Volkswagen : les dirigeants refusent de dire non à leur bonus

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Volkswagen prévoit de supprimer 3.000 postes au sein de ses services administratifs en Allemagne, soit 10% des effectifs, mais sans licencier. Suite au scandale, le groupe avait également annoncé réduire d'un milliard d'euros par an ses investissements.
Volkswagen prévoit de supprimer 3.000 postes au sein de ses services administratifs en Allemagne, soit 10% des effectifs, mais sans licencier. Suite au scandale, le groupe avait également annoncé réduire d'un milliard d'euros par an ses investissements. (Crédits : © Suzanne Plunkett / Reuters)
Alors que les rémunérations du directoire seront publiées le 28 avril, les membres du directoire de Volkswagen auraient fait savoir qu'ils étaient prêts à accepter une réduction de bonus mais à pas à faire une croix dessus, selon le "Spiegel". Matthias Müller, nouveau patron du constructeur, avait en effet annoncé fin 2015 que tous les employés du groupe allaient devoir se "serrer la ceinture".

Les membres du directoire de Volkswagen refuseraient de sacrifier entièrement leur rémunération variable, et ce, malgré les difficultés financières du constructeur automobile ébranlé par une vaste tricherie aux normes anti-pollution, affirme jeudi le site internet de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

"Peu avant la décision du conseil de surveillance sur la rémunération de la direction, les dirigeants veulent bien une réduction de leurs bonus, mais pas y renoncer complètement", écrit le journal, qui rappelle que l'ancien chef du groupe, Martin Winterkorn, avait reçu, il y a un an, un bonus de plus de 3 millions d'euros.

"Se serrer la ceinture, depuis la direction jusqu'aux employés"

Cependant, dans une déclaration à l'AFP, un porte-parole du groupe a qualifié l'article du Spiegel de "spéculations" après avoir indiqué que les rémunérations du directoire seraient publiées le 28 avril, dans le rapport annuel et affirmé que "le directoire entend toujours être un modèle" en termes de rémunérations.

Pour rappel, fin 2015 le nouveau patron de Volkswagen, Matthias Müller, arrivé précipitamment à la tête du géant automobile après l'éclatement en septembre du scandale des moteurs diesel truqués, avait prévenu que les employés du groupe allaient devoir se "serrer la ceinture, sur tous les plans, depuis la direction jusqu'aux employés". Pourtant, selon le site internet du "Spiegel", Hans-Dieter Pötsch, ancien directeur financier devenu en octobre président du conseil de surveillance, a empoché à l'occasion de ce changement de fonction un "dédommagement" de presque 10 millions d'euros, pour compenser une rémunération moindre.

A noter que Volkswagen prévoit de supprimer 3.000 postes au sein de ses services administratifs en Allemagne, soit 10% des effectifs, mais sans licencier. Suite au scandale, le groupe avait également annoncé réduire de 1 milliard d'euros par an ses investissements.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 08/04/2016 à 17:03 :
Et ils osent dire aux travailleurs qu'ils vivent au dessus de lleurs moyens!!

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