Qui a tué le GPL en France ?

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Le parc GPL en France est de seulement 262.000 voitures, soit une quantité tout à fait négligeable face aux 14 millions de GPL qui sillonnent les routes européennes.
Le parc GPL en France est de seulement 262.000 voitures, soit une quantité tout à fait négligeable face aux 14 millions de GPL qui sillonnent les routes européennes. (Crédits : DR)
Cette motorisation n'a jamais percé en France malgré ses qualités environnementales reconnues et son coût d'usage très compétitif. Avec un parc de seulement 250.000 voitures quand dans d'autres pays européens, elles se comptent en millions, le marché français fait figure d'exception... A qui la faute?

Et si une partie de la solution contre les problèmes de pollution automobile était juste sous notre nez et, ce, depuis plusieurs décennies déjà ?

Le gaz de pétrole liquéfié ou GPL, c'est l'histoire d'un fiasco industriel qu'on peine encore à expliquer. Cette technologie avait tout pour convaincre, voire même pour se tailler une confortable place face aux carburants essence et diesel.

Une solution miracle ?

A en croire ses promoteurs, le GPL est le carburant alternatif le plus au point pour lutter contre la pollution atmosphérique. Ce carburant composé de gaz ne produit quasiment pas de particules fines et limite les émissions de Nox, responsables des maladies respiratoires. S'il produit des gaz à effet de serre, les spécialistes estiment que ceux-ci sont bien moindres (18%) que ceux émis par les moteurs thermiques traditionnels. Et, pour couronner le tout, le GPL est le carburant le moins cher : 0,73 euro le litre, soit 40% moins cher que l'essence et 30% de moins que le diesel.

Le carburant parfait donc ? Sauf que les voitures à motorisation GPL représentent à peine quelques milliers de ventes des voitures neuves en France, loin, très loin des niveaux d'autres pays comme l'Italie (30% des ventes), l'Allemagne ou encore la Pologne. Chez ce dernier, le parc GPL s'élève à 2,8 millions de voitures en circulation d'après les chiffres publiés par le comité français du butane et du propane (CFBP), il est même de 4 millions de véhicules en Turquie. A titre de comparaison, le parc GPL en France est de seulement 262.000 voitures, soit une quantité tout à fait négligeable face aux 14 millions de GPL qui sillonnent les routes européennes. Et le phénomène n'est pas ancien puisque le nombre de GPL en circulation en Europe a augmenté de 40% en cinq ans.

Les pouvoirs publics premiers responsables

La France, elle, sèche complètement sur cette technologie. Pour Joël Pedessac, directeur général du CFBP, la responsabilité première incombe aux pouvoirs publics. Et de rappeler :

"En 2008, le gouvernement avait mis en place un bonus de 2.000 euros sur les motorisations GPL, on avait vendu 100.000 unités en deux ans (...), depuis le GPL a été aligné sur le diesel et a vu son bonus supprimé, voire 'malusé' dans certains cas. Résultat: seulement 1.500 véhicules GPL ont été vendus en 2015."

L'Hexagone n'est pourtant pas si mal loti en stations GPL. Si seulement 1.750 stations-service sur 10.500 distribuent ce carburant, le maillage permet d'être pourtant bien desservi. Toutes les stations autoroutières sont équipées. "Entre Lille et Nice, il y a une station GPL tous les 50 km, et l'Ile-de-France compte 250 stations", martèle Joël Pedessac. Enfin, argument ultime, les voitures GPL sont toujours proposées en bi-carburation, ce qui permet de rouler en essence si besoin et de ne jamais tomber en panne.

L'impact des panneaux (obsolètes) à l'entrée des parkings

Pour Guillaume Crunelle, analyste automobile au cabinet Deloitte, le GPL souffre de la persistance d'une mauvaise réputation.

"L'opinion est restée sur cette image désastreuse et pas forcément justifiée des réservoirs GPL qui peuvent prendre feu", explique-t-il.

Le CFBP tente de sensibiliser l'opinion à cette réalité. "20% des gens ont encore à l'esprit cette réglementation très restrictive du GPL dans les parkings... Si on regarde en creux, 80% l'ont oublié", se console Joël Pedessac. Le CFBP frappe aux portes des parkings publics un par un pour les convaincre de renoncer aux panneaux d'interdiction aux GPL non-munis de soupape, vestige de l'époque où ces motorisations étaient supposées dangereuses.

