Disponibilité des aéronefs militaires : c'est vraiment très, très alarmant ! (1/3)

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Selon le rapport, la disponibilité des hélicoptères, des avions de patrouille maritime et de l'aviation de transport tactique ne permet pas d'honorer le contrat opérationnel seuil bas, nécessaire pour répondre à la tenue de la situation opérationnelle de référence et à la préparation opérationnelle.
Selon le rapport, "la disponibilité des hélicoptères, des avions de patrouille maritime et de l'aviation de transport tactique ne permet pas d'honorer le contrat opérationnel seuil bas, nécessaire pour répondre à la tenue de la situation opérationnelle de référence et à la préparation opérationnelle". (Crédits : Reuters)
La disponibilité de certaines flottes d’aéronefs militaires est jugée "particulièrement critique", selon Christian Chabbert, auteur d'un rapport sur le MCO aéronautique, que La Tribune s'est procuré. Elle "ne permet pas d'honorer le contrat opérationnel" des forces armées.

Le rapport Chabbert sur le MCO aéronautique (Maintien en condition opérationnelle), sur lequel s'est appuyé en décembre la ministre des Armées Florence Parly pour lancer la réforme du MCO en vue d'augmenter la disponibilité des aéronefs militaires, a été mis sous le boisseau. Et pour cause. Ce rapport est très, très explosif... On connaissait déjà la gravité de la situation sur la disponibilité "particulièrement critique" de certaines flottes d'aéronefs militaires, mais le rapport Chabbert, dont La Tribune a pris connaissance, va beaucoup plus loin en révélant les conséquences très inquiétantes de ce constat sur les contrats opérationnels des forces.

La disponibilité des flottes des forces françaises stagnent depuis 2012, autour de 44%. En 2016, elle s'élevait à 44,4% et sur les six premiers mois de 2017 à 44,1%. Ces chiffres signifient que moins d'un aéronef sur deux est en mesure d'effectuer la mission pour laquelle il a été acquis. Et selon le rapport, "la disponibilité des hélicoptères, des avions de patrouille maritime et de l'aviation de transport tactique ne permet pas d'honorer le contrat opérationnel seuil bas, nécessaire pour répondre à la tenue de la situation opérationnelle de référence et à la préparation opérationnelle". Au-delà de la difficulté à tenir les contrats opérationnels, le manque de disponibilité des appareils "obère la capacité des forces à soutenir dans la durée l'activité aérienne", estime Christian Chabbert.

La disponibilité des hélicoptères reste catastrophique

Il faut dire que la disponibilité des appareils cités dans le rapport n'excède jamais 40%, à l'exception de l'hélicoptère de transport NH90 en 2016 (41%). C'est notamment le cas des hélicoptères des trois armées. Pour l'armée de Terre, la disponibilité des Tigre s'est élevée à 25% en 2016 et 26% entre janvier/août 2017, des Puma à 31% et 32%, des Cougar à 21% et 24%, des Caracal à 27% et 24%, et, enfin, des Caïman (NH90 TTH) à 37% et 37%. Les NH90 de la Marine avaient une disponibilité de 41% en 2016 pour retomber à 33% sur les six premiers mois de 2017. Enfin, les H225M et les Puma de l'armée de l'air ont eu une disponibilité respectivement de 29% et 28% en 2016 et de 30% et 32%.

Sur les avions, la disponibilité des A400M et des C130 n'était guère mieux que celle des hélicoptères : les A400M (18% en 2016 et 30% sur les six premiers mois de 2017) et les C130 (23% et 18%). Par ailleurs, les ATL2 de la Marine ont également une disponibilité médiocre : 24% et 27%.

La disponibilité en métropole ne dépasse pas 30%

En dépit de ces taux de disponibilité très faibles, les besoins militaires liés à l'activité aérienne ont été satisfaits à 93% en 2016. "Cependant, ce constat doit être nuancé", fait valoir Christian Chabbert. Car la programmation de l'activité tient compte de l'anticipation de la disponibilité. Ainsi, la situation est "en général présentée de façon favorable" : dans le Contrat unifiée de gestion (CUG) de 2017, il est fixé un objectif de 20 Tigre disponibles sur un parc de 61 machines dont 41 en ligne. Toutefois, "les flottes très peu disponibles ont des taux de 15 à 20 % inférieurs à la programmation", précise-t-il.

Enfin, les heures de vol effectuées en opérations portent très fortement l'activité aérienne. Ainsi la disponibilité atteint 80 % en opérations extérieures mais a contrario, elle ne dépasse pas 30 % en métropole. "C'est donc l'activité aéronautique réalisée en métropole qui demeure, depuis plusieurs années, toujours en deçà de celle prévue, explique le rapport. La formation des pilotes, leur entraînement et la régénération des matériels sont par conséquent extrêmement contraints".

"Si les opérations sont donc réalisées, c'est au prix de l'augmentation non maîtrisée d'une dépréciation de l'actif, créateur d'une dette technique et en compétences humaines qui remet en question la capacité des armées à conduire demain les missions qui leur seront confiées dans le domaine aéronautique".

Tous les besoins ne sont pas couverts

Les besoins réels des armées estimés à 18,58 milliards d'euros sur la période 2018-2023 ne seraient pas couverts par le ministère des Armées, constate Christian Chabbert. Ainsi, il prévoirait seulement 17,64 milliards d'euros, dont 16,58 milliards d'euros de ressources budgétaires lors d'une programmation présentée en comité ministériel d'investissement (CMI) le 18 septembre 2017. Soit un différentiel de 943 millions d'euros. Mais Christian Chabbert estime les besoins réels de MCO à 4,1 milliards d'euros par an sur la période 2018-2023. Ils "ne seraient pas couverts" par cette prévision.

En outre, en cas d'amélioration de la performance de la fonction MCO, une remontée d'activité pour atteindre les normes d'entraînement (normes OTAN) des équipages entraînera "mécaniquement une nouvelle hausse de l'entretien programmée du matériel (EPM)" note le rapport. Des éventuels surcoûts qui devraient s'ajouter à l'augmentation des dépenses d'EPM prévues ces prochaines années : surcoûts liés aux opérations extérieures (régénération des matériels), la chute d'activité qui doit être enrayée, montée en puissance des nouvelles flottes (Tigre, Caïman et A400M) dont le coût d'EPM est
supérieur à celui des flottes remplacées, maintien en activité de flottes anciennes dont le coût du MCO ne cesse d'augmenter (Alouette III, C160, Gazelle ...), externalisation du soutien de certaines flottes (contrat FOMEDEC).  La partie est loin d'être gagnée par Florence Parly.

