bas il a bien raison.
a écrit le 27/03/2020 à 15:20 :
Il faut un moratoire et effacer une partie de la dette publique des états comme pour la Grèce en 2008 sinon, 20 ans de galère.
a écrit le 27/03/2020 à 14:18 :
ENCORE UNE FOIS, LES FAITS DÉMENTENT LES NAÏVETÉS DES EUROPÉISTES ET CONFIRMENT LES ANALYSES DE L'UPR..

On vient d'apprendre que 4 pays de l'UE, l'Allemagne bien sûr, mais aussi les Pays-Bas, l'Autriche et la Finlande, ont décidé tout net de refuser le projet de "coronabonds".

On notera que ce sont ainsi les principaux bénéficiaires de l'euro - dont le taux de change est trop bas pour leur compétitivité, ce qui leur procure des excédents considérables de leur balance des paiements - qui refusent les "coronabonds".

Vu de Berlin, La Haye, Vienne ou Helsinki, ce qui se cache derrière ces "coronabonds", c'est la mutualisation des dettes au sein de la zone euro.

Vu de Berlin, La Haye, Vienne ou Helsinki, c'est donc la perspective de voir les Allemands, les Néerlandais, les Autrichiens, les Finlandais, accepter jusqu'à la fin des temps de payer les dettes et les déficits des "GIPSY" du sud de l'Europe.

Eh bien, Vu de Berlin, La Haye, Vienne ou Helsinki, c'est NEIN, NEEN, NEIN et NO.

Encore une fois, les faits démentent les naïvetés des européistes et confirment toutes les analyses de l'UPR, de Vincent Brousseau et de François Asselineau, CQFD_
Réponse de le 27/03/2020 à 16:38 :
Comme d'habitude l'UPR avait tout prévu sauf ses résultats aux élections.
a écrit le 27/03/2020 à 13:50 :
Prime au surendettement pour Pays Cigale tel la FRANCE.

Depuis Mai 81 Les Gouvernants FR sont en Absolue Désinvolture :
Dépenses Publiques les plus Lourdes du Monde avec Fiscalité la plus Lourde du Monde

Ils et elles sont dans l'Absolue Désinvolture en Deniers Publics : DE TOUS
Ils et elles les dilapident, nous méprisant
Ils et elles les gaspillent en cous-sous-sous directions, hautes-autorités en tout,
et n'importe quoi, hauts-conseils en tout, commissions en tout,
agences inventées en tout et n'importe quoi.

RAPPORTS DE LA COUR DES COMPTES
CONTRE DILAPIDATION DE NOS DENIERS : POUBELLE DEPUIS MAI 81
DESINVOLTURE ABSOLUE !!!!!!!!



Taux de Mortalité Covid en Fr 5%
Allemagne EXCEDENTAIRE EN COMPTES PUBLICS, 0.2% de taux de mortalité

EN FR, PLUS DE BUREAUCRATES EN HOPITAL PUBLIC QUE DE SOIGNANTS
Réponse de le 27/03/2020 à 16:01 :
Robert O Paxton, La France de Vichy : "En 40, une partie de la catastrophe fut celle des élites" - Nous y sommes..
Réponse de le 28/03/2020 à 20:25 :
Réponse à Albert : C'est tout le peuple qui est cigale, pas seulement l'élite et tout le monde se trouve hélas fort dépourvu quand arrive le virus.
a écrit le 27/03/2020 à 12:59 :
Reformez votre pays et apres les pays nordics vous aide. Vos promesses
ne suffitent plus.
a écrit le 27/03/2020 à 12:52 :
N'y a pas des pays pauvres. I y a de dictateurs, de politiciens, des elus etc. corruptus et exceptionelle riche, et tres bienvenu dans certains pays d'UE. Il a des travailleurs intouchables avec de contracts et de conditions encadrees en or. Et apparement ca ne suffit pas. Certains gouvernements ne se gene pas de chercher encore plus d'ailleurs.
a écrit le 27/03/2020 à 12:12 :
Compter sur la finance pour aider les plus pauvres...
à ce niveau, y croire, ce n'est même pas être un "doux rêveur", le qualificatif à employer est un peu moins poétique.
a écrit le 27/03/2020 à 12:12 :
Compter sur la finance pour aider les plus pauvres...
à ce niveau, y croire, ce n'est même pas être un "doux rêveur", le qualificatif à employer est un peu moins poétique.
a écrit le 27/03/2020 à 12:09 :
Succulente idée que de tenir les pays du tiers monde par la dette en leur "offrant" des bond, alors qu'ils n'en ont pas besoin, puisque la chloroquine soigne le virus. Tous les pays à malaria ne sont pas touchés par la virus, car les gens sont déjà sous traitement chloroquine .
La chance n'est pas avec ces financiers là. Mais ils se rattraperont peut être sur l'europe avec les 750 milliards promis par la BCE.
De l'argent sorti de nulle part, de la planche à billet et qu'on demandera de rembourser avec des biens réels.
Le seul grains de sable, c'est la chloroquine qui vient gripper cette belle machine financière toute prête à asservir les peuples par la dette.
a écrit le 27/03/2020 à 10:27 :
Il n'y a que les doux rêveurs pour y avoir cru : sans surprises, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et l'Autriche ont dit non à la mutualisation des dettes.

Du coup, l'Italie dit non au plan d'action coronavirus de l' UE.

Il n'y a pas d'Union européenne.

Il n'y a que des intérêts, et ils sont nationaux. FREXIT, courage, fuyons. CQFD_
Réponse de le 27/03/2020 à 12:56 :
Reformez votre pays et apres les pays nordics vous aide. Vos promesses
ne suffit plus.
Réponse de le 27/03/2020 à 15:48 :
La réforme des GOPE-de-Bruxelles a déjà détruit l' hôpital public comme dans tous les pays du sud, il est trop tard, l' UE est cuite et il faut la détruire, l' achever c' est partir, quitter, s 'enfuir, Frexiter....
a écrit le 27/03/2020 à 9:40 :
coronabond, pandemic bond, pas difficile d'en conclure que dans le milieu de la finance ça s'enlise, que l'on est plus capable de générer une idée nouvelle, on comprend la gène de Lawrence Summers.
a écrit le 27/03/2020 à 9:20 :
"" Si les critères caractérisant une pandémie sont observés""
fichtre, quel flou statistique!
si on observe 100 personnes et pas 10.000, c'est une pandemie ou pas
si on a 100 par pays sur 100 pays, c'est une pandemie?
a comparer avec 9900 sur un pays et 1 cas par autre pays ( ce qui est une pan-demie, vu qu'il y en a partout)
c'est deja complique de faire des modeles generalized extreme values pour modeliser certains risque et scorer ' a minima', mais avec des criteres flous, c'est la roulette russe!

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