Banque : le boom des fraudes par manipulation
Marie-pierre Gröndahl
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Le spoofing : la nouvelle fraude.
© Elmar Gubisch/IMAGO via Reuters
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Le spoofing : la nouvelle fraude.
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parodier, ce mode de fraude prend de l'ampleur en France. Il est similaire dans son principe à la fameuse « arnaque au président », une escroquerie fondée sur l'usurpation de l'identité d'un dirigeant d'entreprise pour convaincre un salarié d'effectuer un faux ordre de virement. Ce procédé a fait des milliers de victimes, pour des montants de plusieurs dizaines de millions d'euros. Le « spoofing », qui s'appuie également sur la manipulation, s'attaque pour sa part à des particuliers.Tout commence par une collecte d'informations au moyen de différents outils - e-mails, SMS, pièces jointes piégées -, complétées par des données personnelles glanées sur les réseaux sociaux (vacances, achats, déplacements...). Un SMS frauduleux sur le renouvellement de la carte Vitale a ainsi beaucoup circulé il y a quelques mois. Grâce aux précisions récoltées, le fraudeur dispose d'éléments concrets, comme le nom de la banque du client.
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Il prend alors contact directement avec sa cible par téléphone. Objectif ? Crédibiliser sa démarche d'emblée, en fournissant à son interlocuteur plusieurs indications apparemment fiables, dont en premier lieu son identité. Mais la clé souvent déterminante de la mise en confiance repose sur le numéro d'appel qui s'affiche : ce dernier est en effet l'un des numéros publics de l'établissement bancaire concerné, voire celui de l'agence de la victime. D'où le terme de « spoofing », puisque ce numéro a été détourné par l'escroc.
Marie-pierre Gröndahl