S’assurer contre le coronavirus : un vrai casse-tête pour les entreprises

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(Crédits : TINGSHU WANG)
Primes élevées, délais d’attente particulièrement longs, compensations limitées… Les entreprises se retrouvent souvent démunies pour s’assurer contre les pertes financières liées aux épidémies.

Usines fermées, baisse des ventes, frais de rapatriement, perturbations dans le secteur du tourisme et du transport... Les possibles pertes financières liées à l'épidémie du nouveau coronavirus, dont le dernier bilan fait état de plus de 1.000 morts, sont multiples pour les entreprises, qui sont souvent mal protégées contre les aléas sanitaires de ce type.

Sur le marché, il existe bien une assurance de pertes d'exploitation permettant à une entreprise de compenser les effets de la diminution de son chiffre d'affaires et de faire face à ses charges fixes. Seul hic : cette assurance ne fonctionne que si elle est directement liée à un dommage matériel, comme un incendie par exemple.  « Les solutions d'assurance pertes d'exploitation existantes n'apportent pas, ou très peu, de garantie face au risque sanitaire car cela ne rentre pas dans l'objet du contrat d'assurance dommage", explique Frédéric Durot, directeur du département dommage du courtier Siaci Saint Honoré, spécialisé dans l'accompagnement des grandes entreprises, ETI et PME.

Une offre balbutiante

Aujourd'hui, les assurances de pertes d'exploitation sans dommage existent à la marge, mais l'offre est encore balbutiante.

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Commentaires
a écrit le 12/02/2020 à 15:49 :
Regettable, la mode des produits financiers dérivés capables de couvrir toute sorte de risque, quel qu'il soit, s'est terminée par la faillite du système financier tout entier en 2008. Il n'est plus possible de couvrir un risque systémique, comme un virus, qui porte sur la continuité de l'humanité..
a écrit le 12/02/2020 à 15:43 :
Regettable, la mode des produits financiers dérivés capables de couvrir toute sorte de risque, quel qu'il soit, s'est terminée par la faillite du système financier tout entier en 2008. Impossible de couvrir un risque systémique, comme un virus.
a écrit le 12/02/2020 à 8:56 :
Les assurances n'étant que des établissement financiers comme les autres, tous les moyens sont bons pour faire du pognon.

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