Pas ou peu d'offres chez les constructeurs

Du côté des constructeurs, on sèche également sur le sujet. Chez Volkswagen, il n'y a tout simplement pas d'offres GPL tandis que PSA affirme avoir d'autres priorités en termes de recherche et développement (R&D). Renault, lui, avance à pas feutrés sur cette technologie qu'il ne commercialise pas du tout en France. La marque au losange travaille néanmoins sur une nouvelle génération de moteurs GPL, mais qui sera dédiée à des marchés spécifiques comme l'Italie ou la Turquie où le groupe est très présent et qui pourrait équiper des Dacia.

Il est vrai que les constructeurs sont plus préoccupés par des technologies de rupture qui mobilisent les investissements : motorisations hybrides et électriques, voire hydrogène. "Le GPL a eu sa chance, mais aujourd'hui, on a changé de paradigme avec l'avènement de l'électrique", tranche Guillaume Crunelle. Il ajoute : "Les positions écologiques de l'opinion publique se sont radicalisées car, si le GPL émet beaucoup moins de particules et fines et de CO2 qu'un moteur thermique, il en émet toujours plus qu'une voiture électrique."

Mais pour Joël Pedessac, au contraire, "les constructeurs n'ont pas vraiment déserté cette technologie, au contraire, d'ici au Mondial de l'automobile de Paris, certains d'entre eux devraient sortir du bois avec de nouveaux produits qui rouleront au GPL".

Fiat devrait ainsi rester extrêmement actif dans ce domaine-là. Le constructeur italien, qui n'a rien annoncé dans les motorisations électriques, souhaite se concentrer sur le GPL qui, à force, lui donnerait un avantage comparatif par rapport à d'autres constructeurs.

Achat rationnel, ou aversion affective ?

Le GPL n'est pas encore condamné, et l'avenir peut encore réserver des surprises, même si la perspective d'un baril de pétrole très bas pour une période encore prolongée ne jouera pas en sa faveur. Car si l'achat d'un GPL est fortement contrarié pour des raisons affectives, il reste néanmoins un achat très rationnel d'un point de vue économique. C'est le rôle des flottes d'entreprises d'engager des achats rationnels, avant de les déverser sur le marché de l'occasion. Mais la difficulté à la revente a constitué un obstacle pour décider les gestionnaires de flottes. Dommage ! "C'est une belle idée qui n'a pas eu l'histoire qu'elle aurait dû avoir", conclut dans un soupir Guillaume Crunelle.

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a écrit le 26/07/2016 à 15:37 :
dns les pays ou ce carburant c est développé la premier raison de succès viens du prix environ 50/40centxL et non 80/70 comme en France!
baisse le prix et tout ca monte!
a écrit le 05/06/2016 à 4:31 :
Sur le point d’arriver et les plus performants au plan optimisation de l’énergie et donc des ressources sont les véhicules électro-solaires classe «Cruiser» 2/4 places : très bonne autonomie y compris de nuit (ex : 830 km de jour pour l’eVe Sunswift et plus de 500 km la nuit à + de 106 km/h constants, homologués par la FIA, Guiness etc, plus encore pour la Stella Solar Lux) - 10 fois moins de batterie que pour un VE classique = 60 kg maxi - très peu ou pas de bornes de recharges à prévoir - donc pas d’impact sur le réseau électrique mais au contraire fourniture possible d’énergie (6 à 15 m2 de solaire / véhicule vitrages inclus rendement 30% et +) - excellente efficacité énergétique (supérieure d’un facteur 12 comparé aux VE actuels) donc également excellent bilan par le minimum de matières premières utilisées - faible poids, tb aérodynamisme, rendement de plus de 98% des moteurs dans les roues 1,5 KW, récup. de plus de 80% d’énergie au freinage, excellents Cx/Cd (0,07 au mieux comparé à 0,24 pour Tesla) et coef. de roulement - potentiel d’améliorations (rendement solaire, batterie etc) encore important - Voir modèle commercial proche Immortus EVX 2 places 150 km/h 550 km d’autonomie (Australie), Swinburne Solar X, 4 modèles Hanergy Solar (Chine) en collaboration avec Tesla, déjà autorisées sur route Stella Solar 4 places 730 km d’autonomie de jour et 430 km la nuit à plus de 100 km/h constants, eVe Sunswift Solar 2 places (140 km/h), SolarWorld GT (plus d’1 million de km par tous temps), Sunriser Solar (ThyssenKrupp / Bochum Univ), OWL (Kogakuin Univ, Japon), Lodz Solar 4 places 100 km/h 1500 km d’autonomie (Pologne), Calgary Solar, Daedalus Solar, Eos Solar (Univ. Minnesota), Aruna Solar 4 places 500 km d’autonomie (Univ. Technique d’Istanbul - Turquie), SERve (Solar Electric Road Vehicle / Tata et Manipal Univ. Inde) Tafe SA, Solar Mobil Malindra, Midnight Sun XI Solar, Navitas Solar Purdue, Stanford Luminos, Rice Solar Car (solaire urbaine Etats-Unis), Archimede Solar Car (Italie) etc. Jonction en cours avec les véhicules électriques encore nettement moins efficients. Plus de 60 universités de pointe concernées dans le monde (Stanford, MIT, Eindhoven, Twente, Bochum, NSW Univ, Caltech, Calgary, Purdue, Malindra etc) + retombées technos. A noter également pour améliorer les véhicules thermiques actuels il existe HySolarKit ou autres EVX (Australie) qui sont des kits pour convertir un véhicule essence classique en véhicule hybridosolaire. Ces systèmes permettent de réduire la consommation de 20 à 40% selon les usages, de même que les émissions polluantes, avec un coût très faible comparé à l’achat d’un véhicule hybride.

