Paiement cashless : la startup PayinTech lève 4,5 millions d'euros

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Le parc de loisirs Pokeyland, en Moselle, a adopté le système du bracelet de paiement électronique à créditer au préalable, de plus en plus utilisé dans les festivals.
Le parc de loisirs Pokeyland, en Moselle, a adopté le système du bracelet de paiement électronique à créditer au préalable, de plus en plus utilisé dans les festivals. (Crédits : DR)
La startup parisienne, spécialisée dans le paiement par bracelet ou carte crédités pour les acteurs du loisirs et de l'hôtellerie, annonce la finalisation de sa deuxième levée de fonds : la Caisse des Dépôts apporte 2,5 millions d'euros. D'anciens actionnaires de Compte Nickel sont aussi au tour de table.

C'est un peu le "collier bar" à boules du Club Med revisité à l'ère du numérique : des bracelets intégrant une puce et servant de moyen de paiement. La vague du "cashless" a commencé par les festivals puis a déferlé sur le tourisme, de l'hôtellerie aux parcs de loisirs. L'un des pionniers de cette solution de paiement pratique est la startup parisienne PayinTech qui annonce ce lundi sa deuxième levée de fonds, de 4,5 millions d'euros. Ce tour de table s'est opéré en deux temps : la Caisse des Dépôts avait annoncé en mars 2017 un investissement de 2 millions d'euros dans PayinTech.

L'institution publique a finalement investi 2,5 millions d'euros, la levée étant complétée par la société de capital-risque Fa Dièse et le Paris Region Venture Fund (du conseil régional d'Ile-de-France), qui étaient déjà du premier tour de table de 1,1 million en 2015. La société Inocap Gestion et Alpes Capital Innovation (Banque Populaire) ainsi que trois entrepreneurs français anciens actionnaires de Compte Nickel, racheté l'an dernier par BNP Paribas, font aussi partie du tour de table.

Du Hellfest à Center Parcs

Les fondateurs de PayinTech, Bertrand Sylvestre-Boncheval et Jean-Rémi Kouchakji, ont conçu le concept sur le campus de HEC en 2010, celui d'un système de paiement par bracelets munis d'une puce sans contact dans le cadre d'événements pour éviter les contraintes de l'argent liquide et du rendu de monnaie. Fondée en 2013, PayinTech déploie ensuite sa solution auprès de festivals comme le célèbre HellFfest, de stations de ski, comme Les 2val d'isère Alpes et Val-d'Isère, où le paiement dématérialisé est intégré dans le forfait de ski, mais aussi des parcs de loisirs et des campings.

"Depuis la réalisation de l'opération mi-2017, nous avons doublé la taille de la société afin de répondre à la forte demande du marché. Ainsi des opérateurs majeurs du tourisme tels que Pierre & Vacances, Center Parcs, le Comité Régional du Tourisme d'Ile-de-France ou les stations de ski de la Compagnie des Alpes sont désormais nos clients", expliquent les dirigeants fondateurs.

Une solution pratique mais trop indolore ?

L'entreprise, qui emploie une quarantaine de personnes, indique que sa solution est utilisée par plus de 200 structures publiques et privées clientes et 4,1 millions d'utilisateurs finaux, pour des flux annuels de 20 millions d'euros. Elle s'est aussi développée à l'international, en Europe mais aussi aux Philippines, au Maroc, au Mali, au Burkina Faso, au Mozambique et au Congo.

Les solutions "cashless", sans argent liquide et sans carte bancaire, sont en forte croissance dans le domaine du tourisme et des activités de plein air où la concurrence du paiement par mobile ou carte bancaire se fait moins sentir. D'autres acteurs se positionnent sur ce créneau prometteur, à l'image de l'application Lyf Pay, une coentreprise de BNP Paribas, Crédit Mutuel, Auchan (et sa filiale Oney), Carrefour, Mastercard et Total, utilisée comme solution cashless à Rock en Seine et aux Francofolies, entre autres.

Certains utilisateurs se plaignent parfois du côté trop indolore de ce mode de paiement, qui aurait tendance à pousser à la consommation, et des difficultés de remboursement du solde en fin d'activité.

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Commentaires
a écrit le 12/02/2018 à 20:45 :
Après le bracelet pour avoir le droit de vous servir de votre argent j'annone la future innovation: LE BRACELET POUR SORTIR DE CHEZ VOUS.

HAPPY HAPPY HAPPY
a écrit le 12/02/2018 à 13:49 :
"où la concurrence du paiement par mobile ou carte bancaire se fait moins sentir."

Voilà et donc c'est un cas exceptionnel puisque en effet pour les festivals et le monde que cela draine obligé de rester enfermer au même endroit plusieurs heures ou jours, il est évident que c'est pratique mais nous sommes dans les conditions du festival

Tous les outils ont leur utilité mais aucun n'est fait pour être appliqué partout et à tout le monde, si ce ne sont pas des outils valorisés par le temps bien évidemment...

Du coup votre titre qui veut encore et toujours pour des raisons spectaculaires à clics ou de fabrique à opinion, parler du "sans cash", à savoir le nouvel ordre néolibéral mondial à venir, fait de l'ombre à cette initiative particulièrement intelligente et adaptée à ses clients qui ont une activité particulière dont il conviendrait d'expliquer les différents fonctionnements.

Dommage pour eux...

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