La révolution du paiement instantané débarque en France

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Le paiement instantané est un virement bancaire en moins de 10 secondes qui peut s'effectuer entre particuliers par smartphone, mais aussi pour régler un professionnel (artisan à domicile), pour des achats en magasins ou sur Internet et entre deux entreprises (jusqu'à 15.000 euros).
Le paiement instantané est un virement bancaire en moins de 10 secondes qui peut s'effectuer entre particuliers par smartphone, mais aussi pour régler un professionnel (artisan à domicile), pour des achats en magasins ou sur Internet et entre deux entreprises (jusqu'à 15.000 euros). (Crédits : EPC)
Le groupe BPCE (Banques Populaires Caisses d'Epargne et Natixis) est le premier à lancer le virement temps réel entre juillet et septembre. Cette nouvelle méthode de paiement sera généralisée dans toute l'Europe en novembre. Explications.

[Article mis à jour à 22h]

Plus besoin de connaître l'Iban, le numéro de compte bancaire, d'un ami, d'un parent d'élève, d'un brocanteur, d'un artisan, pour lui régler une somme (partager une addition, payer un cadeau de groupe, un bien d'occasion, une prestation à domicile) : il suffira bientôt du numéro de téléphone mobile pour effectuer un virement immédiat, en temps réel. Dans toute la France et dans l'Europe. De quoi remplacer le chèque ou le cash, voire parfois la carte bancaire. C'est la révolution du paiement instantané (Instant Payment), initiée par la Banque centrale européenne (BCE), dans le prolongement de l'Espace unique de paiement en euros (SEPA).

« Le paiement instantané est tout simplement un virement bancaire en temps réel, en moins de 10 secondes. Cette nouvelle méthode de paiement est potentiellement extrêmement structurante pour les consommateurs, les commerçants, les entreprises, les administrations » a fait valoir Pierre-Antoine Vacheron, le responsable des paiements chez Natixis, mardi, lors d'une présentation à la presse.

Le groupe BPCE (Banques Populaires Caisses d'Epargne), maison-mère de Natixis, affirme être « le premier groupe bancaire en France à proposer l'Instant Payment à ses clients. » Concrètement, ce mode de paiement immédiat et irrévocable est dans un premier temps proposé uniquement par sa filiale Natixis Assurances pour « un service inédit et exclusif d'indemnisation instantanée des sinistres des assurés », le jour-même, dès validation, contre un délai de 3 jours en moyenne.

Il sera ensuite proposé aux 15 millions de clients des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires à partir de septembre, uniquement entre clients du groupe BPCE, et progressivement avec les autres banques françaises. Courant juillet, seul Crédit Mutuel Arkéa sera lui aussi connecté au système de paiement interbancaire dédié à l'Instant Payment. La plupart des autres banques, comme BNP Paribas et Crédit Agricole, seront prêtes en novembre. C'est là que devrait commencer à décoller le service.

Comment ça marche ?

C'est un virement en euros que l'on initie depuis le site de sa banque ou son application mobile bancaire en choisissant le mode instantané. Il suffit de rentrer l'Iban (International Bank Account Number, successeur du RIB) du bénéficiaire ou, moins fastidieux, son numéro de téléphone mobile (converti en Iban par la banque), voire de scanner un QR code pour envoyer l'argent. Le compte est crédité en moins de 10 secondes et la confirmation du paiement est envoyée par SMS sous 20 secondes. Le virement est irrévocable. Le service est utilisable 24h/24, 365 jours par an. Un plafond de 15.000 euros a été décidé au niveau européen (les Pays-Bas l'ont supprimé).

Le paiement instantané peut se faire entre particuliers ("peer-to-peer" ou "consumer to consumer"), entre entreprises (BtoB), pour payer un artisan ou un commerçant, voire une administration, un service public. Des contrôles en temps réel sont effectués pour détecter une éventuelle fraude (authentification par biométrie ou code spécifique).

paiement instantané schéma

[Schéma d'une transaction instantanée : en vert flux monétaire, en gris flux d'information. Crédit : BPCE Natixis]

Les banques françaises vont utiliser comme infrastructure centrale la plateforme de compensation des paiements de détail de l'Hexagone, celle de la société Stet (contrôlée par les six principales banques françaises), mise à jour pour le temps réel, selon les standards définis par le Conseil européen des paiements (EPC). Cette association de banques européennes et fournisseurs de services de paiement était prête dès novembre 2017 pour le temps réel, avec son infrastructure SEPA Instant Credit Transfer (SCT Inst), opérationnelle. Des banques de huit pays (Allemagne, Autriche, Espagne, Italie, Pays-Bas, Lituanie, Lettonie, aucune de France) étaient connectées le jour J. Le cap du million de transactions sur cette plateforme a été franchi mi-avril, en six mois.

