Un nouveau baromètre pour scruter les performances énergétiques des bureaux

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Plusieurs professionnels de l'immobilier, dont Altarea, Nexity ou Société de la Tour Eiffel, se sont regroupés pour créer l'Observatoire de l'immobilier durable. L'objectif: déterminer si les bureaux français sont de bons ou mauvais élèves en termes de performance énergétique et si les travaux qu'ils font pour se mettre en conformité avec les nouvelles normes servent à quelque chose.

La problématique de la performance énergétique est loin d'être un sujet gadget dans le monde de l'immobilier, depuis la réflexion initiée en 2007 sur la mise en ?uvre de nouvelles normes environnementales. Elle a certes parfois abouti à un excès de zèle de la part de politiques en mal de reconnaissance. Et elle a tout aussi certainement accouché de règles aux coûts exorbitants ou déviantes par rapport à leurs objectifs initiaux.

Un nouveau benchmark pour les profesionnels

Pour autant, les professionnels du secteur ont tous pris en compte cette nouvelle donne et travaillent maintenant à une meilleure approche et connaissance de toutes ces normes. D'où cette dernière initiative qui répond surtout aux préconisations du Plan Bâtiment dans le cadre des réflexions sur la rénovation du parc tertiaire: la création d'un Observatoire de l'Immobilier Durable (OID) ayant pour membres fondateurs: Altarea Cogedim, Amundi Immobilier, l'Arseg, La Française REM, Nexity, Sinteo et Société de la Tour Eiffel. Cette association indépendante vise à présenter annuellement des indicateurs statistiques sur les performances énergétiques et environnementales de l'immobilier tertiaire privé et public français. Elle s'adresse aux acteurs ayant besoin d'un reporting ou d'un benchmark environnemental annuel sur leur parc immobilier.

Premiers résultats présentés au SIMI en décembre prochain

Le 1er baromètre 2012 de l'OID sera présenté lors du salon du SIMI (salon de l'immobilier d'entreprise) en décembre prochain. Il publiera à cette occasion les indicateurs statistiques d'un échantillon de plus de 5 millions de m2, représentatif du patrimoine français tertiaire. «En 2012, 75% des bâtiments de bureaux se situent dans les trois classes E, F et G du diagnostic de performance énergétique (DPE). Cette méthodologie permettra ainsi de suivre à une échelle statistique aussi bien qu'à l'échelle d'un acteur l'impact des actions menées sur les bâtiments comme les travaux de rénovation, les certifications en rénovation et en exploitation ainsi que les mises en conformité réglementaire», précisent les membres fondateurs de l'observatoire dans un communiqué. Il faut savoir que dans le secteur tertiaire (les bureaux), ce diagnostic va jusqu'à la lettre I (pour les moins performants). Ce qui veut dire que sur le panel étudié par l'OID, les bureaux Français se situent au milieu du gué et que la marge de progression est importante. Surtout, ce baromètre permettra d'établir si oui ou non, les travaux faits dans l'optique d'améliorer les performances énergétiques servent à quelque chose.
 

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Commentaires
a écrit le 25/10/2012 à 13:25 :
Commençons déjà par des mesures simples et de bon sens : si on avait la possibilité d'éteindre les ordinateurs et les lumières inutiles la nuit partout, on économiserait déjà pas mal d'électricité !

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