Après la robustesse financière des banques, que l'Autorité bancaire européenne (ABE) met à l'épreuve régulièrement depuis 2010, les "stress tests" pourraient bientôt porter sur la vulnérabilité informatique des grands établissements de l'UE : selon l'agence Reuters, la Commission européenne et l'ABE envisagent de soumettre les banques à des tests de résistance sur la cybersécurité.
La première cyberattaque de masse ciblant un établissement bancaire européen remonte à novembre dernier : il s'agissait de Tesco Bank, filiale du premier distributeur britannique, victime d'un piratage ayant touché les comptes de 40.000 clients, dont 20.000 avaient subi des retraits frauduleux ; la banque a dû rembourser au total de près de 3 millions d'euros à 9.000 clients. Il y a deux semaines, une attaque en déni de service, venant d'une bande criminelle internationale, a visé plusieurs des plus grandes britanniques, au point de rendre les services en ligne de Lloyds Bank indisponibles pendant deux jours, rapportait ce week-end le Financial Times.
Dans son rapport d'évaluation des risques du système bancaire européen de décembre dernier, l'ABE pointait ainsi (lire page 54):
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La prochaine étape pourrait donc prendre la forme de stress tests sur les dispositifs anti-intrusion des banques au niveau de toute l'UE. De son côté, la Commission européenne étudierait des initiatives supplémentaires, par exemple "du partage d'information sur les cybermenaces et des tests de résistance et de pénétration des systèmes" selon un officiel cité par Reuters.
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