Exemple : Sunriser Solar de ThyssenKrupp et Bochum Univ :

http://bosolarcar.de/thyssenkrupp-sunriser/

eVe Sunswift de l'UNSW Australie :

https://www.youtube.com/embed/1bUd-5wqncI

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a écrit le 04/06/2016 à 10:56 :
Le GPL peut être 30% moins cher mais si on en consomme 30% plus pour le même usage....et on ne parle pas du volume de la bonbonne de gaz.
Réponse de le 09/06/2016 à 18:24 :
nous avons une agila en GPL depuis 5ans....le réservoir fait 38l, nous faisons sans problème 500km, 7/8l au 100 en ville c'est sympa je trouve....pour 0.68 le litre....vraiment pas photo
a écrit le 03/06/2016 à 22:49 :
Du délire !!! L' auteur bosse pour le lobby pétrolier ! GPL = gaz de pétrole liquéfié, il faut donc produire du pétrole pour le capter... Très loin derrière le bilan environnemental du biogaz et du gaz naturel, même si il est meilleur que le très polluant diesel. Article indigne orientant le consommateur vers une fausse solution !
a écrit le 03/06/2016 à 21:12 :
Ah non ! Vous n'allez pas encore accuser la CGT ?!!!
a écrit le 03/06/2016 à 17:00 :
Jai eu une chevrolet spark gpl neuve vidange boite 7500 km ya qe qi le font et apres revision plus cher 300 euros par an jlai revendu pour ca jai achete seat altea essence revision 110 euro par an fo faire beaucoup de km pour le gpl 20 25000 au moins sinon qif qif àvec essence chevrolet=americain=voleur
a écrit le 03/06/2016 à 16:05 :
Il y a également le NGV ( natural gas vehicle ). Dans certains pays de l'Asie du Sud-Est, pratiquement tous les taxis et quantité de poids lourds roulent au NGV.
a écrit le 03/06/2016 à 15:46 :
Je roule depuis 1983 au GPL. Ça marche très bien avec des équipements italiens, moins avec les hollandais. Je n'ai jamais eu de problème pour faire le plein. Les embouts sont standardisés sur tout le territoire français. Le seul problème est qu'aujourd'hui le réservoir prend l'emplacement de la roue de secours. Mais c'est mineur par rapport aux avantages bien décrits dans l'article. Le GPL a été tué par le lobby diesel mené notamment par Peugeot qui a subverti les gouvernements.
En 1983, la bicarburation était interdite ! Contrairement à l'Italie, pionnière dans le domaine? Puis, elle a été autorisée. Les valves de sécurité étaient interdites ! Puis autorisées ! Mme Voynet a changé les normes de telle sorte qu'il fallait changer le réservoir ! C'est elle qui a mené les pires attaques contre le GPL ! Un comble ! Depuis lors, la réglementation s'est stabilisée d'où des contrôles techniques passé sans problèmes depuis 2010 avec ma dernière voiture (Subaru). Ma prochaine voiture sera encore une GPL, vraisemblablement installée par un spécialiste plus efficace que les montages constructeurs (Renault et Dacia sont des nids à problèmes, idem pour Opel, Fiat, Lancia et Alfa-Tomeo c'est nettement mieux). Les spécialistes GPL connaissent les divers types de moteurs et conseillent les modifications quand c'est nécessaire (Ex.: Mazda ou la plupart des Allemandes).
a écrit le 03/06/2016 à 15:22 :
est ce que vous avez déjà roulé avec un véhicule au gpl...
faites-le après on causera...
a écrit le 03/06/2016 à 15:15 :
Pour un véhicule léger en particulier le rendement du GPL n'est pas bon. De plus il accroît la dépendance énergétique et le déficit de la balance commerciale qui n'a vraiment pas besoin de çà. En plus de l'effet de serre. Ce n'est plus dans les objectifs car cà ne résout pas les problèmes de fond, c'est une impasse technologique qui à ses limites d'importations et en outre génère des frais d'entretien impératifs. Des entreprises affiliées au Club Biogaz veulent par exemple développer plus rapidement l'usage du biogaz pour la mobilité dont les véhicules légers mais compte tenu des quantités de ces derniers çà accroît de facto les importations de gaz naturel alors