Safran veut réduire la consommation des avions en changeant leurs roues

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Les avions dédiés au court courrier sont les premiers concernés par cette innovation dans la mesure où ils effectuent chaque jour un nombre important de rotations. Ici, un A318 d'Air France
Les avions dédiés au court courrier sont les premiers concernés par cette innovation dans la mesure où ils effectuent chaque jour un nombre important de rotations. Ici, un A318 d'Air France (Crédits : Reuters)
L'équipementier va prochainement lancer un concept permettant d'économiser entre 2 et 5% de carburant sur certains vols. Il s'agit d'un moteur dans les roues pour faire rouler les avions sur les aéroports sans utiliser les réacteurs.

Matériaux plus légers, amélioration des moteurs, courbure des extrémités des ailes, biocarburants en test..... à l'heure où le prix du baril s'envole, tous les moyens sont bons pour réduire la consommation de carburant des avions. Et le groupe Safran, par le biais de sa filiale Hispano-Suiza, s'apprête à lancer un concept révolutionnaire qui va permettre d'économiser de 2 à 5% de carburant sur un trajet.

Comment ? En positionnant un petit moteur électrique dans l'axe de la roue (sur les trains d'atterrissage principaux, sous l'aile). Cela permettrait à l'avion de se déplacer sur toutes les voies de roulage d'un aéroport (du terminal jusqu'à la piste) en ayant les moteurs éteints. De quoi générer des économies substantielles sur les aéroports encombrés où il n'est pas rare de voir des avions circuler 40 minutes sur les taxiways avant de pouvoir décoller.

"Arriver à un tel gain avec une technologie, c'est énorme", a indiqué ce jeudi Jean-Pierre Cojan, directeur général adjoint, stratégie et développement de Safran, en qualifiant ce projet comme étant "une priorité du groupe". Ces économies incluent les réductions de coûts liés à l'utilisation des "pushbacks" sur les aéroports pour tirer les avions qui ne peuvent pas faire de marche arrière. Avec ces petits moteurs dans les roues, les avions pourront en effet en faire.

Un système asdaptable aux avions déjà en service

Ce concept intéressera les compagnies aériennes qui effectuent des vols de courtes distances en série chaque jour comme les compagnies à bas coûts ou La Navette d'Air France.
Cette offre, baptisée par Safran "Green taxi" est donc principalement destinée aux avions régionaux et court et moyen courriers des avionneurs.

Le marché est donc énorme. Il représente en effet plus de 70% des livraisons à venir au cours des 20 prochaines années. Il est d'autant plus que ce système peut être introduit sur des appareils en service. Reste à convaincre les avionneurs. Ils seraient tous intéressés. S'ils se décidaient, cette option pourrait être proposée aux compagnies aériennes "avant cinq ans".

 

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Commentaires
a écrit le 21/03/2011 à 15:15 :
Quid des batteries, du prix de l'installation versus économie carburant?
a écrit le 21/03/2011 à 15:14 :
Je propose tout simplement d'embaucher des PNC/PNT anorexiques....
a écrit le 04/03/2011 à 21:15 :
Ouah! Smart les commentaires, très professionnels ! Et très avertis les commentateurs, merci !
a écrit le 04/03/2011 à 16:57 :
Le concept est intéressant (techniquement) mais quid des pannes "moteurs" lors de la mise en route. De plus, il faudra une assistance électrique ainsi qu'une aire appropriée en bout de piste.
Egalement, bonjour les aléas si l'avion doit revenir au parking assisté d'un "tracteur". Ce n'est pas encore gagné, mais il est permis de rêver!!!
a écrit le 04/03/2011 à 16:02 :
Ne changez pas les roues. Supprimez-les. Ca reviendra encore moins cher.
a écrit le 04/03/2011 à 11:14 :
2 à 5% ! Il fume Cojean, ou quoi ? "Retrofitable, en plus", là on rigole franchement... Si le concept n'est pas inintéressant (pas trop pour le "push back" (car il faudrait voir ce qui se passe derrière), car on pourrait peut être y adjoindre un freinage électrique, comme sur les camions, ce n'est pas demain la veille qu'on va le voir arriver. Et intégré ab initio.
Réponse de le 04/03/2011 à 11:33 :
ça existe déjà le freinage électrique, cf: Dreamliner de Boeing
Réponse de le 04/03/2011 à 19:24 :
Merci de la précision; mais s'agit il de freins "conventionnels" activés par énergie électrique, plutôt qu'hydraulique ? Ce qui n'est pas le cas du freinage évoqué, qui consiste à utiliser un électro aimant "à l'envers".
a écrit le 04/03/2011 à 9:40 :
L'article n'aborde pas le poids du systeme et donc la surconsommation qu'il engendre en vol. Les 2 a 5% d'economie sont nets de ce surcout?
a écrit le 03/03/2011 à 21:40 :
je crois bien qu'Hispano-Suiza est le fer de lance de Safran pour l'avion tout électrique
Réponse de le 04/03/2011 à 14:24 :
Ce n'est pas Hispano Suiza mais plutôt la filiale Messier-Bugatti. Rigueur !!!!

http://safran-group.com/site-safran/presse-et-medias/communiques-de-presse/2010/article/le-green-taxiing-messier-bugatti?10497
a écrit le 03/03/2011 à 20:33 :
Hispano-Suiza ? Pouvez-vous vérifier vos infos avant de les publier ? Merci.
a écrit le 03/03/2011 à 19:18 :
Et dire que j'y avais déjà pensé!!! tout comme l'utilisation du pushback jusqu'aux pieds des pistes qui avait été évoquée il y a quelque mois.
a écrit le 03/03/2011 à 18:50 :
Adaptable oui, mais pourquoi ne pas simplement réduire le trafic... pourquoi faire voler des avions pratiquement à vide en comptant sur les suivants pour se remplumer ?? De très mauvaises habitudes ont été prises sur la fréquence du trafic, il y a bientôt autant de trains que d'avions !!! ce qui n'est pas normal !!
Réponse de le 04/03/2011 à 8:18 :
Mais vous n´avez rien compris: plus il y a d´avions en circulation plus les économies réalisées seront grande!!

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