Gel du taux du livret A : 3,6 milliards d'euros de perte de pouvoir d'achat pour les épargnants
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La collecte du livret a en hausse en aout
Kai Pfaffenbach
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La collecte du livret a en hausse en aout
Kai Pfaffenbach
Les épargnant le savent, il n'y a plus grand chose à attendre des placements sans risque, et ce d'autant plus que le taux du Livret A est gelé à 0,75% durant les deux prochaines années. Pour l'association de défense des consommateurs CLCV, en décidant de ne plus coller le taux du Livret A à l'inflation, le gouvernement aurait fait perdre près de 3,6 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français en 2018 - si on additionne les encours du livret A et du LDDS des particuliers.
Pour une personne qui a placé 5.000 euros sur son Livret A - proche de l'encours moyen -, le manque à gagner de ce point en moins est de 50 euros pour 2018, chiffre l'association.
Mi-avril, le gouvernement avait décidé de geler pour deux ans le taux du Livret A au niveau historiquement bas de 0,75% avec pour motif officiel de faciliter le financement du logement social (qui subissait la diminution des APL).
À partir du 1er février 2020, une nouvelle méthode de calcul du taux doit entrer en vigueur. Si celle-ci prévoit un taux minimum de 0,50%, elle renonce en revanche au principe historiquement en vigueur qui voulait que le taux du Livret A soit au moins égal au niveau de l'inflation, c'est-à-dire au rythme de hausse des prix à la consommation.
Or, pour la CLCV, ces décisions sont "très préjudiciables pour le pouvoir d'achat des Français". Notamment, le plancher de 0,5% est "insuffisant si on considère que le taux d'inflation est souvent bien supérieur", estime l'association. Elle plaide par ailleurs pour "revenir à l'ancienne formule de calcul du Livret A qui garantissait un rendement au moins équivalent au taux d'inflation".
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Le Livret A, dont la gestion financière est assurée conjointement par la Caisse des dépôts et les banques, est l'un des produits d'épargne les plus répandus en France. Son taux de rémunération s'est toutefois effrité ces dernières années, conséquence de la dégradation de l'environnement des taux et d'une inflation qui a longtemps été en berne.
(avec AFP)
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