Nissan est un pionnier de la voiture électrique depuis... 1947. Depuis cette date, jusqu'au tout dernier modèle électrique, l'histoire du constructeur est jalonnée de véhicules "révolutionnaires", dixit le constructeur. Une expérience qui va compter...
Nissan
Certes, le japonais prend acte que la demande pour ces véhicules grandit dans des marchés clés comme la Chine et les États-Unis, mais son investissement est aussi à la mesure de la concurrence féroce qui sévit au niveau mondial dans ce tout nouveau segment.
Lundi, Nissan Motor a annoncé qu'il donnait un énorme coup de fouet à sa transition industrielle vers l'électrique en débloquant quelque 17,59 milliards de dollars d'investissement sur cinq ans. Ce faisant, le japonais prend acte que la demande pour ces véhicules grandit dans des marchés clés comme la Chine et les États-Unis, un mouvement largement soutenu par le resserrement des restrictions sur les émissions de carbone tout autour du monde.
Un pionnier de l'électrique... qui s'est fait distancer par Tesla
Le constructeur certes ne débarque pas dans le secteur, puisqu'il en est l'un des pionniers mondiaux avec sa voiture Leaf, le premier véhicule 100% électrique grand public au monde, lancée en 2010.
Mais, malgré cette solide expérience, Nissan s'est fait quelque peu distancer par l'américain Tesla qui domine actuellement le segment sans partage. Et malgré le montant de cet investissement en valeur absolue, sa taille interroge quand on la compare à celle d'un géant automobile comme Volkswagen qui vient d'annoncer un montant réellement pharaonique : quelque 73 milliards d'euros au cours des mêmes cinq prochaines années pour conquérir ce nouveau domaine en pleine expansion.
50% de la gamme électrifiée, contre 10% en 2020
Dans son communiqué, Nissan annonce viser une part de 50% pour ses véhicules électrifiés (électriques et hybrides) dans ses ventes mondiales à l'horizon 2030. Pour cela, il compte mettre sur le marché 23 modèles électrifiés, dont 15 véhicules entièrement électriques. Or, malgré son ancienneté sur ce segment, la part électrifiée dans la gamme de l'allié du français Renault n'est que d'environ 10% en 2020.
En revanche, Nissan, pas plus que ses rivaux japonais, n'entérine aujourd'hui la date d'arrêt de la construction des véhicules à moteur thermiques.
Cela alors que la plupart des grands constructeurs automobiles ont déjà promis de se désengager progressivement des véhicules thermiques ou de cesser totalement d'en vendre, parfois dès 2030 comme le suédois Volvo Cars.
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