Les ventes de bordeaux tirées par le marché chinois

 |  | 445 mots
Lecture 2 min.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : REuters)
Après une année 2009 catastrophique, les exportations de vins de Bordeaux ont, hors de France, nettement rebondi l'an passé. Le marché chinois a été particulièrement dynamique avec une hausse de 130% sur un an.

Le bordeaux retrouve des couleurs à l'export. Selon les résultats communiqués par le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), la progression des ventes entre mars 2010 et mars 2011 a atteint 20% en volume et 27% en valeur, avec un pic à 130% d'augmentation en valeur vers la Chine et Hong-Kong.

Avec 1,87 million d'hectolitres exportés pour une valeur de 1,63 milliard d'euros sur douze mois, les exportations retrouvent des niveaux qui prévalaient avant la crise. En 2009, les viticulteurs bordelais avaient en effet été confrontés à un effondrement de leurs ventes hors de France (-14% en volume et - 23% en valeur). C'est un nouveau signe positif pour les vins de Bordeaux et plus généralement pour les vins français qui restent, avec l'aéronautique, le meilleur atout du pays à l'exportation, avec un chiffre d'affaires de 6,9 milliards d'euros à l'étranger.

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a souligné dimanche, lors de l'inauguration du salon Vin expo, que "c'est hors des frontières que se trouvent les relais de croissance". La France, qui vient de reprendre la première place mondiale en valeur pour ses exportations de vin, se situe, avec ses 13,5 millions d'hectolitres exportés en 2010, loin derrière l'Italie et ses 20,6 millions d'hectolitres et l'Espagne (17 millions d'hectolitres) en terme de volume.

Les petits vignerons peinent toujours à vivre de leur travail

Pour autant, la croissance exceptionnelle du seul marché chinois ne suffira pas à assurer les beaux jours aux viticulteurs bordelais qui font face à une concurrence redoutable. "Nous devons impérativement regagner des parts de marché chez nos clients traditionnels", assure Allan Sichel, président de l'Union des maisons de Bordeaux regroupant les négociants de la place. Dans un marché mondial de plus en plus concurrentiel, le vignoble bordelais bénéficie pour sa part de l'image de ses grands crus, avec des prix en primeurs qui ont battu tous les records sur le millésime 2009 et s'apprêtent à encore affoler les compteurs sur le 2010.

Mais derrière les grands châteaux qui se vendent bien, les petits viticulteurs de la région, les plus nombreux, n'arrivent plus à vivre de leur travail. La Chambre d'agriculture de la Gironde a constaté qu'entre 20 et 25% des producteurs de la région de Bordeaux avaient enregistré un revenu négatif en 2009 et que la situation s'était encore aggravée en 2010, d'autant que beaucoup vivent de la vente de leur vin en vrac.

Pour stopper l'hémorragie, le syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur, plus grande AOC en volume du bordelais, organisme chargé de regrouper l'offre des vins en vrac, veut bloquer les prix à au moins 800 euros le tonneau, ce qui constitue pour certains à peine le prix de la survie.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 21/06/2011 à 14:04 :
les Bordeaux hors grands crus ou certains crus bourgeois sont en termes de qualité et d'originalité nettement inférieurs aujourd'hui à des vins du Languedoc, des Côtes du Rhône voire de certains vins d'Alsace ou des Pays de Loire. Et on ne parle donc pas des vins de Bourgogne; En matière de rapport qualité/prix la comparaison est encore plus terrible, les temps changent et le Bordelais comme la France ne changent qu'en partie, attachés à des rêves de grandeur et de renommée dépassés si tant est qu'ils ont existé.
a écrit le 21/06/2011 à 10:12 :
Faites des stocks! Un français ne pourra bientôt plus boire ni Champagne ni Bordeaux.
Réponse de le 21/06/2011 à 12:28 :
@ corso: bon, t'auras l'alcool de riz à la place :-)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :