Trois Françaises dans le Top 100 des Fintech : Lendix, Leetchi et Fluo

 |   |  464  mots
Le prêt aux entreprises et le paiement demeurent les tendances dominantes.
Le prêt aux entreprises et le paiement demeurent les tendances dominantes. (Crédits : KPMG)
Le classement de KPMG place le géant chinois Ant Financial, filiale d'Alibaba, en haut du podium, devant une startup de micropaiement pékinoise, Qudian. La plateforme de prêts au PME Lendix se hisse même dans les 50 premières, à la 32e place.

Le paysage mondial de la Fintech, ces entreprises qui réinventent les services financiers grâce à la technologie, se diversifie un peu. Les Chinois dominent plus que jamais, devant les Américains, mais des startups émergent de nombreux autres pays, en Europe, mais pas seulement. Tels sont les enseignements de la troisième édition du classement des leaders mondiaux de la Fintech établi par le cabinet KPMG, en partenariat avec la société d'investissement australienne H2 Ventures.

Trois startups françaises se placent dans ce Top 100 rendu public ce mardi matin. La plateforme de financement participatif des PME Lendix se hisse dans la première catégorie des "50 Fintech les plus établies et reconnues à travers le monde pour leur expertise", à la 32e place. Deux autres apparaissent aux côtés des 50 "étoiles émergentes": la cagnotte en ligne Leetchi, rachetée par Crédit Mutuel Arkéa, et l'application Fluo de comparaison d'assurances de carte bancaire.

Fintech Lendix

Slimpay, seule française du classement de l'an passé, a disparu de celui-ci.

Quatre chinoises dans le Top 5 !

Les critères sont le montant et la proportion des fonds levés, la diversité géographique et sectorielle, l'attrait du marché et du consommateur, ainsi qu'un facteur subjectif sur la capacité d'innovation des produits et services pour les "étoiles émergentes".

Dans le top 50, on trouve 17 nationalités. Mais il y a 4 Chinoises dans le Top 5 : le géant Ant Financial (ex-Alipay), filiale d'Alibaba, suivie de Qudan, une statup pékinoise de micropaiement, beaucoup moins connue, ou encore Lufax et ZhongAn,qui profitent de leur énorme marché national et mènent des méga-tours de table (plus d'un milliard de dollars).

Trois Américaines (Oscar, Avant et SoFi) se placent dans le Top 10 (Square n'est que 13e comme l'an dernier), aux côtés d'une Britannique (Atom bank) et d'une Allemande (Kreditech), déjà présentes l'an dernier. On trouve également de nombreuses entreprises néerlandaises et israéliennes, ainsi que des startups du Brésil (Nubank est 16e), d'Inde (LendingKart, 23e), du Mexique (Kueski, 38e), du Chili (Compara online), des Philippines (Lenddo) ou d'Afrique du Sud (Weakth Migrate ou Zoona).

fintech 50

Le responsable des activités services financiers chez KPMG, Fabrice Odent, observe:

« Ce que l'on remarque particulièrement dans le classement 2016, c'est l'importance grandissante que prennent les Fintech disruptives. Elles constituent plus de 90 % du Top 50. L'accélération du rythme de leur montée en puissance laisse présager des conséquences de plus en plus significatives sur le business modèle des établissements traditionnels. »

De nouveaux sous-secteurs émergent, dans les assurances, les "insurtech", (12 entreprises sur 100) ou les "regtech" (9 startups), qui se positionnent sur la digitalisation des activités réglementaires des acteurs financiers. Mais ce sont le prêt aux entreprises (32) et le paiement (18) qui demeurent les tendances dominantes.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :