La France est prête à avancer 400 millions d'euros pour l'A400M

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Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a annoncé que les pays de lancement de l'A400M pourraient accorder jusqu'à 1,5 milliard d'euros de prêts afin de boucler le financement de l'avion de transport militaire. La France pourrait s'engager à elle seule à hauteur de 400 millions d'euros.

Les six pays partenaires clients de l'A400M seraient prêts à accorder jusqu'à 1,5 milliard d'euros d'avances remboursables, en plus des 2 milliards déjà envisagés, pour résoudre rapidement le problème du partage des 5,2 milliards de surcoûts du programme de financement de l'avion de transport militaire, a déclaré jeudi le ministre français de la Défense Hervé Morin. Il a cependant averti que son constructeur EADS devra faire lui aussi un effort supplémentaire.

Hervé Morin a par ailleurs annoncé que la France pourrait s'engager à elle seule à hauteur de 400 millions d'euros et qu'il espérait conclure les discussions d'ici fin février et si possible dans les quinze jours. "J'ai eu l'accord du Premier ministre (François Fillon) pour que la France mette en oeuvre un dispositif d'avances remboursables à hauteur d'environ 400 millions d'euros", a déclaré le ministre à quelques journalistes en marge d'une réunion de l'Otan à Istanbul. "Nous nous sommes mis d'accord sur un dispositif d'avances remboursables (...) On estime qu'il s'agit d'entre 1 et 1,5 milliard. C'est de cela dont on parle (...) Si les autres suivent", a-t-il encore dit.

Ces avances remboursables viendraient s'ajouter aux deux milliards d'euros déjà mis sur la table par les sept pays à l'origine du programme (France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Belgique, Luxembourg et Turquie) dans le but de faire aboutir la négociation sur le financement, a poursuivi le ministre. Hervé Morin a par ailleurs indiqué que "compte-tenu du potentiel d'exportation du programme, ce système d'avances remboursables pourrait être commun aux pays ayant les retombées industrielles les plus importantes, c'est-à-dire la France, l'Allemagne et l'Espagne".

Mais le ministre français a prévenu "cette conclusion n'interviendra clairement que si EADS fait un effort supplémentaire (...) Les Etats veulent cet avion mais pas à n'importe quel prix". Initialement estimés à 20 milliards d'euros, le développement et l'assemblage des 180 premiers A400M pourraient totaliser un peu plus de 31 milliards d'euros.

L'appareil a accumulé retards et surcoûts depuis son lancement. L'enjeu est certes stratégique mais également économique. En effet, l'appareil doit être construit en Espagne et permettrait de créer quelque 40.000 emplois directs et indirects en Europe, dont 12.000 en France. Lors d'une rencontre à l'Elysée jeudi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy avaient réitéré leur attachement à la poursuite du programme.

L'action EADS a cédé 2,56% à 14,25 euros à la Bourse de Paris jeudi dans un marché en baisse de 2,75%.

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