Chanel accusé de "contrebande systématique" par la presse turque

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Des flacons de parfums, des vêtements ou du maquillage Chanel, importés frauduleusement sur le sol turc dans des valises... Par des employés de la maison de luxe. C'est ce qu'affirme le quotidien turc Hürriyet, se basant sur sur un document de la Direction des douanes turque.
Chanel, symbole du luxe français, est ainsi accusé de "contrebande systématique". Selon le scénario rocambolesque détaillé par le journal turc, trois salariés de l'entreprise, dont le directeur des opérations en Turquie, sont accusés d'avoir importé une partie des produits vendus dans les magasins Chanel d'Istanbul... Dans des valises.
Selon Hürriyet, les employés ont agi "systématiquement et en conscience", dans le but "de ne pas payer les droits de douanes requis par la Turquie". Ils risquent entre 2 et 10 ans de prison.
Les produits vendus par Chanel étant coûteux, poursuit le journal qui cite le document que les Douanes ont transmis à la justice turque, la valeur totale des produits transportés dans deux valises (le nombre de bagages autorisés vers la Turquie) peut atteindre jusqu'à 1 million d'euros.
Dans un communiqué, Chanel indique réfuter "un certains nombres d'accusations" relayées dans la presse dans les médias. L'entreprise indique n'avoir "à aucun moment été informée officiellement de faits que lui reprocherait la justice turque" :
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A la suite de ces constatations, l'entreprise s'est séparée "de la responsable de l'activité des boutiques de l'époque". "Cette situation est tout à fait exceptionnelle, et depuis, nous avons encore resserré nos mesures de contrôles", indique Chanel, qui poursuit :
Toutefois, le document que le quotidien turc Hürriyet a pu consulter fait état de conversations internes à l'entreprise, liant les employés d'Istanbul au siège parisien de Chanel.
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Dans cette correspondance, l'un des employés à Istanbul soupçonné de fraude demanderait à un collègue parisien, l'un des employés soupçonnés d'Istanbul s'informe auprès d'un collègue à Paris sur la manière d'enregistrer les marchandises qui étaient libres de paiements.
Hürriyet conclut en évoquant des soupçons de falsification de documents, dans le but d'éviter le paiement de droits de douanes.
[Edité 18.00 avec réaction de Chanel]
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