Espace : Ariane 6 ou pas Ariane 6 ?

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Le CNES et son homologue allemande, le DLR, doivent rendre un rapport le 30 juin sur le futur lanceur européen. Il permettra à la France de définir sa stratégie en matière spatiale lors de la prochaine conférence ministérielle des Etats membres de l'Agence spatiale européenne (ESA).

La France devrait arrêter sa stratégie spatiale dans le courant de "l'été" pour la prochaine conférence ministérielle de l'Agence spatiale européenne (ESA) prévue en novembre à Naples, a annoncé ce lundi le président du CNES, Yannick d'Escatha lors de la troisième édition du salon Toulouse Space Show. A l'occasion de la conférence, qui réunit l'ensemble des ministres des pays membres de l'ESA, cette dernière définira pour les trois ans à venir ses orientations en matière de programmes... Ce qui donne toujours lieu à des marchandages intenses  avant la tenue de la conférence entre les grandes nations spatiales, qui se battent pour faire financer leurs programmes et faire vivre leur tissu industriel. Et le jour même, les conciliabules entre délégations se poursuivent dans les couloirs pour arriver à faire entrer la programmation dans l'enveloppe budgétaire.

"Nous travaillons en France depuis plus d'un an, a expliqué Yannick d'Escatha, qui a rappelé que le "rôle" du CNES est de "préparer la décision du gouvernement". "Nous avons préparé toute une série de scénarios pour cette ministérielle et au-delà, jusqu'en 2020. Ces scénarios ont forcément des conséquences budgétaires et industrielles. et le choix des programmes sera très structurant pour l'avenir, nous ne visons pas le one shot". Dans ce cadre, la politique sera "définie dans le moindre détail cet été". Le CNES a travaillé sur ces scénarii en tenant compte des "priorités spatiales" des autres pays membre de l'ESA, a précisé Yannick d'Escatha.

Incertitudes sur Ariane 6

En fait, tout le débat tourne autour du futur lanceur européen - une technologie maîtrisée par la France - et surtout son coût, qui réduit considérablement les marges de manoeuvre budgétaire de l'ESA sur les autres programmes, hors lanceur. C'est d'ailleurs le sujet de divergence entre la France et l'Allemagne. Faut-il lancer toute de suite Ariane 6, qui pourrait voler à l'horizon 2025 - ce qui n'est pas sans risque au regard des défis techonologiques - ou faut-il passer par une étape intermédiaire avec la modernisation de l'actuelle Ariane 5, un programme baptisé Ariane 5 ME - ce qui pourrait faire passer ce lanceur à côté du futur marché des satellites de plus en plus lourds - ? La ministérielle devra décider en fonction de son enveloppe budgétaire... et du rapport de force entre les pays membres de l'ESA. "Nous devons faire le choix pour les 25e prochaines années mais nous n'avons pas de boule de cristal pour nous aider", a souligné Yannick d'Escatha.

En tout cas, le rapport conjoint du CNES et de l'agence spatiale allemande, le DLR, sur les avantages et les inconvénients des deux programmes, qui sera remis le 30 juin au gouvernement, devrait permettre à Paris de définir sa position pour la conférence ministérielle de novembre. "Tout le monde est d'accord pour garder l'autonomie d'accès à l'espace", a rappelé Yannick d'Escatha. C'est un bon début mais les pays ne sont pas prêts à mettre la main à la poche. Car le développement d'Ariane 6 est estimé entre 3 et 8 milliards tandis que celui d'Ariane 5 ME est évalué à 1,5 milliard.

