S’assurer contre le coronavirus : un vrai casse-tête pour les entreprises

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(Crédits : TINGSHU WANG)
Primes élevées, délais d’attente particulièrement longs, compensations limitées… Les entreprises se retrouvent souvent démunies pour s’assurer contre les pertes financières liées aux épidémies.

Usines fermées, baisse des ventes, frais de rapatriement, perturbations dans le secteur du tourisme et du transport... Les possibles pertes financières liées à l'épidémie du nouveau coronavirus, dont le dernier bilan fait état de plus de 1.000 morts, sont multiples pour les entreprises, qui sont souvent mal protégées contre les aléas sanitaires de ce type.

Sur le marché, il existe bien une assurance de pertes d'exploitation permettant à une entreprise de compenser les effets de la diminution de son chiffre d'affaires et de faire face à ses charges fixes. Seul hic : cette assurance ne fonctionne que si elle est directement liée à un dommage matériel, comme un incendie par exemple.  « Les solutions d'assurance pertes d'exploitation existantes n'apportent pas, ou très peu, de garantie face au risque sanitaire car cela ne rentre pas dans l'objet du contrat d'assurance dommage", explique Frédéric Durot, directeur du département dommage du courtier Siaci Saint Honoré, spécialisé dans l'accompagnement des grandes entreprises, ETI et PME.

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a écrit le 14/04/2020 à 18:22 :
Techniquement, la Perte d'exploitation est liée contractuellement à la couverture d'un risque matériel et ou immatériel (branche IARD), voire humain par un homme clé toutes causes (Branche Vie) ou limité à l'accident (IARD).
La perte d'exploitation est donc mise en œuvre suite à un sinistre matériel (incendie, explosion, cat.nat., bris de machines…) et ou immatériel (exemple si garanti : cyber…) garanti par le contrat d'assurance.
La garantie perte d'exploitation peut être complétée par une garantie Frais supplémentaire d'exploitation, carences fournisseurs, carences clients, et pour certains risques à couvrir par des Pertes financières (ingénierie assurancielle hors risques systémiques)

Il est à noter que sur les deux dernières décennies, le sujet des "ruptures d'exploitation (Production) suite à épidémies" a été abordé entre spécialistes de la gestion des risques, dirigeants ou cadres d'entreprises et assureurs spécialisés, car des alertes ponctuelles ont été vécues, mais jusqu'au Covid19 géographiquement limitées.
Quelles suites : Peu de suite malgré dans certains secteurs d'activités des ruptures d'exploitation constatés sur un site d'un groupe dans une région géographique.
Réponse : "Nous avons par nos implantations multiples la possibilité de reporter des productions, donc des Back-up, auto-assurance."
Et choix par des grands groupes prévoyants : le montage de la garantie via leur "captive".

Les informations d'organisations sanitaires sur l'extension des épidémies ne fut pas considérer pouvant devenir "Pandémies" par nombres d'acteurs "entreprises" et peut-être par nombre de gouvernements, pourtant certains sont informés des risques pouvant subvenir d'un laboratoire P4. Mais autre débat.

Le sujet a donc été mis de côté, d'autres risques à l'international et national mobilisaient les énergies : Les risques Cat. Nat. et climatiques, cyber, Politiques….
Pour les TPE et PME, leurs préoccupations ont été pendant ces deux décennies sur d'autres sujets, entre autre les Cat.Nat…..

Un constat : Ce "risque dit pandémie" n'a pas été pris comme pouvant se réaliser par les gouvernements de la planète, et nombre d'acteurs, et malgré des études montrant son caractère systémique, tout comme les risques climatiques, les débats sont restés confidentiels et très limités.

Aujourd'hui, les arrêts d'exploitation suite à épidémie ou pandémie ne sont pas des garanties souscrites, il n'y a pas de montage de couverture de ce risque selon le type Cat.Nat. qui intègre la garantie PE, car il n'y a pas eu de demandes potentielles réellement formulées.
il y a simplement un "Etat d'Urgence" pris par un gouvernement.
Décision difficilement assurable., pour ne pas dire inassurable.

Juste pour information : Des annulations de festivals sont assurées et couvertes.
a écrit le 12/02/2020 à 15:49 :
Regettable, la mode des produits financiers dérivés capables de couvrir toute sorte de risque, quel qu'il soit, s'est terminée par la faillite du système financier tout entier en 2008. Il n'est plus possible de couvrir un risque systémique, comme un virus, qui porte sur la continuité de l'humanité..
a écrit le 12/02/2020 à 15:43 :
Regettable, la mode des produits financiers dérivés capables de couvrir toute sorte de risque, quel qu'il soit, s'est terminée par la faillite du système financier tout entier en 2008. Impossible de couvrir un risque systémique, comme un virus.
a écrit le 12/02/2020 à 8:56 :
Les assurances n'étant que des établissement financiers comme les autres, tous les moyens sont bons pour faire du pognon.

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