La DS3 Crossback : un niveau de ventes qui interpelle
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
PSA
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
PSA
Un caillou dans la chaussure de DS ? Alors que la marque automobile française, membre déploie sa nouvelle gamme de modèles, le deuxième de la famille semble en dessous des objectifs. La DS3 Crossback, lancée en 2019, n'a représenté que 3.400 immatriculations sur les quatre premiers mois de l'année en Europe, derrière les 4.159 DS7 Crossback, pourtant plus grande.
Pour DS, c'est un semi-échec puisque la DS3 Crossback devait se vendre davantage que sa grande sœur, plus grande. Ce SUV de segment B devait également contribuer à doper les ventes sur marché premium. Enfin, c'est l'échec du renouvellement de la DS3 que la marque voulait convertir en SUV pour mieux "l'internationaliser". La DS3 avait rencontré un immense succès depuis son lancement en 2009, vendu à plus de 500.000 exemplaires, au point d'en devenir une voiture iconique des années 2010 avec sa personnalisation en plusieurs couleurs.
Pour Béatrice Foucher, directrice générale de DS, le segment B premium n'est pas le plus simple. D'ailleurs, elle rappelle que la DS3 Crossback est numéro un en France face à la Mini Countryman et l'Audi Q2, ses deux seules rivales sur ce marché.
"C'est un segment où il faut créer un marché, une histoire pour le premium, et trouver une clientèle", explique-t-elle à La Tribune. Chez DS, on rappelle que le cœur du marché sur le premium reste le segment C. D'ailleurs peu de marques premium proposent des produits sur le B.
Néanmoins, Béatrice Foucher qui dirige la marque française depuis fin 2019, continue de croire au potentiel de ce modèle. Selon elle, la DS3 Crossback s'inscrit parfaitement dans la trajectoire que s'est donnée la marque à savoir installer une marque premium à long terme. La direction a coutume de parler d'une période de 20 à 30 ans...
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
En contrôlant 40% de parts de segment du B premium en France, la DS3 Crossback a creusé de bons fondamentaux pour poursuivre cette stratégie, estime-t-on en interne. Le mix d'électrification (20% des ventes en France) soutient également l'idée que ce modèle est légitime pour des prix élevés. La prochaine étape est le lancement de la DS3 sur le marché chinois qui a été lancé mi-mai.
Le tungstène et ses prix délirants, cette bombe à retardement invisible pour l'industrie
Choc énergétique : pourquoi la France résiste mieux qu'en 1973, 1979 et 2022
Sauvetage de Fibre Excellence : l'arrivée d'un « investisseur français sérieux » redonne de l'espoir
Le G7 acte la lutte contre la dépendance aux minerais de la Chine