Unilever attaqué de toutes parts après son OPA ratée sur GSK Consumer Healthcare

Le géant du dentifrice et du savon va devoir clarifier sa stratégie, selon certains actionnaires et analystes financiers. L’action s’est cependant redressée après le refus d’Univeler de relever son offre à 50 milliards de livres sterling. Selon GSK, maison-mère de GSK Consumer Healthcare, la valorisation cible serait plutôt de 60 milliards de livres sterling, un objectif qui pourrait être plus facilement atteint par une introduction en Bourse.

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Le géant des produits d'hygiène et des lessives devra redéfinir sa stratégie après l'échec de son OPA sur GSK Consumer Healthcare.
Le géant des produits d'hygiène et des lessives devra redéfinir sa stratégie après l'échec de son OPA sur GSK Consumer Healthcare. (Crédits : Piroschka Van De Wouw)

La beauté est dans tous ses états. Après sa tentative ratée de rachat de GSK Consumer Healthcare, unité spécialisée dans la beauté et du bien-être (en clair, les produits vendus sans ordonnance) codétenue par le groupe pharmaceutique GSK (68%) et le laboratoire Pfizer (32%), et ce pour la somme pharamineuse de 50 milliards de livres sterling (60 milliards d'euros), soit près de 20 fois le résultat opérationnel, le géant Unilever doit redéfinir sa stratégie. C'est du moins le message délivré par certains actionnaires d'Unilever et le marché.

Lire aussi 9 mnLe lessivier Unilever offre 60 milliards à GSK pour sa santé grand public... et se prend un savon en Bourse

Dans une lettre ouverte publiée sur son site, Terry Smith, dirigeant de la société d'investissement Fundsmith, actionnaire d'Unilever, a été particulièrement virulent : l'opération ratée est « quasi-mortelle » pour le groupe Unilever, rapporte l'Agence France Presse ! Un jugement un peu hâtif alors même que le cours de l'action s'est bien redressé quand Unilever a clairement indiqué qu'il ne relèverait pas offre après le refus essuyé par GSK. Ce dernier souhaite en effet introduire en Bourse sa filiale de parapharmacie, espérant tirer davantage de valeur alors que certains concurrents comme l'Oréal sont au plus haut.

Panne de stratégie

Mais les marchés vont désormais s'interroger sur le cap que souhaite prendre Univeler. Le groupe souhaite certes se recentrer sur la beauté et l'hygiène mais de nombreuses marques traditionnelles du groupe continuent de soutenir l'activité.

La beauté est un terme suffisamment vague, entre le dentifrice et le savon ou les cosmétiques haut de gamme, comme Estée Lauder ou l'Oréal, pour laisser place à des interrogations.

«Unilever a de bonnes marques, mais semble davantage s'inquiéter de la façon dont le groupe est perçu. Malheureusement, ce n'est pas comme ça qu'on paie les factures et le groupe doit améliorer ses marges là où la performance est mauvaise ou se séparer de ces unités », insiste Michael Hewson, analyste chez CMC Markets, cité par l'AFP. Ces deux dernières années, Unilever a annoncé qu'elle n'utiliserait plus le terme « normal » pour ses produits et qu'elle arrêtait de retoucher les photos de ses mannequins.

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Commentaires 2
à écrit le 22/01/2022 à 18:00
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Unilever a l'image d'un lessivier et d'un vendeur de produits d'hygiène de grande surface. C'est pas L'Oréal...

à écrit le 22/01/2022 à 12:05
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Pfizer est le roi de la fête depuis deux ans entrainant avec ses 1000 euros par seconde tout une nouvelle cohorte de thuriféraires qui ont déjà vendu pères et mères pour de l'argent, parce que ce n'est pas parce que son nom est associé à cette activi...

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