Défense : Pourquoi le mariage Nexter avec Krauss Maffei Wegmann est à haut risque

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le système Caesar (Nexter) est un automoteur à roues au gabarit routier, qui transporte son équipe de pièce ainsi que 16 coups complets
le système Caesar (Nexter) est un automoteur à roues au gabarit routier, qui transporte son équipe de pièce ainsi que 16 coups complets
Les deux groupes se ressemblent beaucoup. Mêmes usines, mêmes produits, mêmes compétences. Beaucoup de doublons qui augurent d'une casse industrielle et sociale importante. Pour autant, ne pas se rapprocher pourrait condamner à longue échéance Nexter face à l'arrivée de nouveaux acteurs venus des pays émergents.

C'est un véritable serpent de mer... même si cela concerne l'industrie de l'armement terrestre. Quoi donc ? Le dossier de la restructuration européenne que l'ancien patron de Nexter, Luc Vigneron, avait vendu en 2004 à l'opinion publique pour justifier les restructurations sévères en vue de redresser le groupe. Aujourd'hui Nexter va bien même s'il poursuit sa route tout seul. Mais cela fait près de dix ans qu'une opération avec le groupe allemand Krauss Maffei Wegmann (KMW) est envisagée selon les humeurs des uns et des autres.

Aujourd'hui, les deux entreprises reparlent de mariage. Il faut toutefois rester prudent car cela fait quand même deux-trois ans, selon nos informations, que les discussions sont commencées et ont traversé des hauts et des bas. Les négociations avaient d'ailleurs été interrompues avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en France. Elles ont ensuite sérieusement repris depuis le début de l'année. Cela reste toutefois une opération à très haut risque sur le plan industriel et social. Sans compter qu'il faudra passer par une loi de privatisation.

L'Aravis face au Dingo allemand

Pourquoi une telle opération est-elle très risquée ? Parce que, comme le notent tous les observateurs, la fabricant du char de combat Leclerc et celui du Leopard sont en concurrence sur l'ensemble de la gamme des blindés. Ce qui n'est pas le cas dans les munitions, un domaine où n'est pas présent KMW contrairement à Nexter, et dans l'artillerie, à l'exception notable du PzH 2000 allemand, le redoutable rival du Caesar. La grand majorité des produits de Nexter doit néanmoins se battre sur tous les marchés export contre ceux de Krauss Maffei.

C'est notamment vrai pour le véhicule blindé de combat d'infanterie VBCI, sur lequel fonde beaucoup d'espoir Nexter au Canada, au Danemark, au Qatar et aux Emirats Arabes Unis notamment. Mais le Boxer de KMW se dresse très souvent sur sa route. C'est le cas aussi pour le véhicule de transport de troupes tout-terrain à quatre roues motrices hautement protégé, l'Aravis, qui doit convaincre les éventuels pays clients face au Dingo allemand. L'Aravis a d'ailleurs été choisi en 2011 par l'Arabie Saoudite.

Les deux groupes se ressemblent beaucoup (trop ?)

Les deux groupes se ressemblent beaucoup. Trop ? Mêmes usines, mêmes produits et mêmes compétence, rappelle un bon connaisseur des deux groupes. Jusqu'aux chiffres d'affaires qui sont quasi identiques. Si Nexter a bouclé l'année 2011 à 851 millions d'euros (1,07 milliard en 2010), Le groupe public emploie 2.700 salariés sur neuf sites de production. KMW (3.500 personnes, sept sites en Allemagne, dont le siège social à Munich) a quant à lui enregistré un chiffre d'affaire de 1 milliard en 2011, le dernier chiffre connu pour l'entreprise familiale, qui ne publie pas ses comptes (915 millions en 2010). 

Seule différence notable, les prises de commandes de KMW surfent sur le succès actuel du char Lepoard à l'exportation en dépit de la claque subie en Arabie saoudite. Une telle opération ne se fera pas sans une casse industrielle et sociale si les deux groupes se rapprochaient. Comme le notent certains observateurs, l'idéal pour créer le troisième acteur européen (derrière General Dynamics et BAE Systems) serait de passer par une étape nationale pour renforcer Nexter. Pas sûr que les Allemands voient d'un bon oeil ce tour de passe-passe pour muscler le groupe public.

