Terrorisme : la France muscle son budget de la défense en 2017

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le budget de la défense (hors pensions) augmente factuellement de 600 millions d'euros par rapport à celui de 2016 pour atteindre 32,7 milliards d'euros
le budget de la défense (hors pensions) augmente factuellement de 600 millions d'euros par rapport à celui de 2016 pour atteindre 32,7 milliards d'euros (Crédits : Reuters)
Face à la menace terroriste et devant un environnement géopolitique instable, le gouvernement augmente une nouvelle fois le budget de la défense. Il est en hausse de 600 millions d'euros par rapport au budget 2016.

En 2017, les dépenses de défense devraient représenter 1,77% du PIB de la France (contre 1,78% en 2016), pensions comprises si bien sûr le budget de la défense est consommé dans sa totalité, soit 40,84 milliards d'euros, dont 8,15 milliards au titre des pensions. Loin, encore loin des 2% claironnés sur tous les tons par l'ensemble de la classe politique, certains visant même 2% hors pensions.

En attendant d'atteindre ce seuil (chimérique ?), qui fait tant rêver les militaires, le budget de la défense (hors pensions) augmente factuellement de 600 millions d'euros par rapport à celui de 2016. Il atteindra 32,7 milliards d'euros, dont 250 millions seront issus de recettes exceptionnelles (0,8% du budget), notamment générées par les cessions immobilières. Un peu moins que ce qu'avait demandé le ministère lors de la préparation du budget (33 milliards d'euros). "Nous sommes en deçà du besoin", explique-t-on à La Tribune. D'autant que le ministère devra avoir le couteau entre les dents pour ramener dans ses caisses les recettes exceptionnelles.

Une trajectoire financière en hausse

Vu sur un autre angle, le ministère de la Défense se réjouit également d'une augmentation de 775 millions d'euros par rapport à l'annuité prévue par la loi de programmation militaire (LPM) qui avait été réactualisée en juillet 2015 : 417 millions d'euros de crédits supplémentaires et 358 millions de gains d'économies (200 millions par des gains d'indice environ,  50 millions d'économie de produits pétroliers...).

Enfin, par rapport à la LPM initiale de 2013, le budget 2017 gagne plus de 1,1 milliard d'euros. Bref le message de l'Hôtel de Brienne est clair : la trajectoire financière de la LPM est augmentée dans un environnement géopolitique instable et de lutte contre la menace terroriste à très haut niveau.

Des effectifs en croissance

La hausse des crédits sera absorbée en grande partie par la hausse des effectifs des militaires. Alors qu'il était prévu de supprimer 2.600 emplois en 2017, le ministère prévoit d'embaucher 400 personnes l'année prochaine. Soit un écart de 3.000 hommes par rapport aux prévisions. Soit au total 216 millions d'euros, dont 73 millions pour l'amélioration des infrastructures). En outre, le ministère prévoit 27 millions d'euros supplémentaires pour accompagner l'accélération de la montée en cadence de la réserve nationale (40.000 militaires à fin 2018).

Enfin, les mesures d'amélioration de la condition du personnel militaire brûleront en 2017 environ 280 millions d'euros, dont 80 pour les mesures propres au ministère de la Défense et 200 millions pour les mesures intergouvernementales. Enfin, les moyens capacitaires des soldats bénéficieront d'un bonus de 270 millions d'euros, dont 80 millions serviront à rehausser les stocks de munitions, principalement de missiles et les bombes.

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Commentaires
a écrit le 29/09/2016 à 11:11 :
Il faut des sous pour parer aux prises d'otages!
a écrit le 29/09/2016 à 7:43 :
les opex c'est bien mais l'ennemi est déjà dans le pays , les attentats de ces dernières années nous le rappelent ; il serait bon que nos élus en soient conscients
a écrit le 28/09/2016 à 21:05 :
la france muscle son deficit paye par personne via les impots des enfants et petits enfants, vu qu'elle ne baisse pas les allocations sociales
on pourrait integrer tous les gens ' sans boulot' pour les envoyer au mali ou ailleurs, non?
ah ben non c'est l'electorat de gauche on parlait d'argent, pas de travail!
a écrit le 28/09/2016 à 19:20 :
Un ancien responsable de l'Otan aujourd'hui à la retraite prétend que la Russie peut envahir l'Europe en 48 heures...donc si on augmente le budget de la défense à 2 % du PIB au lieu de 1.77 % les Russes vont mettre deux heures de plus pour atteindre Paris, ils vont pas être contents ça c'est sûr ils vont pas être contents...
Réponse de le 28/09/2016 à 20:56 :
Mais si ils arrivent ( ou commencent a entrer chez nos voisins germaniques ) , ils prendront 2 ou 3 bombes pour les calmer ...

On paye suffisamment cher la dissuasion nucléaire et si c'est pour pas s'en servir alors pas la peine d'avoir une armée pour nous défendre.
a écrit le 28/09/2016 à 18:28 :
Nous rappelons que le chimérique 2% (HORS PENSIONS) est en réalité l'obligation légale de financement suite à la ratification du traité de l'atlantique nord et la demande réitéré du Conseil de l'Alliance.
Que la France s'est très officiellement engagée à suivre à de multiple reprise (la dernière fois en septembre 2014 au sommet de Newport) mais ne fait plus depuis grosso modo 2004.
a écrit le 28/09/2016 à 18:13 :
Et oui c'est ça la new school de gauche, un véritable programme de droite.

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