Véhicule électrique : Renault Sandouville, l'usine qui revient de loin
Nathalie Jourdan
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L'usine fabrique des utilitaires légers depuis 2014
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L'usine fabrique des utilitaires légers depuis 2014
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Sur le parking de l'usine Renault de Sandouville ce vendredi matin, Fabien Gloaguen, porte-parole de FO, le syndicat majoritaire dans l'établissement, arbore le sourire des grands jours. Malgré un vent frisquet, il a revêtu le tee-shirt floqué de la marque FlexEVan, du nom du futur fourgon électrique qu'assemblera l'usine en 2026, comme le confirmera quelques minutes plus tard Luca de Meo, le directeur général de Renault, à l'ensemble du personnel. « Il y a dix ans, l'usine était condamnée. Alors pour moi, ce jour est à marquer d'une pierre blanche », raconte le délégué syndical aux journalistes.
Il est vrai que l'ancien vaisseau amiral de Renault pour les véhicules haut de gamme revient de loin. Né il y a 60 ans avec la R16, il a plusieurs fois senti passer le vent du boulet. « En 1997, on était dans la balance avec Vilvoorde », se souvient Fabien Gloaguen. A la fin des années 2010, nouveau coup dur. L'échec commercial retentissant de la Laguna conduit au licenciement d'un millier de salariés. A l'époque conseiller municipal, Edouard Philippe le garde en mémoire. « Il y a une dizaine d'années, c'était très chaud ici », a rappelé le maire du Havre ce matin.
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En 2013, une page se tourne. Alors que les chaînes de montage tournent au dixième de leurs capacités, Sandouville quitte l'univers du haut de gamme pour rejoindre celui des véhicules utilitaires légers (VUL) avec le Trafic. Un modèle à durée de vie longue qui finira par rencontrer son public. Aujourd'hui, 620 de ces véhicules sortent quotidiennement des lignes d'assemblage. « Cela représente un véhicule utilitaire sur six en Europe », foi de Luca de Meo.
Nathalie Jourdan