Plus question de faire entrer Thales au capital de Nexter

Que peut espérer Nexter en France ? Deux projets, dont l'un est très avancé, restent possibles. L'acquisition du fabricant de poudres et explosifs pour munitions, obus et petits missiles, Eurenco, qui a réalisé 248 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 (plus de 1.000 salariés), est en très bonne voie. Elle suit son cours dans le cadre des modalités classiques pour une telle opération. Elle devrait se concrétiser avant la fin de l'année. Cette opération va notamment permettre à Nexter d'internaliser la fourniture des composants essentiels pour ses munitions.

Le dossier est en revanche beaucoup plus difficile avec TDA, filiale à 100 % du groupe Thales spécialisée dans les mortiers et les roquettes. Si en 2011, l'Etat avait retenu le schéma de confier TDA et sa filiale FZ à Nexter, et en contrepartie de faire entrer Thales dans le capital de Nexter, cela ne semble plus être le cas. Le nouveau PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, n'a pas l'air très intéressé. "Je n'ai pas en tête qu'il y ait des synergies technologiques et industrielles entre les deux groupes", avait-il expliqué en juin dans une interview accordée à La Tribune.

Et si Nexter reste seul ?

Si Nexter reste seul, pour certains observateurs, il est voué à disparaitre lentement face à la montée en puissance sur les marchés de l'armement terrestre des nouveaux entrants, qui sont très compétitifs. Pour Nexter, ils constituent « la vraie menace », selon le PDG de Nexter, Philippe Burtin. « Ces pays montent progressivement en gamme en capitalisant sur leurs domaines de compétences - camions, engins spéciaux, autobus. Grâce aux transferts de technologies - ils se constituent une industrie puissante fondée sur des besoins nationaux d'équipements - ils produisent de grandes séries - et une structure de coûts que nous ne pouvons pas atteindre », avait-il expliqué en début d'année. C'est notamment le cas de la Turquie, de l'Afrique du sud, de la Corée du sud, de la Chine... Dans le secteur de la défense terrestre, Nexter doit faire face à la concurrence où les produits se comptent par dizaines dans certains créneaux.

Une opération qui  peut délivrer "beaucoup de valeurs"

Nexter doit donc choisir... entre la peste et le choléra. Se rapprocher de KMW ou s'exposer à un lent déclin. Ce qui vaut également pour KMW, qui peut choisir son compatriote et rival Rheinmetall - une opération qui n'a jamais pu se faire... "Les Etats vont avoir de plus en plus de difficultés à justifier une préférence nationale pour acheter des blindés", explique un bon connaisseur du dossier, qui estime que l'opération Nexter/KMW a "potentiellement pas mal de sens". A condition, précise-t-il, que cela aille au-delà d'un simple rapprochement capitalistique.

Car cette opération peut délivrer "beaucoup de valeurs". Surtout un rapprochement permettra de "disposer de la capacité financière adéquate et c'est là que la question de la taille se pose, avait expliqué Philippe Burtin. A moyen terme, elle nous permettra de financer le développement de nos produits, en parallèle du retrait de l'Etat, qui déjà demande le cofinancement. (...) A moyen terme c'est la taille qui nous permettra, dans la structure rassemblée et agrandie d'un groupe européen de faire face à ces nouveaux enjeux ».

Nexter majoritaire ?

Derrière General Dynamics et BAE Systems, dont le portefeuille va des systèmes d'armes jusqu'aux services en passant par les équipements et les munitions, Nexter voudrait se frayer un chemin pour devenir le troisième acteur global de la défense terrestre européen "permettant l'autonomie des choix et des actions" de nos clients européens, notamment l'armée française. Car, selon Philippe Burtin, "l'objectif de Nexter est de maintenir l'unité des activités systèmes et des munitions du groupe" et de "préserver sa liberté de systémier". Enfin, l'ambition de Nexter "vise à la formation d'une entreprise intégrée dans laquelle les intérêts français seraient préservés : majoritaires ou à égalité de droits, tout en pérennisant en France les compétences nécessaires au maintien de l'autonomie d'approvisionnement des forces". 

