Subprimes : les dirigeants de JPMorgan ne devraient pas être inculpés
Christine Lejoux
Christine Lejoux
Les dirigeants de JPMorgan peuvent pousser un «ouf» de soulagement. Selon le Wall Street Journal, aucun d'entre eux, actuel ou ancien, ne devrait être inculpé dans le cadre de l'affaire Bear Stearns. Cette filiale de JPMorgan, rachetée par cette dernière au plus fort de la crise financière de 2008, est accusée par la SEC (Securities and Exchange Commission) - le gendarme de la Bourse de New York - d'avoir sciemment vendu à des milliers d'investisseurs, entre 2006 et 2007, des obligations gagées sur des créances immobilières de mauvaise qualité (subprimes). Résultat, le procureur de l'Etat de New York estime à 22,5 milliards de dollars les pertes encourues par les investisseurs.
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D'après le Wall Street Journal, JPMorgan, la première banque américaine en termes d'actifs, devrait s'en tirer avec une simple amende, certes salée, mais «significativement inférieure» aux 550 millions de dollars dont Goldman Sachs avait dû s'acquitter dans un cas similaire, en 2010. Que les patrons de JPMorgan ne soient nullement inquiétés risque de ne pas être du goût de l'opinion publique, déjà très remontée contre les banques. Mais la SEC rappelle que, sur les 57 patrons de banques et autres sociétés de services financiers dont elle a dénoncé les méfaits depuis la crise de 2008, 60% n'ont pas bénéficié d'un accord à l'amiable.
(source : WSJ)
Christine Lejoux
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