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Commentaires
a écrit le 28/02/2018 à 5:36 :
Si avec 30% de disponibilité on fait 93%des missions l’économie est simple au monte le taux d'utilisation a 60% ce que toute société privé sait faire et on diminue les achats de matériel par deux. Cela éviterait quelques pots de vin pour les militaires ou les nombreux pantouflages chez les fournisseurs le tout payé sur le compte du contribuable.
a écrit le 21/02/2018 à 11:08 :
quant au service civil il sera gratuit, les jeunes gens et jeunes filles seront priés d'amener leur gamelle et raccommoder eux-mêmes leurs uniformes sur leurs temps libres, ainsi ils ne seront pas une charge pour l'état qui pourra ainsi avoir 0,03% d’hélicoptères et d'avions supplémentaires en état d'appareiller. (chiffre vérifié par l'institut "avistodenaze" reconnu pour son sérieux)
a écrit le 21/02/2018 à 10:01 :
Votre article et les commentaires m'interpellent...j'ai souvenir d'un intellectuel de l'aéronavale envoyé de Paris pour faire un audit de la maintenance des SNA. Le brave homme s'étonnait de mes méthodes et préconisait la maintenance faite sur les aéronefs. Je me suis gardé de lui dire que j'étais pilote dans le privé et l'ai laissé s'enfoncer. Il venait avec des idées rigides toutes faites qui ne pouvait s'appliquer au SNA et au nucléaire sans provoquer une catastrophe au niveau opérationnel et absolument pas écouter nos solutions pour pallier à faible coût aux "insuffisances" de l'arsenal et parfois au manque de professionnalisme des bords. Mon jeune chef, lui ne faisait même pas écho à mes observations, il en était encore incapable.
Par exemple, au lieu de changer un contact grillé sur un discontacteur - 1 euro - on change le relais complet à 200 euros. Le stock de relais de rechange étant dimensionné pour un nombre de panne avec destruction totale faible donné sur 30 ans à l'époque alors que nos bateaux arrivent à 40 ans, la catastrophe non anticipé sur les stocks était certaine. C'est devenus une plaie avec les cartes électroniques...
Les arsenaux pour justifier le coût des rechanges par rapport au civil, on mis le coût de l'emballage et du stockage en avant...Nos "responsables" totalement incompétent en emballage et stockage et ne pouvant parler d’incompétence ou parfois corruption a propos de haut cadres des arsenaux et des équipages de la flotte puisqu'ils avaient occupé ses postes auparavant ont donc décidé de travailler en flux tendu comme l'industrie qui amorti ses installations en 12 ans et pas 40 et passe à d'autres technologie sans passer par des appels d'offres avec des fournisseurs incontournables .
Tout aussi grave, la marine a abandonné son système de formation après un audit d'expert de l'éducation nationale. Aller chercher des experts auprès d'un système totalement en faillite et retenir ses conclusions totalement à coté de la plaque, il fallait le faire...et ils l'ont fait. Inutile de dire qu'un jeune BTS en électrotechnique a sans doute ( moi j'en ai ) d'énormes qualités sur les nouvelles technologies, mais j'ai pu observé des lacunes sévères sur les technologies des année 70-80 qui ne sont plus enseignées car plus utilisées par l'industrie. Et la marine ne pallie plus que très partiellement à ces manques, faute de personnel et parfois de perte de compétence comme dans toute l'industrie aujourd'hui. La philosophie c'est bien, les techniciens et ingénieurs qui ne sont pas issus des derniers de la classe ou des égarés qui ont vu de la lumière dans une salle et sont resté comme aujourd'hui, c'est pas mal aussi pour avoir une armée ou une industrie moderne.
Les forces spéciales...pas vraiment compris la modernité, il a cent ans ils s'appelaient corps francs. Juste une forme de communication qui n'a réussi qu'à enfumer nos responsables en les persuadant que l'on peut gagner des guerres avec ces seuls moyens en minimisant le travail du soutient. On ne fait pas un maître spécialiste de la maintenance de niveau d'intelligence personnelle IV avec un maître spécialiste de la pro-def de niveau d'intelligence personnelle II, par contre l'inverse est rapidement réalisable, si le nombre de ces spécialiste maintenance est suffisant et peuvent être détachés à d'autres tâches militaires, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Il reste les individus qui après avoir contribué à la destruction des moyens de soutient militaires pour ne pas fâcher les syndicats s'étonnent des délais de réparation et maintenance. Les ateliers militaires avec des militaires tournaient H24 si besoin à la demande des bords qui n'ont même pas d'atelier. Les civils travaillent uniquement pendant les heures ouvrables pour des tarifs facturés avec un zéro de plus et les astreintes sont effectuées avec des techniciens de niveau très différents (parfois totalement incompétent ou injoignable).
J'ai encore en mémoire la réponse d'un haut responsable de l'arsenal acceptant de mauvaise grâce de venir voire pourquoi notre SNA ne quittait pas le quai. Alors que je venait de lui exposer la solution à mettre en oeuvre pour solutionner un problème de carte électronique qui handicapait la dispo des SNA - étude faite avec un Technicien supérieur entretien flotte - pour un coût avoisinant les 10000 francs par SNA sans les rechanges, j'ai eu la surprise d'entendre qu'en dessous de 1 million de francs par SNA, l'arsenal ne rentrait pas dans ses frais et n'était pas intéressé. En d'autres temps pas si lointain (14-18) on fusillait pour beaucoup moins que cela. lui, il a eu de l'avancement et a continué à nuire aux forces.
Je ne doute pas un instant que beaucoup de choses sont à revoir pour la maintenance dans nos armées, mais re-créer avec des cadres et techniciens acceptant leurs limites ce qui a été détruit depuis 40 ans pour des histoires de chapelle coûterai une fortune. Et cette population acceptant la critique pour s'améliorer n'existe tout simplement plus ou alors elle est bien cachée.
a écrit le 20/02/2018 à 22:48 :
Il y a concernant la maintenance tout simplement un peu de ''bon sens'' qui manque au profit de l'application bête des réglementations.
Les hélicos de l'ALAT ont des pièces qui doivent être révisé toute les 50, 100 ou 200 de vol, mais comme elles étaient montés au fil du temps, au lieu de faire une révision globale de l'appareil, on déplace l'appareil de sa base à Clermont-Ferrand pour l'examen de chaque pièce séparément, ce qui fait un va et vient continuelle...
a écrit le 20/02/2018 à 21:22 :
Et pendant ce temps, dialogue difficile à l’OTAN sur l’Europe de la Défense...