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a écrit le 15/01/2015 à 9:30 :
Non mais attendez un peu, vous revez ! Si vous pensez que les responsables à Berlin vont resté les bras croisés pendant que le savoir faire allemand passe sous controle de l'état français, c'est que vous avez la mémoire un peu courte. Personne n'a oublé l'affaire de Karachi et ils ont surement leurs propres affaires en cours de leur coté.
a écrit le 17/07/2013 à 9:54 :
Tout le monde est d'accord pour dire que la concurrence intra-européenne mène notre industrie à sa perte.
Rétrospectivement, dans les années 80, on avait déjà envisagé une coopération sur le char de combat. Les militaires et industriels Français et les Allemands ont trouvé toutes les bonnes raisons pour ne pas le faire.
A posteriori, on constate le désastre : le Leclerc a été un fiasco commercial qui a coûté des pertes de plusieurs milliards d'euros payées par le contribuable (pour mémoire, 4 milliards de "recapitalisation" de Giat fin des années 90). Et l'armée continue de payer une fortune pour la maintenance de son char.
Autre exemple plus actuel : le Dingo de KMW est une caisse blindée posée sur un châssis Unimog. Bonne idée.
Nexter (aidé par l'Etat) a ensuite financé le développement de l'Aravis, une caisse blindée posée sur le même châssis Unimog. Redondance ? Résultat, on se tire la bourre à l'export avec des produits dont le coût de développement est double de ce qu'il aurait été en coopération.
Et si on faisait un peu abstraction des chauvinismes nationaux ?
Réponse de le 17/07/2013 à 10:46 :
@Spiderman: merçi de confirmer ma théorie.... une alliance avec une firme étatique c'est le
suicide programmé.... Les pires commerciaux sont les militaires.Pour eux compte seulement
faire boum,boum et rien d'autre.Qui paye la facture c'est pas eux!!! A les entendre sont
tous bornés et possesseurs de la vérité.
Réponse de le 17/07/2013 à 11:52 :
Oui, je suis d'accord aussi sur le fait qu'une firme étatique fait toujours peur... A l'Etat donc d'agir pour rendre Nexter plus attrayant, et donc... plus libre ! De nos jours, la conception et la production de véhicules blindés ne relèvent plus de la souveraineté nationale. Seules quelques technologies valent la peine d'être maîtrisées, et se trouvent déjà chez d'autres industriels ou PME françaises ou européennes (électronique, blindages, moteurs...). Il ne me semble pas vital de préserver coûte que coûte l'emprise étatique sur Nexter, surtout si cela compromet la compétitivité et donc l'avenir des emplois...
a écrit le 16/07/2013 à 18:17 :
un petit rappel le nombre de T34 dans la zone est je les garde en memoire, meme avec un siege de tracteur meme degat qu'un 88 et tres rapide,par contre une facade a toutes epreuves au vue des essais si la deferlante venant de l'est avait eu lieu en trois jour c' etait regle
Réponse de le 16/07/2013 à 23:46 :
Vous avez raison les T34 étaient des chars exceptionnels ... il y a 70 ans.
Maintenant le moindre missile antichar un peu évolué peut les ouvrir comme des coquilles de noix.
Blindage avant d'un T34 : 60 mm d'acier / capacité de perçage d'Erys (missile datant des années 80) : 900 mm de blindage conventionnel.
C'est d'ailleurs pour cela que depuis pas mal de temps les blindages des chars sont composites avec de la céramique, des matières élastiques et de l'acier.
Réponse de le 17/07/2013 à 7:10 :
trop cher un TIGRE suffit, regardez ce que l'on peu faire dans LE GOLAN avec des 13 t et avec des MIRAGES ayant comme instrument un VOR et la jauge le dossier c'est le parachute C'EST PAS CHER avec 500 kg de plus je te dis pas le decollage ARMEMENT bien sur
a écrit le 16/07/2013 à 17:10 :
vie au combat ,pour un char, 5 minutes environ mieux vaut'il des T70 pas chers qui ont fait leurs preuves ou des chasseurs AMX 13 , un prix d'ensemble divise par 10,par contre comparer le LÉOPARD plutôt avec l'ABRAHAM
Réponse de le 16/07/2013 à 17:28 :
Cette durée de vie correspond à certaines simulations du temps de la guerre froide dans un scénarios de guerre total (emploi d'armes nucléaires tactiques, tir d'artillerie de saturation, tapis de bombes, ...). La réalité des engagements de chars lors des 30 dernières années montre qu'un char peut durer plusieurs heures au combat avant d'être mis hors service. Par contre la perte d'un équipage expérimenté est plus coûteuse que l'immobilisation temporaire d'un char suite à un tir de missile antichar ou d'une IED. Du coup on favorise les chars modernes où l'équipage peut survivre plutôt que les chars "pas cher" qui sont surtout des cercueils sur chenilles. C'est d'ailleurs l'une des raisons de la supériorité des chars israéliens pendant de nombreuses années (car les Merkava intègrent une cellule de survie pour l'équipage)
Réponse de le 17/07/2013 à 8:41 :
C'est quoi des chars?,Les états-unis prépare la guerre déjà avec une armada de drones qui un jour proche deviendront autonome,ils y travaillent sérieusement.On fixe la mission au chef des drones et il se débrouille,c'est du star wars en préparation.Enfin la guerre propre sans soldats,c'est Xavier Cantat (mari de Me Duflot) qui être content.
Réponse de le 17/07/2013 à 14:04 :
Jusqu'à preuve du contraire on n'a jamais gagné une guerre uniquement avec des moyens aériens donc il faut toujours des fantassins et des blindés sur le terrain. Le concept de la guerre uniquement à distance avec des drones est séduisante mais pour le moment ce n'est pas technique faisable.
Les drones actuels sont par exemple extrêmement vulnérable aux systèmes sol-air (missile ou canon). Pour faire de la surveillance ou pour faire sauter une voiture sur une route de campagne les drones sont au point, par contre combattre en ville dans un affrontement de haut intensité ce n'est pas réaliste pour l'instant.
a écrit le 16/07/2013 à 11:28 :
Grosse Bertha = Grosse risque ! Ce qui donne en allemand Dicke Bertha = Dicker risque avec cette fois l'enfumage en plus ! Que ceux qui n'ont pas compris relisent l'article !
a écrit le 16/07/2013 à 11:04 :
Il s'appelera comment leur char commun ? Leoclerc ou Leclopard ?
a écrit le 16/07/2013 à 10:46 :
Fusionnons d'abord la France et l'Allemagne : on aurait tous beaucoup à y gagner.
Réponse de le 16/07/2013 à 11:03 :
@Asimon: oui,mais sans un seul fonctionnaire à nous!!!!
Réponse de le 16/07/2013 à 11:52 :
Un Europe allemande, ça ne vous rappelle pas un délire d'un petit dicatateur moustachu des années 1930 ? Au lieu de dire des âneries, ayez au moins le respect de ceux qui sont morts pour la patrie! Je suis fier d'être français et non-allemand.

