Philippe Heim, de la Société Générale à la tête de La Banque Postale

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(Crédits : La Banque Postale)
Philippe Heim était parti début août du groupe Société Générale à l'issue d'un vaste remaniement de gouvernance voulu par son dirigeant Frédéric Oudéa, après un premier semestre compliqué pour le groupe bancaire.

Le groupe public de banque et d'assurance La Banque Postale a annoncé mardi la nomination de Philippe Heim, parti cet été de la Société Générale, au poste de président du directoire en remplacement de l'ancien patron Rémy Weber.

Philippe Heim, qui entrera officiellement en fonctions jeudi, "prend la présidence de La Banque Postale à un moment clé de son histoire, cinq mois après la naissance du grand pôle financier public formé par le rapprochement de la Caisse des dépôts et de La Poste, de La Banque Postale et de CNP Assurances", a souligné Philippe Wahl, patron de La Poste, cité dans un communiqué.

M. Heim, parti cet été du groupe Société Générale au sein duquel il occupait le poste de directeur général délégué, succède à l'ancien patron de La Banque Postale Rémy Weber, qui a lui aussi quitté ses fonctions − et de manière inattendue − au cours de l'été.

M. Weber était pourtant l'un des artisans du projet "Mandarine", vieux serpent de mer devenu réalité en début d'année consistant à réunir sous une même bannière La Banque Postale et la compagnie CNP Assurances pour donner naissance à un grand pôle public de banque et d'assurance.

Fin juillet, quelques semaines donc après la naissance de cette nouvelle entité, le dirigeant avait toutefois dû quitter ses fonctions pour cause de divergences stratégiques concernant la gouvernance de CNP  Assurances, dont il espérait obtenir la présidence du conseil d'administration.

De son coté, Philippe Heim est parti début août du groupe Société Générale à l'issue d'un vaste remaniement de gouvernance voulu par son dirigeant Frédéric Oudéa, après un premier semestre très tumultueux pour le groupe dans le contexte de crise sanitaire et économique du Covid-19.

Âgé de 52 ans, M. Heim est diplômé de l'École Supérieure de Commerce de Paris (ESCP Europe), de l'Institut d'études politiques de Paris ainsi que de l'ENA.

Il a débuté sa carrière en 1997 au Ministère de l'Économie et des Finances où il a occupé divers postes. À partir de 2004, il a notamment conseillé Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie avant de devenir en 2006 directeur de cabinet de Jean-François Copé, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

Très féru de jazz, il a créé l'association «Jazz Link» qui organise des concerts avec des acteurs de la finance. Il avait rejoint la Société Générale en 2007. Depuis mai 2018, il était directeur général délégué du groupe, chargé des activités de la banque de détail à l'international, services financiers et assurance.

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Commentaires
a écrit le 04/09/2020 à 18:49 :
Mettre des hauts fonctionnaires à la tête des banques et on s'étonne que ces mêmes banques françaises soient si peu performantes... la bonne blague !
a écrit le 02/09/2020 à 10:14 :
Est cce que nous serions étonnés si la SG se rapprochait de la banque postale dans le cadre des rapprochement et fusions que souhaitent la BCE depuis le début de la crise du COVID ? A moins que la SG souhaite se rapprocher de l'italien Unicredit où Mr Mustier (ancien de la SG) en est le PDG.
L'avenir dira ce que deviendront les banques européennes.....trop petites pour résister aux géans bancaires américains, chinois et aux nouvelles fintech (en incluant les GAFAM) qui se rapprochent de plus en plus du marché européen.
a écrit le 02/09/2020 à 9:48 :
En tout cas en terme de service, comme dans la marche forcée sur la digitalisation, disons que c'est pire que tout!

La pseudo facilité du net est surtout le moyen du cost killing qui en terme de résultante, fait changer le nombre d'opération sur les dab, vous n'avez plus de visibilité, des relevés avec un mois de décalage, donc vous ne pouvez gérer, que sur le net.

Des rdv avec des conseillers qui ne vous contacte pas, la totale quoi!

Alors du coup comme l'économie réelle est autre chose que les nominations d'opportunités, il semble évident que dans le temps, laisser son argent dans une banque qui depuis le confinement répond aux abonnés absents, la compression du personnel permet de faire constater aux clients, qu'ils vont sans doute y ajouter le seul avantage qu'avait la banque postale, les coûts!!

Quoi que cela fait six mois qu'il m'est impossible de savoir ce qu'il y a sur mon compte, du coup cela donne une idée entre la symbolique de nomination et ce qui se passe réellement !

Et comme cela faisait une décade qu'il ne me calculait pas hormis pour vouloir me fourguer la carte jaune, au moindre problème appel au numéro qui coût 8 a 10 euros par appels pour rétablir l'existant, nous ne sommes plus dans un monde bancaire, mais dans un système dont l'objectif est de vous perdre permettant de surfacturer des presta qui n'existe plus ! (comme tout les gros groupes actuellement).

Une démocratie qui permet cela permet tout, et donne un signe des temps économiques a venir !

A ceux qui le constaterons a terme, et ceux qui sont coincés, comprenez que le jour ou il y aura un problème avec le net, imaginez donc le reste !
a écrit le 02/09/2020 à 8:07 :
Encore un énarque! Il est vrai qu'il s'agit d'un groupe "public". Mais est-il nécessaire à l'activité économique d'avoir des groupes "publics" qui n'ont pas prouvé leur supériorité par rapport aux groupes privés. Evidemment, s'il s'agit de procurer des fauteuils confortables à des serviteurs méritants de l'Etat.....

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