Prada pourrait lever jusqu'à 2,6 milliards de dollars en Chine

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Célèbre pour ses griffes Prada, Miu Miu, Church's et Car Shoe, le prestigieux groupe italien envisage de céder 20% de son capital sur cette place asiatique en vue de profiter de l'envolée du luxe en Chine

Hong Kong plutôt que Milan. A l'instar d'autres étrangers comme L'Occitane ou Trinity, le groupe de luxe italien Prada a opté pour une cotation sur la place chinoise au lieu de privilégier son marché domestique. Annoncée en janvier dernier, cette introduction  prévue pour le 24 juin prochain commence à se préciser.

Selon des sources proches du dossier, elle pourrait effectivement permettre au groupe de lever de 2 à 2,6 milliards de dollars (entre 1,36 et 1,77 milliard d'euros). Prada envisagerait en effet de céder  423,28 millions d'actions à un prix compris entre 3,20 et 4,21 euros. Le prix définitif sera fixé le 17 juin.

Prada est contrôlé à 94,89% par la famille Prada et Patrizio Bertelli, directeur général du groupe et mari de la créatrice Miuccia Prada, tandis que la banque italienne Intesa Sanpaolo en possède 5,11%.Cette introduction qui revient à céder 20% de son capital valoriserait l'ensemble du groupe autour de 7 milliards d'euros.

Pour les investisseurs institutionnels, la réservation a démarré aujourd'hui tandis que l'offre publique, elle, doit débuter dans une semaine.

Un prix jugé élevé

Le groupe a entamé aujourd'hui des réunions avec des investisseurs asiatiques à Singapour. L'occasion pour certains d'émettre des doutes sur le tarif fixé pour cette opération alors que le prix évoqué valorise la société autour de 27 fois ses résultats estimés en 2011.

"Il n'y a a priori aucune raison pour que la valorisation de Prada dépasse celle de LVMH dont le portefeuille d'activités est plus diversifié",  indique par exemple un gérant singapourien. A titre de comparaison, le groupe français LVMH affiche un ratio cours sur bénéfices de 17,3 fois pour 2011. Quant au britannique Burberry, célèbre pour ses "raincoats" et également candidat à une future cotation à Hong Kong est valorisé 21,4 fois. 

" Prada veut capitaliser sur la croissance du luxe en Chine mais elle n'est pas la seule marque à vouloir s'établir sur ce marché. la concurrence va être rude", poursuit un autre gérant. 

De fait, la Chine devrait représenter à elle seule 20% du marché global du luxe en 2015 selon les estimations du consultant McKinsey qui table sur une multiplication par trois sur place des dépenses dans ce domaine, à 27 milliards de dollars à cet horizon, contre 10 milliards en 2009.

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