Les États-Unis réclament que leurs vassaux européens augmentent leur budget de défense et achètent du matériel militaire américain. Le marché américain, quant à lui, est fermé aux industriels européens. Il est aussi demandé aux européens de ne pas interférer dans les marchés d’armement des pays non-membres de l’UE. La soi-disant Europe de la défense ne doit pas empiéter sur les domaines de l’OTAN. Washington demande également à l’UE de ne pas se mêler de l’affaire turco-syrienne, qui est une affaire bilatérale entre la Turquie et les États-Unis. Rappelons que c’est l’article 42 du TUE qui soumet la politique de défense européenne à celle de l’OTAN.
https://www.upr.fr/actualite/france/revue-de-presse-de-semaine-selection-12-18-fevrier-2018
a écrit le 20/02/2018 à 20:42 :
Aujourd'hui aucune armées européenne n'est en mesure de mener une guerre de haute intensité ! meme toute réunie
Réponse de le 27/02/2018 à 12:50 :
Et la Force Nucléaire ????
Il ne faut pas dire n importe quoi !!!!
a écrit le 20/02/2018 à 15:53 :
Si j'ai bien compris l'article pour avoir un avion ou helicoptere opérationnel immediatement il faut en acheter 2 !Les causes de cette non operationnalité on aimerait bien les connaitre et les comparer aux materiels étrangers americains ,russes ,anglais .Si c'est du à des problemes de conception c'est grave pour nous ........
Réponse de le 21/02/2018 à 2:21 :
Deux causes principales, la sophistication des éléments électroniques et l'absence de pièces détachées.Il faudrait exiger 10 ans de garantie constructeur , mais les coût serait en conséquence, alors on est obligé de "bricoler" pour assurer la maintenance, et ce n'est pas nouveau, dans les années 80 , on "canibalisait" un aéronef pour en mettre 3 en vol.
a écrit le 20/02/2018 à 14:18 :
Pourtant, je constate dans les journaux tous les jours, de plus en plus de démonstrations de la patrouille de France avec plusieurs avions. Cela doit représenter un grosse dépense budgétaire pour pas grand chose, même à titre publicitaire pour l'armée de l'Air.
Réponse de le 20/02/2018 à 19:38 :
L' Armée a besoin de nouveaux matériels aviation: avions d' entraînement les meilleurs en ce moment m 346 stopper les alphajets et les pc 21, pour l' armée de terre acheter du matériel existant chez nos voisins dans
l '.Otan sans perdre de temps en Recherche et Développement voir par exemple : centauro 2 , freccia , lince qui ont déjà fait leurs preuves; pour la marine au moins un porte avion plus petit pour des avions à décollage
verticale cela permettrait bien des économies ....
a écrit le 20/02/2018 à 12:57 :
On sent bien le désintérêt de la chose militaire depuis notre perte de souveraineté! Et faire semblant de s'en préoccuper ne la fera pas revenir! Nous avons perdu nos frontières, notre monnaies, notre politique extérieure, nos décisions intérieures, notre façons de vivre! Pour qui? Pourquoi?
a écrit le 20/02/2018 à 12:56 :
Comme quoi les Austaliens ne sont pas si stupides, ils sont préféré se débarrasser de leurs tigre pour prendre des Apache made in USA qui eux sont aptes à faire la guerre.

Derrière tout cela on a quand un groupe qui se fout du monde et qui fait des produits militaires qui ne sont pas au niveau c'est Airbus....
Réponse de le 20/02/2018 à 20:06 :
Les Tigre sont pleinement satisfaction et donne entière satisfaction
L'apache n'est pas compatible avec la doctrine d'emploi de l'ALAT !
Réponse de le 20/02/2018 à 20:10 :
La fiabilité c’est une chose, la maintenance c’est une autre. Même le meilleur appareil ne sera pas disponible longtemps si on ne se donne pas les moyens de l’entretenir... Bref difficile de l’extérieur de savoir si nous avons à faire à des problèmes de fiabilité ou d’un manque de maintenance. C’est peut être aussi les deux.
Réponse de le 20/02/2018 à 20:15 :
"Derrière tout cela on a quand un groupe qui se fout du monde et qui fait des produits militaires qui ne sont pas au niveau"