Le service fonctionnera en novembre prochain au sein des 34 pays de la zone SEPA (Union européenne + Suisse, Monaco, Liechtenstein, Norvège, Islande, Saint-Marin), grâce à l'infrastructure de règlement en temps réel de la BCE (appelée Target2), déjà utilisée par les banques centrales et commerciales pour les paiements de montants élevés, et étendue à tous les montants.

Les banques ne sont pas obligées de fournir ce service mais elles y sont fortement encouragées par la BCE, libre à elles de le facturer ou non. La BCE a constitué une sorte de Bottin européen, un référentiel alimenté par les banques locales pour relier numéro de téléphone et compte bancaire.

Est-ce nouveau ?

Pas totalement. Le virement SEPA fonctionne bien mais il prend généralement un jour ouvrable. Le paiement instantané a déjà été lancé dans certains pays, notamment au Royaume-Uni depuis 2008, au Danemark, en Pologne ou en Suède en 2012, avec l'application interbancaire Swish, utilisée par plus de 60% des habitants. Mais ces services sont nationaux : un touriste étranger en visite à Stockholm ne peut utiliser Swish (à moins d'avoir un compte dans une banque suédoise).

Quant au paiement mobile entre amis, il existe déjà, avec des applications comme Lydia (un million d'utilisateurs en France), Pumpkin, mais aussi Paypal.

« C'est une réponse aux services tels que Lydia » a reconnu Pierre-Antoine Vacheron. « Mais il y a beaucoup d'autres usages : dépanner son enfant en voyage, acheter un canapé d'occasion, payer son plombier, etc. »

BNP Paribas a lancé en avril le virement entre particuliers par SMS, en s'appuyant sur la solution Paylib, créée par les plus grandes banques françaises. Une fonctionnalité gratuite, comme chez Lydia et Paypal. BPCE envisage de faire payer ce service. « En Espagne, cela coûte 1 euro » argue-t-on chez Natixis. Un choix qui risque de freiner le décollage du service.

La nouveauté tient surtout dans la possibilité de le faire dans tous cas de figure, notamment entre entreprises, et dans toute l'Europe (toute la zone SEPA), ce qui donnera une vraie réalité au marché unique des paiements. Un virement urgent en zone SEPA peut être facturé aujourd'hui chez certaines banques françaises entre une quinzaine et une trentaine d'euros !

carte pays sepa

[La carte des pays de la zone SEPA. Crédit : BCE]

Quel avantage ?

Pour le consommateur, la rapidité et la simplicité. Par exemple, pas besoin d'un chèque de banque pour acheter un véhicule d'occasion. Pas de délai ou de date de valeur pour payer son loyer ou envoyer en urgence de l'argent à un proche. Pas besoin de monnaie pour payer au centime près un plombier, pas de problème de plafond de la carte dépassé pour un achat d'un montant important.

En revanche, la somme est immédiatement débitée du compte : à la différence du paiement par carte, on ne peut par définition bénéficier des facilités telles que l'option de débit différé ni des garanties et assurances incluses dans les cartes haut de gamme.

Le commerçant (ou l'artisan) a la garantie d'être payé (pas de chèque en bois, de compte à découvert) et il dispose immédiatement des fonds. Il a moins de chèques et d'espèces à déposer à son agence. Il faut qu'il mette à jour son système informatique mais il devrait payer moins cher que dans le cas d'un paiement par carte (où les commissions interbancaires avoisinent les 0,30%).

« On supprime le "middleman", l'intermédiaire : on n'a plus le "scheme" [système de paiement] de Visa, Mastercard ou CB. Ce sera un moyen de paiement moins cher pour le commerçant » a souligné Pierre-Antoine Vacheron.

Le paiement instantané peut aussi permettre de rembourser immédiatement un client et d'associer une transaction au programme de fidélité. Air France sera « le premier marchand » français à le proposer sur son site web début 2019, dans un premier temps aux seuls clients de BPCE « pour bien caler les processus » a explique Marc Verspyck, le directeur général adjoint d'Air France, en charge des finances. La compagnie sœur KLM propose déjà ce mode de paiement aux Pays-Bas.

