Comment Faurecia veut devenir la nouvelle coqueluche des marchés
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PHILIPPE WOJAZER
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Faurecia s'apprête à tourner une nouvelle page de son histoire. L'équipementier automobile français ne sera bientôt plus contrôlé par PSA. Le groupe automobile français n'était certes plus majoritaire depuis plusieurs années, mais il restait de loin, son premier actionnaire avec 39% du capital. Pour Patrick Koller, PDG de Faurecia, pas question de dénigrer le rôle de PSA en tant qu'actionnaire. A plusieurs reprises, il a salué l'accompagnement dans les moments difficiles, mais aussi la relative autonomie qui lui a permis de trouver des clients à l'international. Toutefois, pour Faurecia comme pour PSA - désormais dilué dans Stellantis, issu de sa fusion avec le groupe Fiat Chrysler -, cette prise de participation n'avait plus rien de stratégique.
Pour Carlos Tavares, cette participation, estimée à 2,3 milliards d'euros, a même servi de variable de compensation pour rééquilibrer les termes de la fusion à 50-50 entre les deux groupes. Tantôt destinée à être reversée aux actionnaires de PSA, la participation sera finalement redistribuée à tous les actionnaires de Stellantis.
Ces atermoiements ont causé une interminable attente côté Faurecia, pesant sur un cours déjà malmené par la crise sanitaire. Maintenant que les règles sont fixées, Patrick Koller imagine de nouvelles perspectives pour le spécialiste des planches de bord et sièges autos, mais envisage également un plus grand intérêt de la part d'investisseurs.
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Depuis longtemps, l'action Faurecia a souffert d'un manque de liquidités du titre. Avec la redistribution du capital, Patrick Koller estime que le flottant va passer à 85% du capital. Selon lui, le verrouillage du capital par la participation écrasante de PSA rendait le titre peu attractif. A titre de comparaison, en 2019, Faurecia se payait ainsi 11 fois les bénéfices, contre 24 fois pour Valeo, l'autre grand équipementier automobile français.
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