 

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Commentaires
a écrit le 31/10/2013 à 22:32 :
Espace : Ariane 6 ou pas Ariane 6?
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a écrit le 26/06/2012 à 10:21 :
Il faut plus de dix ans pour développer un lanceur mais quel beau projet et peu ou pas polluant comme je l'entends ici ou là. Ariane cinq étant toujours "capacitaire" à ce jour et ce pour plusieurs années encore.
a écrit le 26/06/2012 à 1:19 :
Aucun intérêt économique pour la guyane de toute façon... que ce soit ariane 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ou 10000.... on continue à polluer la population ainsi que la faune et la flore...(soit disant une réserve naturelle) merci beaucoup le gouvernement pour l'argent que vous encaissez sur notre santé et notre infrastructure.... pitoyable...
Réponse de le 26/06/2012 à 9:03 :
la pollution automobile c'est 8%, la pollution aerienne c'est 2%, la pollution aerospatiale n'est pas quantifiable acutellement, réflechissez avant de dire des annéeries, et prenez un velo si vous voulez economiser du co2.
Réponse de le 26/06/2012 à 12:20 :
Heuu.... tes chiffres sur wikipédia ne servent pas trop à grand chose... les gaz automobiles et les gaz aériens ne sont pas les mêmes???? et la pollution aérospatiale est quantifiable... sinon ils n'aurait pas de services QSE au au CSG notamment au CNRS... et puis je pense que dois savoir que ce lanceur utilise des propergols pour s'arracher du centre de gravité terrestre (camburants et carburants) sans compter du trou quel fait dans la couche d'ozone ainsi que la pollution spatiale (ben ui on pollue aussi là haut ça se voit pas...) tout ça opur quel profit.... ça change du Co2 hein ... allé j'arrête de dire mes anneries...
a écrit le 25/06/2012 à 22:32 :
Il ne faut pas aussi oublier qu'aujourd'hui il existe deux configurations d'Ariane 5 qui sont A5ECA et A5ES. L'avantage avec A5ME est qu'il n'y aura plus qu'une seule version de lanceur à gérer...
a écrit le 25/06/2012 à 21:14 :
Les satellites commerciaux vont devenir beaucoup moins lourds d'un seul coup, avec la généralisaton de la propulsion electrique. Ariane 5 va etre surperformante ... etencore moins compétitive. Il faut une Ariane 6 , mais bien moins capacitive ( 5 tonnes GTO max, pour se placer juste au dessus de falcon, mais pas plus. Et moins chere ( moins de 50M$, cad plus de 3x moins chere que l'actuelle ariane ) : sacrédefi en perspective quand on voit l'ingéniosité du concept Falcon , basé sur l'utilisation d'un même moteur elementaire merlin en cluster sure les 2 étages .... mais pas forcément impossible non plus ... le premier pas à ne pas manquer est celui du choix de la capacité.
Réponse de le 26/06/2012 à 9:59 :
Justement le poids global des satellites ne va pas diminuer. Il va rester le meme mais la charge utile sera plus importante. Les lanceurs definissent le marche aujourd'hui donc il n'y a pas forcement besoin de creer un nouveau monstre pour quelque chose qui n'est pas forcement demande!
Réponse de le 26/06/2012 à 19:57 :
erreur ! les satcoms ne vont pas augmenter leur charge utile : ils n'auraieent pas les capacités de dissipation thermique correspondantes. De +, les opérateurs n'aprécientp as las monstres : trop long et difficile de définir les missions : + de souplesse e de réactivité au marché avec des sats pas trop gros. Cf le coup de boeing avec satmex etABS il y a qq mois ...
il faut du 5tonnes GTO, grand maximum !
a écrit le 25/06/2012 à 19:40 :
ariane 6 ! on veut ariane 6 !
Réponse de le 25/06/2012 à 20:23 :
Justement c'est pas une evidence que cela soit necessaire... Essayons deja de faire baisser le cout d'ariane 5 et peut etre ensuite pourra-t-on parler d'ariane 6
Réponse de le 25/06/2012 à 21:21 :
A5ME ne régle pas le problème de lancement double qui est la faiblesse congénitale d A5. A5ME emportera a peine 2 tonnes de plus, ça fait combien de satellites de plus de 10 tonnes visées : pour moi 0 !!
Réponse de le 26/06/2012 à 9:57 :
Voir le message d'electric. J'ajouterai, que l'industrie pense que les satellites ne vont pas grossir parce qu'ils sont contraints par la taille des lanceurs justement. Et que c'est les plateformes des satellites qui vont connaitre une cure de minceur mais avec des charges utiles plus importantes. Des satellites de plus de 10T je ne suis pas sur que le marche soit assez important pour envisager un lanceur aussi lourd

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