Pour les entreprises plus généralement, le paiement instantané permet de payer à la livraison, d'optimiser la trésorerie et mieux gérer le recouvrement des impayés, sachant qu'un quart des défaillances d'entreprises sont dues à des retards de paiement. Actuellement, 20% des chèques en circulation en France servent à des paiements entre entreprises, ce qui est source de délai de paiement et de traitement administratif, mais aussi de fraude. Le paiement instantané peut aussi servir à virer les salaires le 1er du mois sans problème de jour férié ou non ouvré.

Pour les banques, le paiement instantané est perçu comme un substitut potentiel du chèque ou des espèces, qui leur coûtent cher. Il peut être une source de nouveaux revenus. Natixis envisage par exemple de proposer le règlement immédiat à la cession de factures par sa filiale d'affacturage.

« Cela va donner de la valeur à ce qu'est une banque pour nos clients » a estimé Laurent Roubin, le directeur général en charge du pôle Banque de proximité et Assurance chez BPCE.

Quel potentiel ?

Dans un livre blanc co-rédigé avec le cabinet de conseil BCG, le groupe BPCE estime que le paiement instantané pourrait représenter entre 6% et 13% des transactions scripturales (hors espèces) en France d'ici à 2022, soit entre 2 et 5 milliards d'opérations par an. Le groupe bancaire et sa filiale Natixis affirment avoir « l'ambition de traiter, à l'horizon 2022, 1,3 milliard de transactions instantanées chaque année»

Actuellement, l'Instant Payment représente de l'ordre de 7% des paiements scripturaux au Royaume-Uni, en Suède et au Danemark. Dans sa consultation publique, la Banque centrale européenne a indiqué que les acteurs du marché interrogés s'attendent à un taux d'adoption de 13% en 2020 et de 23% en 2023 pour l'ensemble de l'Europe.

paiement instantané projections

[Estimation du taux d'adoption du paiement instantané en France et en Europe. Crédit: BPCE Natixis]

Certains prédisent à terme la mort de la carte bancaire. Le moyen de paiement préféré des Français conserve d'importants avantages pour le consommateur (garanties et assurances, débit différé, pas de panne de batterie). Visa et Mastercard ont d'ores et déjà dématérialisé la carte plastique (pour le paiement mobile sans contact type Apple Pay ou Samsung Pay) et ils travaillent à leur propre solution de paiement instantané pour prendre part à cette révolution de l'immédiateté.

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Commentaires
a écrit le 14/07/2018 à 11:01 :
les humain sont toujours à la recherche du moyen de se compliquer la vie...

Pour les paiements directs, il y a un moyen encore plus immédiat, trés sûr et qui n'a aucun surcoût : LES ESPECES !

Et avec l'Euro ça marche même chez nos voisins.
a écrit le 13/07/2018 à 2:50 :
On nous prépare la dématérialisation de l'argent. Le cash n'existera plus. Désormais ce sera votre banque qui aura doit de vie et de mort sur nous.
Le jour on sera en dépassement de découvert, on n'aura même pas le droit d'acheter une baguette, il faudra demander à la porte de la boulangerie, qu'un passant veuille bien nous acheter une baguette
Réponse de le 13/07/2018 à 9:00 :
Je ne comprend pas votre problème : actuellement, si vous n'avez plus d'argent, comment faites vous pour acheter votre baguette ? Vos pièces me direz vous ? Mais pourquoi vos pièces ne viennent elles pas financer votre découvert alors ? Vous vous créez finalement de la richesse virtuelle, rien de bien différent de la dématérialisation finalement ....
a écrit le 12/07/2018 à 21:19 :
Nous v'la bien!!! que vont devenir les employés???
a écrit le 07/07/2018 à 15:13 :
Un coffre fort privé et de l'or pour conserver ses capitaux.

