BNP Paribas à la conquête de la Bretagne
Christine Lejoux, envoyée spéciale à Rennes
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BNP Paribas, ce n'est pas seulement une banque d'envergure mondiale, qui s'est illustrée ces dernières années avec les rachats de l'italienne BNL et de la belge Fortis. De la croissance externe, la première banque française en fait également à plus petite échelle. En témoignent les modalités du rapprochement de son réseau Ouest avec la Banque de Bretagne, présenté ce jeudi, à Rennes. Un projet qui se trouvait dans les cartons de la banque de la rue d'Antin depuis septembre 2010, et qui aboutira d'ici à la fin juin à la création de BNP Paribas-Banque de Bretagne, un ensemble qui dégagera un produit net bancaire de 150 millions d'euros et comptera 1.400 collaborateurs, dont 600 "ex Banque de Bretagne", précise Marie-Claire Capobianco, directrice des réseaux France de BNP Paribas.
Une banque bretonne et internationale
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Née en 1909, la Banque de Bretagne avait été rachetée par BNP en 1989, avant la fusion de celle-ci avec Paribas. Jusqu'à présent, la Banque de Bretagne et le réseau Ouest de BNP Paribas travaillaient chacun dans son coin. Or « la Bretagne est une région très dynamique sur le plan économique, elle est très importante pour nous », explique Marie-Claire Capobianco. Plus question de laisser la Bretagne et l'essentiel de ses 12.000 entreprises de plus de 7,5 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel aux seuls groupes mutualistes, comme le Crédit agricole et le Crédit Mutuel. Surtout que ces sociétés bretonnes « élargissent leurs activités à la France entière, à l'Europe et au-delà, si bien qu'il est intéressant de leur faire bénéficier du réseau international de BNP Paribas », complète Jean-Claude Lallemant, directeur de la Banque de Bretagne. Côté BNP Paribas, c'est l'expertise de la Banque de Bretagne auprès des TPE, les entreprises réalisant entre 750.000 et 7,5 millions d'euros de chiffre d'affaires, qui intéresse, indique Frédérique Rabier-Hamon, directrice du réseau Ouest de la première banque française.BNP Paribas-Banque de Bretagne, qui se flatte d'avoir augmenté de 6,2% l'encours de ses crédits d'investissements, en 2011, à 2,1 milliards d'euros, contre une moyenne de 4,3% pour les banques de la région, se veut donc une banque « bretonne et internationale. »
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