« Un tiers des adhérents au Fashion Pact utiliseront dès 2021 plus de 50 % d'énergies renouvelables » (François-Henri Pinault, Kering)
Natasa Laporte
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Usage de pesticides et de produits chimiques pour la production des matières premières, coton ou autres, transport qui émet des gaz à effet de serre... la mode contribue elle aussi aux émissions de CO2 et endommage la planète. Face à ce constat, Kering, le groupe mondial de luxe, propriétaire des marques Gucci, Balenciaga, Saint-Laurent, Boucheron, a été chargé par Emmanuel Macron, en avril 2019, de regrouper des entreprises du secteur autour d'une réflexion collective sur la réduction de leur impact environnemental.
C'est ainsi qu'est née « Fashion Pact », une initiative dévoilée en août 2019 au G7 de Biarritz, qui vise à atteindre la neutralité carbone du secteur à l'horizon 2050 et rassemble nombre d'entreprises autour de trois thématiques d'action : le changement climatique, la biodiversité et la protection des océans en éliminant notamment les plastiques à usage unique. « Nous sommes aujourd'hui plus de 60 entreprises et plus de 250 marques à travailler ensemble sur ces thèmes », a indiqué François-Henri Pinault, PDG de Kering, lors du Forum Zéro Carbone, organisé les 10 et 11 décembre par La Tribune et la Ville de Paris pour faire le point sur les progrès de la lutte contre le réchauffement climatique à la veille du cinquième anniversaire de l'Accord de Paris.
« Sur chacun de ces thèmes, nous avons défini des objectifs très opérationnels », assure le dirigeant du numéro deux mondial du luxe. « Sur le changement climatique, nous nous engageons à utiliser a minima 50% d'énergies renouvelables en 2025 et 100% en 2030 », détaille-t-il. Et les avancées sont déjà là... « Un tiers des adhérents du Fashion Pact seront, dès l'année prochaine, au-dessus de 50% d'utilisation d'énergies renouvelables », avance-t-il.
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Autre chantier, celui de la biodiversité, qui montre aussi le chemin parcouru depuis le lancement de l'initiative. « Au moment de la création du Fashion Pact, 80% des adhérents n'avaient pas de plan d'action sur la biodiversité. Dès fin 2020, tous auront mis en place dans leur entreprise une stratégie et des plans d'action » dans ce domaine.
Natasa Laporte