La production mondiale de vin à son plus bas niveau depuis soixante ans
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La France, avec une production stable, redevient quant à elle le premier fournisseur de vin au monde devant l'Italie.
ARDEE NAPOLITANO
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La France, avec une production stable, redevient quant à elle le premier fournisseur de vin au monde devant l'Italie.
ARDEE NAPOLITANO
Gels, pluies diluviennes, mildiou, sécheresses... La production mondiale de vin a chuté cette année de 7%, à son plus bas niveau depuis 1961, selon une estimation de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), publiée ce mardi 7 novembre.
Au total, ce sont entre 241,7 et 246 millions d'hectolitres qui ont été produits, selon des informations collectées par l'OIV dans 29 pays représentant 94% de la production mondiale.
Les phénomènes qui ont affecté la vigne cette année sont très disparates et il n'a pas encore été démontré qu'ils étaient directement liés au changement climatique, assure Inaki Garcia de Cortazar-Atauri, de l'institut de recherche agronomique Inrae.
« on peut faire le constat qu'on a de plus en plus d'événements extrêmes récurrents
» comme les canicules ou d'importantes dans certaines zones, qui se rajoutent à des fléaux connus depuis longtemps comme le mildiou, complète ce spécialiste de l'impact du changement climatique sur l'agriculture.« exposé aux effets d'une météo capricieuse, étant donné que les opérations de récolte y durent plus de 100 jours, soit la durée la plus longue d'Europe
», soulignait récemment le principal syndicat agricole Coldiretti.Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Les conséquences des fortes pluies dans le pays par exemple sont aussi liées à l'artificialisation des sols, explique à l'AFP Inaki Garcia de Cortazar-Atauri. Dans l'hémisphère nord, à l'instar de l'Italie, la production viticole a particulièrement pâti de divers aléas en Espagne (-14%) et en Grèce (-45%).
En France, même si la production se stabilise dans son ensemble, il existe de fortes disparités, relève l'OIV. Le Bordelais et la région du sud-ouest ont fait face à la propagation du mildiou tandis que le Languedoc-Roussillon a été affecté par des vagues de chaleur et la sécheresse. Dans le Bordelais, la commission européenne a même donné son feu vert début novembre au plan d'arrachage sanitaire de vigne. Cette aide destinée aux viticulteurs, financée par l'Etat et l'Union Européenne, permet de lutter contre la flavescence dorée, une maladie qui menace les vignes laissées à l'abandon.
particulièrement importants
» sont attendus dans le Cognac, en Corse et en Champagne, souligne l'OIV. En Bourgogne, les vignerons misent cette année sur une récolte prometteuse.Quelques pays ont en revanche tiré leur épingle du jeu, à commencer par les Etats-Unis, qui conservent leur place de 4e fournisseur mondial, à la faveur de températures fraîches et de fortes pluies hivernales dans les régions viticoles de Napa et de Sonoma.
La baisse de la production n'est toutefois pas forcément une mauvaise nouvelle, relève l'OIV :
est plutôt une bonne nouvelle
» car elle devrait alléger la pression sur les prix, a estimé de son côté Jean-Marie Cardebat, spécialiste de l'économie du vin à l'Université de Bordeaux.À lire également
« J'ai plutôt envie d'avoir des vignerons qui produisent des vins qui se vendent bien
», arguait-il lors d'un point presse mi-octobre, alors que les Français, notamment les jeunes, consomment de moins en moins de vin. Pour contrer la baisse de la consommation de vins, accentuée par la baisse du pouvoir d'achat, l'Union Européenne a même autorisé à verser une aide au secteur viticole afin de permettre aux producteurs de détruire leurs vins.(Avec AFP)
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