Il est temps de sortir de cet impérialisme des casques à pointe!
Réponse de le 16/07/2013 à 13:07 :
@Beurk: vous aussi faites partie des fonctionnaires qui sont en train de détruire le Pays?
Lisez dans un autre blog les lettres d'amours envers cette catégorie.
Vous souffrez d'une pathologie qui s'appelle Allemagne,son passé,présent et futur.!!!!
Mais c'est votre problème et pas le miens.
Se lier à une firme étatique c'est la banqueroute assurée......
a écrit le 16/07/2013 à 9:48 :
Aprés les coups bas fait aux allemands sur les affaires Alstom, Aventis je doute fort qu'ils nous fassent des fleurs sur coup la, d'autant plus que c'est Nexter qui est demandeur. Et en plus il voudrait que les intérêts français soient majoritaires. Ils revent chez Nexter.
a écrit le 16/07/2013 à 9:33 :
Personne ne parle de l'intérêt stratégique de la France. Devons-nous faire dépendre notre matériel de défense de nations étrangères. Nos politiciens sont en dessous de tout, aucun sentiment national et même certains anti-français et des industriels avec un niveau de cupidité jamais atteint.
Réponse de le 16/07/2013 à 14:48 :
Si on veut une industrie de défense totalement indépendante il faut avoir un budget militaire conséquent. Je vois mal les français accepter une augmentation de 40%-50% du budget annuel de l'armée au nom de l'indépendance technologique
Réponse de le 16/07/2013 à 16:03 :
@Thierry_R Ho là on se réveille l'indépendance de qui?,''Il faut lentement mais sûrement comprendre qu?il n?y a plus de politiques intérieures nationales. Il n?y a plus que des politiques européennes partagées dans une souveraineté commune" Viviane Reding commissaire à la justice, vice-présidente de la Commission européenne, faite à l?Assemblée nationale .Aller les enfants on va faire dodo,le marchand de sable va passer.
Réponse de le 16/07/2013 à 19:01 :
Vous croyez que les M51 (et leurs "secrets"...) construit par MBDA (entreprise européenne si on peut dire ainsi) sont partagées dans une "souveraineté européenne commune" ?
Réponse de le 16/07/2013 à 21:08 :
Le M51 c'est Astrium pas MBDA....C'est toujours EADS cependant...
Réponse de le 17/07/2013 à 17:36 :
@@Columbo : Astrium : 100 % EADS, MBDA : 27,5 % EADS + 37,5 % BAE Systems et 25 % Finmeccanica
a écrit le 16/07/2013 à 9:17 :
C'est une question de responsabilité. Il n'y a pas le choix.
Réponse de le 16/07/2013 à 10:21 :
@ivanleterrib: question de responsabilité pour qui? pas pour les allemands.KWM est privée
et se lier avec une firme d'état c'est le suicide.Alors, avant privatiser Nexter et après trouver
un modus vivendi entre les sociétés.
Sur les marchés mondiaux il n'y a rien de pire d'une société étatiques française après les
russes et chinois




