En Allemagne, la fin du moteur thermique (diesel ou essence) coûterait 600.000 emplois (étude)

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D'autres marques automobiles depasseraient les seuils de pollution
© Tobias Schwarz / Reuters

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D'autres marques automobiles depasseraient les seuils de pollution
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Le coup de tonnerre du 6 juillet résonne encore dans le ciel de l'industrie automobile français, quand Nicolas Hulot a annoncé la fin du véhicule à moteur thermique (essence ou diesel) d'ici à 2040 comme un des axes majeurs du plan climat du gouvernement. Mais, sans doute est-ce toute l'industrie européenne qui a tremblé, puisque la fédération automobile allemande VBA (Verband der Automobilindustrie) elle-même a commandé une étude sur les conséquences qu'aurait, en Allemagne, une telle décision. Qui plus est, en choisissant un horizon bien plus rapproché : 2030.
Ainsi selon l'étude de l'institut de recherche économique IFO (Institut für Wirtschaftsforschung) commandée par la VDA et publiée jeudi, une éventuelle interdiction des moteurs à combustion en Allemagne d'ici à 2030 menacerait plus de 600.000 emplois dans le pays.
Dans le détail, précise l'IFO, le passage à une industrie automobile zéro émission menacerait directement 426.000 emplois chez les constructeurs, et le reste dans les secteurs associés comme chez les équipementiers et sous-traitants.
La VDA, qui représente des constructeurs comme Volkswagen, Daimler et BMW, est en négociation avec le gouvernement sur un projet de réduction des émissions des moteurs diesel. La profession espère pouvoir ainsi échapper à une interdiction totale des moteurs diesel comme envisagée par plusieurs grandes villes allemandes, dont Munich et Stuttgart.
Le pollution générée par les moteurs diesel est devenue un sujet sensible depuis le scandale de trucage des tests d'émissions des diesel de VW, qui a éclaté en septembre 2015.
Des représentants des gouvernements de l'Etat fédéral allemand et des Länder doivent rencontrer des responsables des constructeurs automobiles le 2 août pour tenter de trouver des solutions en vue de réduire la pollution des moteurs diesel, accusée de favoriser des maladies respiratoires.
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Pour deux ou trois emplois perdus avec la disparition des moteurs thermiques, un emploi sera créé dans la recherche et développement, l'informatique et les autres domaines d'activité liés aux technologies de zéro émission, fait-il valoir.
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Barbara Hendricks, la ministre allemande de l'Environnement, a affirmé dans l'édition de mardi du journal Handelsblatt que "la responsabilité de ne pas en arriver là (à l'interdiction totale) revenait à l'industrie automobile."
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