Quand Airbus tourne le dos à Bombardier

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Selon Reuters, Bombardier a approché le groupe aéronautique européen en lui proposant la vente d'une participation majoritaire dans son programme CSeries
Selon Reuters, Bombardier a approché le groupe aéronautique européen en lui proposant la vente d'une participation majoritaire dans son programme CSeries (Crédits : REUTERS Christinne Muschi)
Bombardier a approché le groupe aéronautique européen en lui proposant la vente d'une participation majoritaire dans son programme CSeries. Airbus Group a confirmé des discussions mais qu'elles n'étaient "plus en cours".

Cela s'appelle un "râteau". Airbus Group a confirmé avoir "étudié des opportunités d'affaires avec le groupe basé au Canada Bombardier Inc et que de telles discussions ne sont plus en cours", a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi Airbus Group dans un communiqué. Selon Reuters, Bombardier a approché le groupe aéronautique européen en lui proposant la vente d'une participation majoritaire dans son programme CSeries dans le but d'assainir son bilan.

Le groupe canadien a également confirmé dans un communiqué avoir discuté avec Airbus, ajoutant aussi que ces discussions avaient pris fin. Il précise qu'il "continuera à explorer différentes initiatives, incluant une participation potentielle à la consolidation de l'industrie". Bombardier a proposé à Airbus de mener à bien le développement de ses avions d'affaires en échange d'une participation de contrôle dans le programme, ce qui mettrait fin à la tentative du constructeur canadien de concurrencer Airbus et Boeing sur le marché des avions entre 100 et 160 sièges.

De nombreux obstacles

De nombreux obstacles n'ont pas pu être surmontés pour qu'Airbus n'accepte cette offre inattendue de son concurrent. Le programme CSeries a notamment pris des années de retard et a très largement dépassé son budget prévisionnel. "Des négociations sont en cours mais ce sont encore des négociations exploratoires. Aucune des deux directions n'a pris de décision", avait précisé une des sources à Reuters.

Quatre sources proches du dossier avaient indiqué la semaine dernière que Bombardier envisageait désormais la vente d'une participation dans n'importe laquelle de ses divisions et plus seulement dans celle de transport ferroviaire, dans le but de s'assurer les moyens financiers de mener à terme le développement de son avion d'affaires CSeries.

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Commentaires
a écrit le 07/10/2015 à 13:42 :
Il est toujours difficile d'emblée de refuser de voir un dossier. Airbus pris dans d'autres objectifs comme la reprise globale de BAE qui devrait être annéoncée prochainement n'a pu s'en dispenser. Les affaires aéronautiques brésiliennes et canadiennes ont été montées par les européens uniquement pour forcer les américains à ouvrir leur ciel et leurs carnets de commande. Elles deviennent inutiles maintenant que c'est fait. Un seul interlocuteur s'offre actuellement à Bombardier : son homologue Embraer le brésilien en forte liaison avec Dassault. C'est une situation d'attente, certes mais plausible qui conviendrait à tout le monde. Cela reviendrait à ce que chacun des partenaires ne puisse plus bouger. Il n'est en revanche pas question de traiter avec un chinois, ce que les américains n'accepteraient pas. Dans ce contexte, un deal avec Alstom pour le reprise de la branche ferroviaire serait alors seulement possible, avec G.E aux USA en qualité de super-représentant. Question de stratégie.
Réponse de le 07/10/2015 à 19:52 :
A propos de Dassault, pas de trace dans la presse française d'un nouvel échéc à Delhi:
http://indianexpress.com/article/india/india-others/modi-govt-pushes-obsolete-made-in-india-plane-on-reluctant-military/
a écrit le 07/10/2015 à 9:29 :
C-series avion d'affaire? De 100 à 160 places!
Réponse de le 07/10/2015 à 14:41 :
Eh bien oui, JG Edouard, il faut croire qu'avec les Challengers, Global et Learjet, la gamme d'avions d'affaires de Bombardier n'était pas assez étendue pour la presse économique française.

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