Réponse de le 16/07/2013 à 11:13 :
C'est une question de responsabilité pour les deux pays. Ca ne plaît à personne de bosser avec des Allemands, de ce côte du Rhin. Pour les modalités, ils se débrouilleront entre eux. Et puis EADS ne s'en sort pas trop mal, il me semble.
Réponse de le 16/07/2013 à 12:03 :
On le cherchait partout mais il est la le Ivan. Vite vas voir plus loin y a un super article sur PSA et un autre sur VAG qui vont te plaire.
Réponse de le 16/07/2013 à 12:09 :
EADS créé par la France avce de l'argent publique et le résultat de la recherche faite sur le CONCORDE. En 30 Ans nos politiciens incompétents et corrompus ont ramené la participation de l'état à une niveau ridicule. demain Merkel prendra le controle et les usines seront délocalisées. PAS TROP MAL Réveillez vous !
Réponse de le 16/07/2013 à 14:54 :
EADS a été crée autour d'Airbus qui était déjà un consortium européen (Aerospatiale, DASA, BAe, CASA, ..). Les études sur le Concorde ne sont pas vraiement la base de cette société. Par ailleurs, vous semblez ignorer que le concorde était le résultat d'une coopération entre Sud aviation (futur aérospatial) avec British Aircraft Corporation (futur BAe). Le Concorde était un avion franco-nritannique même si les français ont tendance à l'oublier par chauvinisme
Réponse de le 16/07/2013 à 21:15 :
Historiquement Airbus s'est construit autour de l'A300, et celui-ci est surtout le fruit des cogitations de Sud Aviation/Aérospatiale (la Grosse Julie) avec Hawker Siddeley/De Havilland. Concorde a surtout appris aux Anglais et aux Français à travailler ensemble
dans un respect mutuel.
a écrit le 16/07/2013 à 8:51 :
dimanche dans la presse allemande on vient de lire que: KMW vient de vendre au Qatar
118 chars type Leopard et 16 obusiers blindés 2000.
N.B.Je crois qu'une fusion entre KMW et Nexter ça ne rapporte rien aux allemands.
Fusionner un privé avec une firme étatique c'est toujours la galère et pagaille pour le privé,
surtout avec des firmes d'état françaises.Tout le monde y met son bec dedans!!!!!!

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