La vente de Yoplait se précise, les appétits de Nestlé aussi

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(Crédits : Anthony Albright)
Yoplait, dont la valeur est estimée à 1,3 milliard d'euros, est sous le feu de l'actualité depuis que le fonds s'est dit ouvert à des propositions de rachat de sa participation dans le numéro deux mondial des yaourts.

Le fonds français de capital-investissement PAI Partners veut démarrer courant novembre le processus de vente de ses 50% dans Yoplait, une opération susceptible d'intéresser des géants du secteur agroalimentaire ou d'autres fonds. Un porte-parole du fonds a déclaré jeudi à Reuters que ce processus serait long et qu'il prendrait plusieurs mois.
 

"On n'est pas loin du début du processus", a-t-il dit, en ajoutant qu'il s'attendait à ce qu'il soit lancé "courant novembre". Plusieurs banques ont été mandatées il y a quelques mois, dont BNP Paribas et Rothschild pour conseiller PAI et Morgan Stanley  pour organiser la vente.
 

Yoplait, dont la valeur est estimée à 1,3 milliard d'euros, est sous le feu de l'actualité depuis que le fonds s'est dit ouvert à des propositions de rachat de sa participation dans le numéro deux mondial des yaourts. La coopérative agroalimentaire Sodiaal, qui détient également 50% de Yoplait, a de son côté rappelé jeudi qu'elle n'avait pas l'intention de réduire sa participation.
 

La vente des parts de PAI devrait susciter l'intérêt de plusieurs géants de l'agroalimentaire, comme le Suisse Nestlé, l'Américain General Mills, qui distribue Yoplait aux Etats-Unis, ou des groupes asiatiques. Mais d'autres fonds de capital-investissement pourraient également se montrer intéressés. Le Figaro a rapporté jeudi que Nestlé, numéro un mondial de l'agroalimentaire, discutait avec le français Lactalis autour d'une offre commune sur Yoplait. Nestlé n'a pas souhaité faire de commentaires, tandis que Lactalis n'était pas disponible dans l'immédiat pour s'exprimer sur le sujet. "Deux possibilités s'offrent au géant suisse. L'option privilégiée consiste à s'associer à Lactalis", écrit le quotidien en citant plusieurs sources.
L'autre possibilité consisterait pour Nestlé à faire cavalier seul.

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