Maif Avenir investit dans la Fintech Active Asset Allocation, qui lève 4 millions d’euros
Juliette Raynal

Photo d'illustration
AAA
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Maif Avenir, le fonds de corporate venture de l'assureur mutualiste niortais, l'avait prévenu : sa priorité n'est plus les startups de l'économie collaborative, mais les jeunes pousses de la finance. Le fonds met désormais en musique sa nouvelle stratégie. Il vient de mener le premier tour de table de la Fintech niçoise Active Asset Allocation, ou AAA, qui a levé 4 millions d'euros, aux côtés de Région Sud Investissement, géré par Turenne Capital, et d'Allianz France via son fonds InnovAllianz.
Le montant investi par Maif Avenir demeure confidentiel, mais l'assureur précise qu'il s'agit d'une prise de participation minoritaire. Née en 2010, AAA s'est spécialisée dans le développement de modèles dynamiques d'allocation d'actifs basés sur la gestion des risques.
Actuaire de formation, Adina Grigoriu a d'abord occupé des postes de tradeuse et d'asset manager, avant de rejoindre l'Edhec Risk Institute, un centre de recherche spécialisé dans la gestion d'actifs, puis de se lancer dans l'entrepreneuriat.
AAA s'est d'abord développée dans une logique B2B et compte une vingtaine de clients, qui représentent une trentaine de portefeuilles. Parmi eux : La Fondation MAIF, MAIF, Allianz France, Spirica (groupe Crédit Agricole), OFI AM, Mandarine Gestion, AG2R la Mondiale, Generali, UAF Life Patrimoine ou encore MesPlacements.fr et la fintech Advize. Elle revendique aujourd'hui plus de 2 milliards d'euros d'encours conseillés.
L'assureur niortais a ainsi mis au point une preuve de concept avec la startup AAA pour mettre sa technologie au service de ses sociétaires. "L'idée est de permettre aux sociétaires qui ont des projets d'épargne de mettre en adéquation l'allocation des actifs avec leur projet et leur profil de risque", expose Milène Gréhan. En parallèle, l'assureur mutualiste utilise déjà la technologie de la jeune pousse niçoise pour la fondation Maif et un fonds multi-classes d'actifs.
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Allianz France entend, lui aussi, utiliser la technologie de la Fintech pour proposer une nouvelle expérience à ses clients. "Les outils développés par AAA nous permettront de proposer à nos clients en assurance-vie une expérience plus fluide et intuitive", détaille dans un communiqué de presse, Julien Martinez, directeur de la stratégie, des projets innovants et des fusions & acquisitions d'Allianz France.
Grâce aux fonds levés, Active Asset Allocation, qui emploie quinze collaborateurs, entend poursuivre ses développements en matière d'intelligence artificielle, d'ingénierie financière et sur les services digitaux en général. Cet argent frais lui servira également à renforcer ses équipes commerciales et marketing.
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La Fintech entend doubler le volume d'encours conseillés d'ici la fin de l'année 2020. D'ores et déjà active aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, elle prévoit de s'attaquer rapidement au marché luxembourgeois et a enregistré une croissance annuelle de 30% de son chiffre d'affaires.
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