Stéphane Le Foll inquiet d'une "chute trop brutale des prix agricoles"

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Pour le ministre le problème vient de la baisse des prix agricoles en particulier ceux des céréales sur les marchés mondiaux, qui ont provoqué un effondrement des revenus des producteurs.
Pour le ministre le problème vient de la baisse des prix agricoles en particulier ceux des céréales sur les marchés mondiaux, qui ont provoqué un effondrement des revenus des producteurs. (Crédits : reuters.com)
La production agricole a beau être à la hausse en 2014 dans l'Hexagone selon l'Insee, le revenu moyen des paysans a progressé d'à peine 1% cette année, après une chute de 22% en 2013. Une situation qui préoccupe le ministère de l'Agriculture.

L'effondrement des prix agricoles met des exploitations en danger "de basculer", a reconnu mardi 16 décembre le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, qui veut trouver "des mécanismes pour éviter les chutes trop brutales".

Effondrement des revenus

Pour le ministre, interrogé sur RTL, le problème vient de la baisse des prix agricoles, en particulier ceux des céréales sur les marchés mondiaux, qui ont provoqué un effondrement des revenus des producteurs, ou ceux des fruits en raison de la surproduction en Europe.

"Dans certains secteurs, on a mis en place des allègements de charges, des reports de remboursement, mais dans beaucoup d'endroits on a des exploitations agricoles qui risquent de basculer dans la grande difficulté et de ne plus être en mesure d'assurer leur pérennité", a reconnu le ministre.

"Ce sont des difficultés sur lesquelles on doit être extrêmement attentif, dans un contexte d'embargo russe qui pèse sur les échanges et les marchés".

1.250 euros par mois

Si le secteur du lait s'en sort bien en 2014, les céréaliers, producteurs de fruits et éleveurs bovins devraient gagner au mieux 15.000 euros sur l'année, soit 1.250 euros par mois environ, créant des situations catastrophiques dans certaines exploitations.

L'embargo décrété par Moscou au mois d'août dans le contexte de la crise ukrainienne vise toutes les productions agroalimentaires occidentales et pénalise en France les producteurs de fruits et légumes et de viande porcine.

"Il faut trouver des solutions et faire en sorte de trouver des exportations pour dégager les excédents et, sur les prix, trouver des mécanismes pour éviter les chutes brutales des cours, notamment sur le lait" explique Stéphane Le Foll.

Pour le ministre, la fin des quotas laitiers en Europe, programmée pour le mois d'avril, "doit être mieux préparée" et la production "mieux régulée".

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Commentaires
a écrit le 16/12/2014 à 18:13 :
s'ils produisent moins , ils pollueront moins .
a écrit le 16/12/2014 à 17:56 :
C'est bon pour le consommateur, car les prix alimentaires ont trop augmenté. Pourquoi ce ministre ne pleure pas quand les salaires n'augmentent pas ? Ah oui, on s'en fiche de ça, y a pas de lobby puissant des travailleurs pour faire pression...
Réponse de le 17/12/2014 à 18:57 :
il ne faut pas croire que lorsque les prix baissent à la production, ils baissent aussi pour le consommateur. (Les marges intermédiaires augmentent!)
D'autre part, l’interprétation de c'est chiffres est à l'image de la culture entrepreneuriale française... IL NE FAUT PAS CONFONDRE RESULTAT AVANT IMPOTS ET MSA avec SALAIRE!
Quand on constate des interprétations de ce genre, il y a de quoi avoir peur. Non la Fance n'est pas à la veille de se relever....
a écrit le 16/12/2014 à 16:51 :
Je voudrais signaler à M. Le Foll que son gouvernement vient justement de supprimer une solution qui permettait aux agriculteurs de ne pas être trop taxés les années où ils gagnent bien leur vie pour pouvoir gérer les années plus difficile!!!!
Le mot cohérence ne doit faire partie de votre vocabulaire
Réponse de le 16/12/2014 à 17:18 :
Et les années où ils gagneront (théoriquement) moins bien leur vie, ils pleurnicheront encore pour obtenir plus de subventions ou aides "exceptionnelles" pour maintenir les profits de leur petite entreprise qui ne connais jamais crise... grâce à la PAC.
a écrit le 16/12/2014 à 16:49 :
Voilà un Ministre UTILE pour la France : Il est INQUIET.
AU lieu de faire un Plan de travail ou de chercher des solutions Monsieur est INQUIET
a écrit le 16/12/2014 à 13:56 :
La régulation de l'économie est une illusion.
a écrit le 16/12/2014 à 13:13 :
C'est toujours les mêmes qui pâtissent de décision prise a l'extérieur de la France et appliqué par leurs valets à l'intérieur!
a écrit le 16/12/2014 à 10:34 :
merci chers politiciens d'avoir vendu l'avenir de nos agriculteurs et d'avoir sacrifié leur vies sur l'autel de notre suivisme des USA...
Quand on voit ce que coute les sanctions à la Russie : très peu car leurs revenus sont en roubles, et le pétrole vendu en $ (la baisse du pétrole est entièrement compensée par la hausse du $ contre le rouble) et le budget Russe est en rouble

et quand on voit ce que ca coute à l'europe tout secteur confondu sans compter la chute des bourses.l'allemagne est en récession à cause des sacntions, c'est dire...

alors on apparait comme les énormes dindons de cette farce initiée par Bruxelles et l'Otan...

clap clap clap Fabius et Hollande, les fossoyeurs de la France.
Réponse de le 16/12/2014 à 11:31 :
Je crois que c'est plutot l'arret des subventions europpéenes qui ont ruiné notre agriculture.Un peu comme si on demandait a un salarié EDF d'aller prospecter des clients et de se payer sur l'électricité vendue!
Réponse de le 16/12/2014 à 16:53 :
Chez EDF ils ont l’électricité pas cher, la retraite à 55 ans, un CE dépassant l'entendement, etc ...
a écrit le 16/12/2014 à 9:56 :
Spectaculaires les baisses sur maïs et blé, sur l'énergie, la remontée du dollar, ..le tout dans des économies "régulées"..On sent bien que les politiques sont inéfficaces. Bien obligés de vivre avec cette variabilité.

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