qu'il y a une véritable utilité du biogaz de l'Hexagone pour les gros véhicules types camions tracteurs etc Mais ce n'est pas la meilleure formule pour les véhicules légers les plus nombreux. Il y a plusieurs études détaillées et bien argumentées dont plusieurs de l'Ademe qui ont démontré ce sujet et les meilleures utilisations possibles de chaque énergie ou vecteur d'énergie. Mais quand il s'agit de faire du business à court terme certains sont prêts à faire n'importe quoi comme d'habitude, ce qui coûtera de nouveau plus tard. Le but d'un moteur de voiture n'est pas de perdre plus en calories émises qu'en déplacement ! C'est un très mauvais chauffage dans ce cas avec un très modeste rendement pour se déplacer ! Pourquoi pas non plus revenir à la chaudière à vapeur tant qu'on y est !
Réponse de le 03/06/2016 à 15:52 :
Le GPL utilise des sous-produits pétroliers (butane et propane) qui sans cela seraient brûlés. Le GNL serait encore meilleur, de même que le biogaz : mais l'un n'empêche pas l'autre ! Quant aux GES : que penser des voitures électriques qui ne font que déplacer le problème vers les centrales thermiques ? En France, c'est pire, puisque notre électricité vient à 80% du nucléaire qui pose des problèmes écologiques autrement plus sérieux que les GES dont les émissions humaines sont epsiloniques à côté des rejets naturels et n'influencent pratiquement pas le climat !
Réponse de le 05/06/2016 à 4:29 :
Ces sous produits comme vous le dîtes peuvent avoir des applications meilleures notamment par exemple dans la chimie. Le véhicule électrique a encore besoin d'évoluer mais les véhicules électro-solaires ont des résultats excellents et quasi optimaux au niveau des rendements. C'est donc certainement la solution idéale pour les véhicules légers. Reste que çà va supprimer beaucoup de services d'entretien et sav par rapport au thermique. Mais techniquement les résultats et l'efficacité sont prouvés et les premiers modèles 2/4 places datent de 98 avec la Solarwordl GT notamment. Donc question de bon vouloir comme le fait EVX Venture en Australie ou Hanergy en Chine en attendant d'autres offres commerciales proches.
a écrit le 03/06/2016 à 14:44 :
Les pouvoirs publics certainement influencés par le lobby du diesel.
a écrit le 03/06/2016 à 14:34 :
Je roule depuis 4 ans au gpl et c'est génial.
Le silence en ville et la gniac à 6200 tours.
400000 km c'est banal si monté de série.
Carte grise 2 euro.
défaut, fallait encore que l'état mette le souq, contrôle technique plus cher, mais considéré comme essence.
On s'en tape que le moteur ratatouille ou pollue à l'essence, ce n'est que 10 secondes avant de passer au gpl.
Mais raconter qu'il y a 1700 stations, c'est stupide, combien 24/24! comme les essence ou diésels, ça n'éxiste pas, on fait quoi le dimanche, on prend l'autoroute?
Sinon il n'y a que daewoo devenu chevrolet fermé depuis, qui a créé un moteur spécifique à injecteurs gpl, d'ou une puissance égale et la même consommation soit 110 cv et 5 l aux 100.
Et un couple sympa à bas régime.
Ma bru s'est régalée pendant les grèves, ce n'est pas total qui livre mais primagaz.
Si l'état veut des véhicules gpl, il liquide les normes idiotes qui empêchent le passage en 24/24.
Sinon Dacia propose de série sur la sandero ou duster le gpl.
Avantage pour les dames, le gpl ne salit pas les mains, nombreuses sont celles qui ont adopté le Duster gpl.
a écrit le 03/06/2016 à 13:26 :
D'abord l'approvisionnement en sation souffre d'un certain laxisme comme le souligne un internaute. Et puis, le volume du réservoir limite d'autant la contenance du coffre. Enfin, j'avais lu que le GPL est un carburant très "sec" ; à long
kilométrage il génèrerait des problèmes de joints de culasse. Ajoutez à cela les contrôles techniques spécifiques...
Réponse de le 03/06/2016 à 14:39 :
