Le volailler Tilly-Sabco mis en cessation de paiement

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Il ne voyait plus d'autres alternatives. Lors d'un comité d'entreprise, lundi au siège du groupe agroalimentaire à Guerlesquin dans le Finistère, le PDG, Daniel Sauvaget, a dit avoir été "contraint d'effectuer une déclaration de cessation de paiement" de l'abattoir "auprès du tribunal de commerce de Brest".
Daniel Sauvaget a précisé dans un communiqué qu'il comptait notamment sur le "soutien de son principal client saoudien, le groupe Abbar".
L'audience au tribunal de commerce de Brest aura lieu ce mardi 23 septembre à 14h, a confirmé à l'AFP l'entreprise. La décision du tribunal devrait être mise en délibéré.
Pour les salariés, présents à la réunion, l'annonce de la cessation de paiement a fait l'effet d'un choc, même s'ils la redoutaient en raison des difficultés de l'abattoir, qui tourne au ralenti depuis l'été.
Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production était destinée au Moyen-Orient, principalement à la péninsule arabique, remontent à la suppression en 2013 des aides européennes à l'exportation pour les poulets congelés (les restitutions), qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d'euros par an.
Les groupes français Doux et Tilly-Sabco étaient les derniers en Europe à recevoir ces subventions, qui leur permettaient de supporter le différentiel de compétitivité avec le Brésil, leur principal concurrent.
Malgré les 15 millions d'euros dégagés par la France fin 2013 pour aider la filière, les difficultés de Tilly ont pris un tour critique cet été quand Nutréa (filiale de la coopérative bretonne Triskalia), principal fournisseur de poussins pour les éleveurs qui envoient leurs poulets à l'abattoir Tilly-Sabco, a cessé de les livrer faute d'assurances de paiement, compte tenu des difficultés de la filière.
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Finalement, Tilly-Sabco a pu maintenir une activité réduite en septembre grâce à l'apport de 450.000 poulets par semaine à l'abattoir, soit deux jours de travail hebdomadaires, selon le syndicat CGT.
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