Vous avez certainement des données précises montrant que les problèmes de maintenance sont exclusivement dus à cette société. Le rapport semble pointer de nombreuses autres causes. n'hésitez pas faites nous profiter de vos informations.
a écrit le 20/02/2018 à 12:04 :
Quelle est l'utilité des opex ? elles me font penser ces opérations extérieures censées réduire le pouvoir de nuisance des groupes terroristes à la ligne Maginot qui n'a pas gêner les divisions allemandes de nous envahir .!!!
Faire plaisir à quelques généraux et aux industriels de l'armement tout au plus ....Le statut des cheminots d'un côté , l'entretien de nos armées d'un autre ..... en fait ce sont les fondements de notre sphère publique qui sont à revoir .
a écrit le 20/02/2018 à 12:01 :
Quelle est l'utilité des opex ? elles me font penser ces opérations extérieures censées réduire le pouvoir de nuisance des groupes terroristes à la ligne Maginot qui n'a pas gêner les divisions allemandes de nous envahir .!!!
Faire plaisir à quelques généraux et aux industriels de l'armement tout au plus ....
a écrit le 20/02/2018 à 11:19 :
Problème éternel depuis des années.Quand ce n'est pas les avions,ce sont les munitions qui manquent.Nous voulons donner partout à tout le monde mais nous n'en avons pas les moyens.D'accord avec Trump quand il dit "My Country First".
Arrêtons de jouer les bons samaritains et gérons l'état comme une société et non comme un puit sans fond.
Un jour........quelqu'un devra payer de sa poche mais aussi de son sang
a écrit le 20/02/2018 à 10:20 :
Pour comprendre l'origine du problème, il faut s'intéresser au taux d'absentéisme au sein du SIAé en particulier à Floirac et Cuers... Personne ne bosse.
a écrit le 20/02/2018 à 9:55 :
On n e peut pas accepter de perdre 9 milliards annuels pour abonder le tonneau des Danaïdes Ue -auquel va s' ajouter 3 autres milliards dès le BREXIT opéré- et créditer son armées, ses services publics, hôpitaux, écoles etc et faire fonctionner ce qui devrait fonctionner naturellement ..
Sur le sujet armée, Macron l' européiste qui rêvait de se montrer capable d' initiatives et d' une armée européenne vient d' être recadré par Jim Matis secrétaire à la défense américain lequel vient de siffler la fin de la récré lui rappelant à la fois qui était le patron, que l' UE était son domestique et que c' est à l' Otan qu' il convenait d' engraisser .. UPR.fr
https://www.upr.fr/actualite/nouvelle-gifle-macron-washington-obtient-europeens-quils-acceptent-dobeir-a-lotan-a-lotan-seule
a écrit le 20/02/2018 à 9:29 :
Mais puisque la France a été mise sous la tutelle de l' OTAN, y a t' il vraiment une volonté
de nos dirigeants pour pallier à ces problèmes logistiques et matériels ?
Évidemment non !... Le choix atlantiste nous a aliéné puisque nous n' avons plus de souveraineté nationale ....
Réponse de le 20/02/2018 à 11:03 :
1- lisez le rapport
2- cessez de reprendre les propos des trolls du boulevard Lannes. Vous ne vous en porterez pas plus mal
Réponse de le 20/02/2018 à 11:53 :
Evidemment non puisque l' origine du problème trouve sa justification dans la paupérisation des armées pour déplacer le budget défense et cachetonner auprès de l' Otan ; lequel se trouve là, je le rappelle, pour cliver géopolitiquement l' Europe d' avec la Russie tout en nous désignant les méchants ..
Pourquoi ?
https://www.upr.fr/conferences/qui-gouverne-la-france
a écrit le 20/02/2018 à 9:18 :
Les moyens manquent....c'est une évidence....il y a les avions, certes, mais aussi les navires (1 seul porte-avions qui est en maintenance au moins 6 mois par an....), les chars et les véhicules......peut-on réellement encore prétendre pouvoir se projeter hors du territoire national? Effectivement, j'imagine le casse-tête des militaires avec l'illusion d'une France puissante qu'entretiennent nos hommes politiques dans le discours....après lorsque la facture arrive là commencent les problèmes.....
a écrit le 20/02/2018 à 8:45 :
c'est partout pareil.
d'après la presse d'outre-Rhin d'octobre/novembre 2017 (Focus magazine, Schleswig-Holsteinischer Zeitungsverlag), il n'y a plus de sous-marin allemand opérationnel et seulement 95 des 244 chars Leopard 2 sont disponibles. "L'Armée allemande n'existe plus", Slate, 22/02/2015. "L'état désolant de l'Armée allemande", L'Opinion, 26/09/2014. "La disponibilité des forces armées allemandes reste "insuffisante" ", Opex360, 29/01/2018. "Actuellement l'Armée allemande ne peut pas tenir sa place à la tête de la force de réaction très rapide de l'OTAN", Opex360, 19/02/2018. etc...
le UK est aussi en mauvaise posture du fait de la forte austérité.
les complexes militaro industriels nous font acheter des trucs toujours plus chers et complexes.
a écrit le 20/02/2018 à 7:36 :
Rien de bien nouveau, avec la réduction au maximum la maintenant militaire et la mise en plaçe d'une MCO ( civile) rien ne vas vraiment mieux...
Mais le plus triste s'est que les matériels neufs sont aussi peux disponible ....
La question est de savoir quel est effectivement la fiabilité de certain matériels, A400M, Tiger, et autres.... Mais bon, cela n'est ils pas organisee...

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