joint de culasse non, mais de soupapes si ce sont celles d'origine.
a écrit le 03/06/2016 à 10:19 :
Je voulais une GPL quand j'ai acheté ma Peugeot 306 mais on m'a dit qu'ils n'en faisaient pas. Natif ça serait mieux que de devoir bricoler par un installateur extérieur. On voit des pompes assez souvent pourquoi rester au bi-carburant ?
Le GPL est peu cher parce que marginal, la TICPE est donc modérée. Si ça devenait important, il y aurait sans doute un ajustement, finances oblige.
L'essence est censée être vertueuse mais dans le GPL, je pense qu'on ne trouve pas de benzène anti-détonnant mais cancérigène (leucémies).
Peut-être est-ce trop "simple" comme solution pour lutter contre les pollutions (plaquettes et pneus font des particules fines) ? Peu de recherche technologique en vue sur ce sujet, innovations de 'rupture' à faire. Trop banal.
Quid des raffineries, si on n'avait plus besoin que de gazole/fuel pour les camions et le chauffage, kérosène pour les avions, calamité industrielle en vue.
Réponse de le 03/06/2016 à 14:50 :
Comme j'en parle un peu après, comme l'essence qui vient enfin d'arriver au bout de la technologie, poids, rendement, économie, rien n'a été fait pour le gpl.
Ce sont toujours des hybrides essence gpl, il n'éxiste aucun moteur gpl vrai démarrant au gpl, d'ou des surconsommations d' environ 20%.
Faut reconnaître que tout le fatras pot catalythique vanne egr mis à part bouffer de l'énergie ne sert strictement à rien.
Il n'y a que les coréens qui ont travaillé le sujet mais daewoo a disparu.
a écrit le 03/06/2016 à 9:37 :
Il suffit de se demander à qui le crime profite.
Avec le forcing qu'on fait sur le diésel ces 20 dernières années, on n'a pas besoin d'aller chercher bien loin.
Et, comme disait un promoteur du GPL il y a une dizaine d'années : "c'est bizarre, il n'y a qu'en France que les véhicules GPL prennent feu dans les parking".
Réponse de le 03/06/2016 à 15:08 :
J'ai travaillé dans le diésel, dans les années 80 (on s'en tapait de la pollution), jamais une technologie d'un moteur à explosion à l'époque n'avait été si loin, imaginez, le tu 1900 turbodiésel de la bx aux essais lachait ses 360 chevaux sans casser.
Heureusement non installé car on aurait largué les ferrari.
Aucun moteur essence à l'époque était capable de résoudre la même équation puissance durée de vie.
le diésel même au même prix que le super était une évidence.
Il ne l'est plus car la pollution liée ruine le pays.
Mais difficile à résoudre, certaines 205 xad avec ce même moteur tu 1900 d non turbo bien entretenue ont dépassé le million de km.
Ben oui nous fabriquons des diésels increvables, car Renault utilise les mêmes pompes et un éternel savoir faire moteurs.
a écrit le 03/06/2016 à 9:30 :
Qui a tué le GPL en France ?
Je n'a pas de réponse à cette question, il y a vingt ans, c'était effectivement une alternative aux carburants conventionnels, aujourd'hui, le GPL est dépassé.
La nouvelle alternative est le CNG (Compressed Natural Gas), soit du gaz naturel comprimé.
Les grands constructeurs proposent déjà au moins un modèle dans leur gamme.
Il faut bien entendu adapter la distribution de ce carburant et là est le problème.
a écrit le 03/06/2016 à 9:30 :
Et vous oubliez aussi les nouvelles contraintes du control technique pour les test des soupapes des reservoir GPL. Le CT sauf si vous avez un centre agrée pres de chez vous) devient une vrai Galère. J'habite une ville de 115000 habitante, mais il faut envoyer le reservoir ou la voiture à NANTES 150kms pour faire les tests d'épreuves..
Et ce tous les 2 ans.. Un vrai frein au GPL.
Réponse de le 03/06/2016 à 15:14 :
je rajouterais un détail croustillant, la cuve qui n'avait jamais rencontré jusque la que du gpl liquide avec un peu de goudron (merci Total ), est démontée mise sous pression à 30 bars, mais avec de l'eau.
