France-Chine : coopération pour Airbus, concurrence pour les TGV

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Airbus achètera en Chine 5% des pièces de l'A350, annonce son président Thomas Enders. Dans le même temps, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports, défend l'idée d'un "Airbus du rail" face à la concurrence chinoise dans les trains à grande vitesse.

Thomas Enders, président d'Airbus, a annoncé ce mardi que le constructeur aéronautique avait conclu avec deux industriels chinois des accords prévoyant que 5% des composants du futur A350 proviendraient de Chine, pays qui devrait représenter 20% de ses ventes cette année.

Ces deux accords, qui devraient être annoncés formellement jeudi, ont été conclus avec une société de Chengdu et une coentreprise de Harbin, a-t-il précisé dans un entretien accordé à Reuters lors du Forum économique mondial de Tianjin.

"Le marché chinois sera dans dix ou vingt ans le premier marché aéronautique du monde", a-t-il déclaré. "Cette année, nous livrerons environ 20% de notre production totale en Chine." La chaîne d'assemblage d'Airbus à Tianjin, qui a démarré la production l'année dernière, devrait parvenir à produire cette année 26 A320 et ils seront tous vendus en Chine, a ajouté Tom Enders.

Le groupe a dit qu'il visait l'assemblage de quatre appareils par mois sur ce site, son premier site de production hors Europe, d'ici la fin 2011.

Tom Enders s'est abstenu de tout commentaire sur la question de savoir si, à terme, des avions construits en Chine pourraient être voués à l'exportation. "Il est trop tôt pour parler de cela", selon lui. "Il faut d'abord progresser ici. Nous pourrons peut-être nous intéresser à cette question plus tard."

Il a par ailleurs refusé d'évoquer des informations de presse qui évoquaient des discussions pour vendre 150 avions à la Chine. L'annonce pourrait être officielle lors de la visite en France du président chinois, prévue pour la fin du mois.

Par ailleurs, la France souhaite une coopération européenne accrue sur les trains à grande vitesse pour pouvoir concurrencer la Chine qui cherche à exporter ses propres trains, a déclaré le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, lui aussi à Tianjin. "Ce serait dommage que le pays qui a inventé le TGV ne puisse plus l'exporter", a déclaré le ministre.

Lors d'une visite à Shanghai lundi, le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, a fait savoir qu'il appelait de ses voeux une offre chinoise pour le financement et la construction d'un réseau de train à grande vitesse dans son Etat qui devrait fonctionner vers 2030. La Chine est déjà sur les rangs pour construire des liaisons entre Rio de Janeiro et Sao Paulo au Brésil, ainsi qu'entre Buenos Aires et Cordoba en Argentine, selon Dominique Bussereau .

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