Car un téléphone en guise de compte bancaire pour conserver sa fortune je suis mdr d'avance. Et en plus soumise a autorisation de la banque et de l' état pour effectuer la transaction, ne venez pas pleurer quand vous aurez la carotte.
a écrit le 07/07/2018 à 8:20 :
En gros c'est Paypal avec 20 ans de retard !
a écrit le 06/07/2018 à 13:22 :
Comme dit dans l'article, ce systeme existe au Danemark depuis plusieurs annees. Il simplifie la vie au quotidien pour remboursement entre amis, paiements marche aux puces, collecte pour cadeaux communs etc etc
Gratuit pour l'utilisateur.
Jamais entendu parle d'aucuns problemes
Vu les commentaires, on voit une nouvelle fois en France que l'innovation et le changement font peur. Allez, faut s'ouvrir un peu chez les frouzes :-)
a écrit le 05/07/2018 à 17:29 :
où le capitalisme rejoint le communisme. à terme, on ne disposera plus d'argent. l'Etat, ou plutôt la Banque disposera de nos salaires et décidera de mettre à notre disposition tel ou tel bien de consommation selon nos moyens et nos goûts. plus de chèque, de carte de crédit, de liquide. juste un portable. pour changer de la révolution d'Octobre, voici celle de l' " immédiateté "
a écrit le 05/07/2018 à 12:58 :
Curieux, mais ce système ne m'inspire aucune confiance ...
a écrit le 05/07/2018 à 12:54 :
Complètement délirant ! Ça veut dire qu'on a sur soi l'équivalent de presque l'intégralité de son compte qu'on peut transférer d'un coup. C'est extrêmement dangereux. Plein de gens vont se faire braquer et être obligés de transférer 15.000 euros sur le compte des voleurs.

Autant, avec le liquide, on n'avait sur soi que maximum 200 ou 300 euros (pour les gens lambdas), ce qui limitait les pertes en cas de vol. Là, on se baladera avec l'équivalent de 15.000 euros sur soi.

Sans compter bien sûr le risque de se faire pirater son téléphone à distance.
a écrit le 05/07/2018 à 9:24 :
Le système tel que décrit n'est pas " irrévocable "puisqu'une comprensation dans un délai limité est possible.
a écrit le 04/07/2018 à 18:10 :
Les virements ne sont pas sans risque.J'ouvre un compte,je dépose un chèque en bois dessus et j'effectue un virement dans la semaine et le tour est joué
Réponse de le 07/07/2018 à 8:18 :
Perso ma banque n'autorise pas de virer une somme qui vient d'être encaissé par chèque avant 10/15 jours...
a écrit le 04/07/2018 à 15:48 :
Bref .... j'en veux pas de ce truc . Question de sécurité!!!!!!!
a écrit le 04/07/2018 à 15:35 :
Les pirates informatiques doivent frotter les mains.... en plus la majeure partie des téléphones sont sous androïd !
a écrit le 04/07/2018 à 11:44 :
c’est l’économie «  sur la seconde »
car la bourse avec la technologie moderne a créé un «  phénomène d’accélération du temps , une frénésie économique , toujours plus plus et plus vite »

plus tu mises , plus tu récoltes...
bravo les banques...

En quoi ça nous concerne ?
A quoi sert les banques ?

Pourquoi , nous citoyens devons nous dépendre de «  ces machines » à faire des sous , qui enrichissent uniquement et seulement les banques ?
Réponse de le 04/07/2018 à 17:51 :
Centraliser permet de réguler. Sans contrôles, sans régulation, c'est la jungle. Je vous rappelle la crise de 2008.
Pas de panique, les innovations vont avec les usages. Si ce n'est pas pour vous, ce sera pour vos enfants.
L'Instant payment va certainement intéresser la sphère commerciale pour la gestion de cash. Par ailleurs, ce sera plus facile pour un paiement à un ami de lancer un virement et que celui-ci constate simultanément le crédit sur son compte.
L'Instant Payment n'est pas une nouveauté, il existe dans d'autres pays depuis plus de 15 ans, sous d'autres formats et procédures. La nouveauté avec le format 'SCT INST' de l'EPC, c'est qu'il uniformise le marché européen en matière de paiement instantané. Un virement sera possible d'un bout à l'autre de l'Europe en moins de 10 secondes.
Mais tout cela viendra petit à petit. Et puis il n'est pas obligatoire, ce sera si vous le souhaitez ou non.
Cdt.
a écrit le 04/07/2018 à 7:01 :
Revolut et N26 proposent ces fonctionnalites depuis un certain temps deja.
Les banques traditionnelles sont amusantes, elles decouvrent les nouvelles techno 10 ans apres les autres...
Quant au paiement sans carte, la Chine le fait deja, tous le monde paye avec son telephone via WeChat par exemple
Réponse de le 04/07/2018 à 7:45 :
+1.
Je suis chez N26. Rien de nouveau de ce côté là. Après que cela se généralise à l'ensemble des grandes banques reste tout de même une avancée majeur pour populariser cette techno.

