Les Etats-Unis s'opposent à la vente de l'électroménager de General Electric à Electrolux

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Les autorités américaines s'inquiètent des effets sur les consommateurs. C'est pourquoi, elles ont finalement décidé de s'opposer à la cession des "produits blancs" de General Electric (GE) au groupe suédois Electrolux, une opération risquant d'entraîner, à leurs yeux, une distorsion de la concurrence entraînant une hausse des prix des gazinières .
Le département de la Justice (DoJ) a décidé de saisir les tribunaux pour faire valider cette décision, comme le veut la réglementation américaine en matière de concurrence, a-t-il annoncé dans un communiqué. L'une des ministres adjointes de la Justice, Leslie Overton, en charge de la division Antitrust, explique:
Le conglomérat industriel américain et le groupe suédois contestent toutefois ces arguments et assurent même qu'ils entendent toujours finaliser l'opération cette année.
Elle rappelle que le même département de la Justice avait approuvé en 2006 la fusion des rivaux Whirlpool et Maytag, alors que ce dernier était à l'époque l'un des principaux rivaux du premier sur le marché américain des appareils électroménagers.
Quant à general Electric, dans un mail à l'AFP il affirme avoir "l'intention de défendre vigoureusement cette cession comme n'étant pas contraire à la concurrence et bonne pour le consommateur".
Le rachat de la branche énergie d'Alstom aussi en suspens
Les deux sociétés peuvent encore sauver la transaction en proposant des remèdes qui balaieraient les craintes du régulateur. Elles indiquent avoir déjà reçu le feu vert des autorités de la concurrence au Brésil, au Canada et en Equateur mais des régulateurs d'autres pays examinent encore la transaction.
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Un échec serait un coup dur pour General Electric, qui fait le ménage dans ses portefeuilles afin de se recentrer sur ses activités industrielles à fort potentiel. Le groupe essaie d'ailleurs actuellement de convaincre la Commission européenne d'approuver son rachat du pôle énergie du fleuron industriel français Alstom. La partie n'est pas gagnée. Une audition des responsables du groupe est prévue ce jeudi dans les locaux de la Commission européenne à Bruxelles.
(Avec AFP)
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