Le départ de Jean-Pierre Denis laisse en suspens le projet d'indépendance du Crédit Mutuel Arkéa
Pascale Paoli-Lebailly et Eric Benhamou
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Jean-Pierre Denis
Crédit Mutuel Arkéa
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Jean-Pierre Denis
Crédit Mutuel Arkéa
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"C'est sur le sentiment du chemin parcouru que j'achève mon mandat. Mon départ ne remettra pas en cause un groupe en parfait état de marche dont la marque, Arkéa, a su affirmer son identité et son attractivité. Mon successeur, dont le choix relève des administrateurs du Crédit Mutuel Arkéa, me trouvera à son entière disposition".
Après le choc, Jean-Pierre Denis privilégie l'apaisement. Mardi matin, lors d'une conférence de presse en ligne, en présence d'Hélène Bernicot, directrice générale du Crédit Mutuel Arkéa et d'Anne le Goff, directrice générale déléguée, le charismatique patron breton (depuis 2008) du Crédit Mutuel Arkéa a indiqué qu'il resterait un soutien et qu'il participerait à la réflexion sur sa succession.
Révélé par Le Télégramme jeudi dernier, son départ a d'abord pris le groupe bancaire de court, avant d'être confirmé lundi dans la soirée par un communiqué. Le dirigeant ne sollicitera pas, lors de la prochaine assemblée générale du 11 mai, le renouvellement de son mandat d'administrateur et cessera de présider les fédérations de Bretagne (CMB) et du Sud-Ouest (CMSO) ainsi qu'une quarantaine de filiales.
Les conseils d'administration du Crédit Mutuel Arkéa, de CMB et du CMSO, convoqués en urgence lundi, ont pris acte de cette décision. « Personne n'était au courant, ni à la direction, ni au conseil », confirme une source interne. Jean-Pierre Denis a évoqué une décision prise depuis un an mais reportée en raison de la crise sanitaire, pour ne pas « déstabiliser l'entreprise ».
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Son successeur n'est pas encore connu. Préparé depuis plusieurs mois par Jean-Pierre Denis, le passage de témoin ne se déroule visiblement pas tout à fait comme prévu. « La fuite dans Le Télégramme a surpris le conseil d'administration et les élus et fait capoter son plan de sortie. Il avait prévu l'arrivée d'un successeur de l'extérieur, un parachutage, et il fallait préparer le terrain, surtout dans un univers mutualiste. Du coup, il commence à y avoir des candidatures internes », décrypte une autre source interne.
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Pascale Paoli-Lebailly et Eric Benhamou