Personnellement je n'ai jamais de liquide sur moi. Je dois retirer maximum 1-2 fois du liquide dans l'année, souvent par obligation d'ailleurs (pour rembourser quelqu'un par exemple). Donc plus les alternatives de démat' seront généralisées, mieux ce sera !
Réponse de le 04/07/2018 à 10:27 :
Ne pas confondre paiement instantané et virement de compte à compte (c'est à dire au sein d'une même banque).
Revolut et N26 font du virement de compte à compte, comme certaines autres banques classiques (en synthèse l'argent est transféré d'un compte A à un compte B).
Le paiement instantané c'est un virement entre 2 banques en moins de 10s.
Le bénéficiaire reçoit les fonds immédiatement.
C'est une vraie révolution, il n'existe aucun autre moyen de paiement permettant ce résultat.
Réponse de le 04/07/2018 à 10:28 :
Ne pas confondre paiement instantané et virement de compte à compte (c'est à dire au sein d'une même banque).
Revolut et N26 font du virement de compte à compte, comme certaines autres banques classiques (en synthèse l'argent est transféré d'un compte A à un compte B).
Le paiement instantané c'est un virement entre 2 banques en moins de 10s.
Le bénéficiaire reçoit les fonds immédiatement.
C'est une vraie révolution, il n'existe aucun autre moyen de paiement permettant ce résultat.
a écrit le 04/07/2018 à 5:54 :
Je ne veux pas ça !
Je vais acheter des´´ Napoleon’´ Et quand le chèque et les espèces auront disparu je les ferais briller sous le nez des commerçants ....mais zut j’y pense, les commerçants aussi auront disparu!
a écrit le 04/07/2018 à 1:07 :
Devant le mur de notre modèle économique et l'épuisement prochain de certaines ressources vitales (phosphates, pétroles, métaux rares, surfaces agricoles ...), il est nécessaire d'accélérer la dépendance des citoyens aux banques et états. Les révoltes seront ainsi matées dans l'oeuf lors de l'apparaition des dictatures qui remplaceront les ruines des démocraties occidentales.
Réponse de le 06/07/2018 à 0:53 :
+1
a écrit le 03/07/2018 à 23:58 :
C'est étrange, au départ, il semble que ce soit un mode de paiement par téléphone et, finalement; il semble que ce soit plutôt un virement immédiat et irrévocable.
En clair, les virements seront plus rapides pour rendre aux banques leur rôle et au passage couper l'herbe sous le pied des Paypal et autres modes de paiement sécurisés sur le net et des CB et autres paiements chez les commerçants. C'est de bonne guerre, on demande aux banques d'être de moins en moins chères en frais, supprimer les intermédiaires est toujours une solution qui vient à l'esprit pour réduire ses coûts.
a écrit le 03/07/2018 à 23:47 :
L état va t il utiliser ce mode de paiement pour rembourser les trop perçus ? Les indemnisations ?etc....les assurances ,le règlement des dégâts de tout type?quels recours en cas de piratage? Quelle assurance en cas d escroquerie après paiement,ou après vol de portable?
a écrit le 03/07/2018 à 20:57 :
les citoyens sont dématérialisés ( chose) ,
Le «  sujet n’existe plus »

l’argent est virtuel ( illusion)
l’état est contrôlant de tout le système

perso:
je n’ai pas confiance , je n’utilise ni le «  nuage informatique » ni les payements en ligne , car il est possible «  de voler » les identités partout, la sécurité est illusoire car actuellement «  tout est controlé de A à Z »

tout est en forme de dématérialisation actuellement ( voté par les communes et départements)

c’est une «  horreur » les jeunes s’adaptent, les seniors sont désespérés et il y a les «  sceptiques » : j’en fais partie.

En réalité : il faudrait aller plus doucement et préparer mentalement les gens à ces changements ...c’est trop violent.
a écrit le 03/07/2018 à 19:59 :
Prochaine étape : disparition de la carte bancaire et implantation d'une puce électronique dans la paume de la main. Seuls des lecteurs spéciaux pourront la lire. Avantages : plus de vols ou de perte de la carte bancaire qui sera à disposition 24H/24H. Inconvénients :
perte des libertés individuelles, flicage des citoyens en temps réel, possibilité de "débrancher" économiquement les citoyens rebelles ( à rapprocher avec le fameux politiquement correct ou incorrect ). En Apocalypse 13 :
…17 - et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom....".
a écrit le 03/07/2018 à 19:24 :
"La révolution du paiement instantané débarque en France".
A payer instantanément le commerçant avec billets et pièces, est-on aussi révolutionnaire ?
Réponse de le 04/07/2018 à 1:03 :
Nan, parce que du point de vue des banquiers, tant que les espèces ne sont pas versées sur un compte en banque, ça ne compte pas. D'ailleurs, on fait le maximum pour supprimer les espèces et contrôler les flux d'argent.

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