Résultat on vous rend une cuve rouillée, fragilisée par un contrôle inutile.
Les mecs à la drire n'ont oublié d'être (à vous de choisir l'épithète)
a écrit le 03/06/2016 à 9:14 :
Souvent une station sur deux a le GPL en panne qui peut durer plusieurs jours et que l'on ne découvre qu'une fois arrêté et que l'on tente de se servir. Et il faut chercher un moment où se cache la seule pompe GPL. Le service 24h/24 bien qu'affiché ne fonctionne généralement pas avec le GPL. Les embouts changent et ne sont pas parfois utilisables. Et puis,tout le monde s'en fout. On peut trouver plus de 20 centimes de différence de prix entre 2 stations. Et à la révision on peut se faire massacrer. La capacité du réservoir vide peut varier de plusieurs litres à chaque plein. A part çà, tout va bien.
Réponse de le 03/06/2016 à 11:37 :
L'auteur de l'article n'a pas cru utile de nous livrer toutes ces précisions... Comme d'habitude.
Réponse de le 03/06/2016 à 11:37 :
L'auteur de l'article n'a pas cru utile de nous livrer toutes ces précisions... Comme d'habitude.
Réponse de le 03/06/2016 à 15:06 :
C'est peut-être pas "porteur" comme carburant ? Distribution au compte-gouttes ?
Avec le gazole, je fais un demi-plein, dès que l'aiguille est à 1/2. Habitude prise depuis la Laponie, ça évite de s’obnubiler avec les stations vs une jauge au zéro, je déteste l'urgence quand je me promène sans but. En Suède, le GPL semble inconnu, sauf le biogaz (bus).
Réponse de le 07/06/2016 à 18:53 :
" GPL en panne qui peut durer plusieurs jours et que l'on ne découvre qu'une fois arrêté " surtout quand " un faible d'esprit " est parti sans déconnecter le pistolet de son véhicule après s'être servi ! comme cela est arrivé 2 fois près de chez moi en quelques mois seulement ! par contre ce que personne ne dit c'est que vous mettrez largement le double ( voir plus ..) de temps à vous ravitailler en gpl qu 'en carburant traditionnel cause débit ridicule de l'ensemble tuyaux / pistolet ( diamètre intérieur du tuyau de pompe gpl de l'ordre de 1,5 à 2 cms alors que ceux de gazoil ou essence doivent être de l'ordre du double ! ...mais ces carburants ne sont pas sous pression et utilisent donc des tuyaux à paroi" mince " .....) .... alors heureusement que nous sommes peu nombreux à rouler au gpl ....
Il y aurait en fait énormément à dire sur le sujet , avantages et inconvénients du gpl , mais je suis et reste un pro-gpl face à l'abbération mazouteuse ! tant que la solution électrique n'aura pas trouvé son apogée ( coût à l'achat , incertitude sur le recyclage des batteries , effet de pollution concentrée sur sur les centrales électriques sachant que les 2/3 de l'énergie électriques est perdue à travers le réseau de distribution ....etc .....) ... désolé ,je suis un passionné de techniques , sans pour autant être ingénieur ; avec encore bien des lacunes mais internet me permet de jour en jour d'en combler certaines .... mais le présent article qui nous aura fait réagir n'apporte pas grand chose au débat car son auteur n'a pas grande connaissance du sujet ; il a cependant le courage et le mérite de défendre un carburant alternatif qui n'a cependant pas vocation à devenir majoritaire . Merci pour votre tentative de sortir des sempiternels sentiers battus , Mr CRUNELLE !
a écrit le 03/06/2016 à 8:33 :
L'Etat toujours l'état et ses complices! C'est a dire nous les sans dents
Réponse de le 09/06/2016 à 17:59 :
Sans oublier l'humiliation dans certaines stations d'avoir à aller à la caisse pour laisser sa carte d'identité, revenir faire son plein de GPL et faire la queue pour payer et récupérer sa carte d'identité alors que pour les autres carburants, il n"y a pas besoin de laisser sa carte d'identité.
Comme l'utilisation du GPL est minoritaire, son emploi est discriminatoire. Cela ne vous rappelle rien ?

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