Plastique : plusieurs objets jetables interdits dans l'UE dès 2021

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Les cotons-tiges, les couverts, les assiettes, les pailles, les agitateurs de boissons ou encore les bâtonnets pour ballons, font partie des produits interdits.
Les cotons-tiges, les couverts, les assiettes, les pailles, les agitateurs de boissons ou encore les bâtonnets pour ballons, font partie des produits interdits. (Crédits : Darren Staples)
Le Parlement européen a donné mercredi 27 mars l'assentiment officiel à une directive visant à lutter contre la pollution due au plastique. Les produits en plastique à usage unique, pour lesquels il existe des alternatives sans plastique, seront interdits dès 2021.

Comme la Commission européenne l'espérait, le parcours législatif a pu être terminé avant les élections - qui risquaient de remettre en cause le texte. Mercredi 27 mars, le Parlement européen a donné l'assentiment officiel, à une large majorité, à une directive portant sur les objets en plastique à usage unique, sur laquelle un accord avait été obtenu fin décembre entre les institutions européennes.

Elle prévoit l'interdiction, à partir de 2021, de certains produits en plastique à usage unique, pour lesquels il existe des alternatives sans plastique, comme les cotons-tiges, les couverts, les assiettes, les pailles, les agitateurs de boissons ou encore les bâtonnets pour ballons. Le plastique oxo-fragmentable (qui se décompose en micro-particules mais ne se bio-dégradent pas dans l'environnement) fait aussi l'objet d'une interdiction.

Les mégots dans le viseur de la directive

Quant aux autres produits aujourd'hui moins facilement remplaçables, comme les emballages en plastique d'aliments prêts à la consommation, l'objectif est d'en réduire l'utilisation au niveau national et d'être plus exigeant sur leur conception et leur étiquetage. La législation fixe par ailleurs un objectif de collecte de 90% pour les bouteilles en plastique d'ici 2029. Ces bouteilles devront contenir 25% de produit recyclé dans leur fabrication d'ici 2025, et 30% d'ici 2030.

Le texte renforce aussi le principe du pollueur-payeur, en particulier pour l'industrie du tabac, qui devra couvrir à partir de 2023 les coûts de collecte et de recyclage des filtres à cigarettes, véritable plaie pour l'environnement, puisqu'il s'agit du deuxième produit en plastique à usage unique le plus jeté dans l'UE.

Plus de 70% des déchets marins

"Le plastique empoisonne nos mers, il tue leurs habitants et il nous menace, nous, au bout de la chaîne. Il était urgent d'agir", a insisté mercredi la Belge Frédérique Ries (groupe Alde, libéraux), rapporteur du texte, approuvé par 560 voix pour, 35 contre 28 abstention.

"Un mégot jeté à l'océan pollue entre 500 et 1.000 litres d'eau", a-t-elle souligné.

Les produits couverts par la législation représentent, selon la Commission, plus de 70% des déchets marins, dont on retrouve des résidus dans de nombreuses espèces comme les tortues de mer, les phoques, les baleines ou les oiseaux, mais aussi les poissons et les mollusques destinés à l'alimentation humaine.

En France, de nouvelles interdictions dès 2020

Dans l'Hexagone, la loi "pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous" (dite loi "Egalim"), définitivement approuvée le 2 octobre 2018, prévoit toutefois déjà à partir du 1er janvier 2020 l'interdiction des "couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes et bâtonnets mélangeurs pour boissons".

Ces produits sont ainsi venus s'ajouter à aux cotons-tiges, "gobelets, verres et assiettes jetables de cuisine pour la table en matière plastique", bannis à partir de la même date, ainsi qu'aux sacs de caisse, aux sacs des rayons des fruits et légumes, et aux micro-billes cosmétiques, qui eux ne sont plus distribués depuis, respectivement, 2016, 2017, 2018. Mais, dans le cadre de l'examen de la loi Pacte, les sénateurs ont tenté de restreindre et/ou retarder ces interdictions.

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a écrit le 28/03/2019 à 23:36 :
Pour rappel (à titre d'exemple), les cotons tiges auraient dû être interdits en France depuis le 1er janvier 2017 ...
a écrit le 28/03/2019 à 21:53 :
Quand se débarrassera t-on de la censure des idées et des laquais du capitalisme vert ?
a écrit le 28/03/2019 à 17:02 :
Q : Quand ces professionnels de la bienfaisance cesseront-il de nous pourrir la vie pour justifier leurs émoluments et sauver une planète qui en a encore pour des centaines de millions d'années ?
R : quand on se sera débarrassé du capitalisme vert qui les soutient parce qu'il est incapable de produire des biens que les consommateurs achèteraient naturellement ; c'est pourquoi il les force à acheter sa camelote verte via les collectivités fiscales.
Gilets jaunes : encore un effort !
Réponse de le 28/03/2019 à 23:42 :
Quand vous comprendrez que ce n'est pas la planète, mais la vie/survie des enfants que vous faites qu'il s'agit de sauver ... Si le péquin moyen vivant dans le monde n'était pas un gros goret (pardon à ces animaux) incapable de ne pas chi** dans sa mangeoire, nous n'aurions pas besoin de ce genre de lois débi***
Réponse de le 29/03/2019 à 10:23 :
Justement, la seule vraie source de pollution c'est la surpopulation.
A une époque où le prolétariat est de plus en plus remplacé par des automates, il serait temps de réduire la démographie. Tout le monde serait plus riche et plus heureux et la planète continuerait à s'en fiche royalement.
Derrière ces salades écologiques il n'y a qu'un capitalisme incapable d'innover et qui fourgue sa camelote verte en s'appuyant sur une classe politique de tartuffes. Le culte écologique utilise toutes les ficelles des religions : menace de fin du monde, multiplication de l'espèce humaine jusqu'à ce que tout soit saturé et pollué, rejet de la science au profit de la superstition et de la bienpensance, interdictions ineptes et liberticides.
Réponse de le 29/03/2019 à 10:27 :
Réponse à truc :

Justement, la seule vraie source de pollution c'est la surpopulation.
A une époque où le prolétariat est de plus en plus remplacé par des automates, il serait temps de réduire la démographie. Tout le monde serait plus riche et plus heureux et la planète continuerait à s'en fiche royalement.
Derrière ces salades écologiques il n'y a qu'un capitalisme incapable d'innover et qui fourgue sa camelote verte en s'appuyant sur une classe politique de tartuffes. Le culte écologique utilise toutes les ficelles des religions : menace de fin du monde, multiplication de l'espèce humaine jusqu'à ce que tout soit saturé et pollué, rejet de la science au profit de la superstition et de la bienpensance, interdictions ineptes et liberticides.
a écrit le 28/03/2019 à 12:16 :
C'est tout ce que l'Europe peut faire en matière d'environnement ? Interdire les paille en plastique ? Pas très sérieux ! Et limiter la puissance des moteurs des vehicules de tourisme, imposer des normes d'émissions significatives sans céder auc lobbying, imposer la fermeture des centrales à charbon, limiter ou interdire certains engrais, pesticide, réduire les transports à travers la planète de ce qui peut être produit sur place, des fraises en hiver....Ca ils peuvent pas ! Bande d'incapables !
a écrit le 28/03/2019 à 11:05 :
L'UERSS ou à la vitesse de la poussée d'un ongle...

Moi j'achète déjà des cotons tiges 100% coton hein parce que s'il faut attendre que nos benêts corrompus se réveillent, enfin s'éveillent déjà... -_-

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