Aliments pour animaux de compagnie : comment la startup Pepette veut bousculer le marché du Petfood
Guillaume Fischer
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pepette annoncera en télévision à partir de 2024.
Reuters
Guillaume Fischer
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pepette annoncera en télévision à partir de 2024.
Reuters
La future unité de production de Pepette, une startup basée dans le Xe arrondissement parisien, sera achevée fin février 2024 au Controis-en-Sologne, à 25 kilomètres au sud de Blois. La société prévoit d'y fabriquer ses propres recettes d'alimentation fraîche pour animaux (poulet, poisson, légumes, etc.) à partir du printemps prochain. Elles sont actuellement sous-traitées auprès d'un fournisseur basé à Vitry-en-Artois dans les Hauts-de-France.
La construction du bâtiment d'une surface de 1.500 m2 a mobilisé un investissement de 3 millions pris en charge par la ville du Controis-en-Sologne. Pepette financera de son côté la ligne de production à hauteur d' 1,5 million d'euros. L'objectif est de réaliser environ 300 tonnes de nourriture fraîche pour animaux la première année. La société, qui recrutera dans un premier temps cinq salariés pour assurer le démarrage de l'unité, prévoit d'atteindre une vingtaine de collaborateurs sur son site du Loir-et-Cher d'ici 2026. Elle ajoutera ainsi une brique supplémentaire au sein de « Food Val de Loire », le cluster du Controis-en-Sologne autour de l'alimentation, qui fédère une cinquantaine d'entreprises spécialisées.
70% des chiens et des chats seraient en surpoids et 30% d'entre eux souffriraient d'obésité dans l'Hexagone. C'est en consultant une étude scientifique pointant les méfaits des croquettes sèches et des pâtées humides de l'industrie agro-alimentaires pour la santé animale que Marine Thersiquel décide de fonder Pepette en 2019. Un surnom affectueux donné par cette trentenaire diplômée de l'Ecole de Management de Grenoble aux animaux de la ferme de ses grands-parents dans le Finistère sud. Son concept affiche clairement sa différence.
À lire également
Il est basé d'une part sur des plats cuisinés équilibrés et non transformés, conditionnés en rations individuelles mises sous-vide. D'autre part, la commercialisation est effectuée presqu'exclusivement depuis la plateforme numérique Pepette.co avec la souscription d'un abonnement mensuel (environ 90 euros) qui inclut la livraison. « Nos programmes alimentaires sont personnalisés en fonction de la race, de la taille et du poids du chien ou du chat, assure Marie Thersiquel. La prise en compte de ces données, qui ne sont pas uniformes, leur assure une alimentation adaptée, gage d'une bonne santé ».
Guillaume Fischer
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État monte au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise