UFC-Que Choisir pointe huit médicaments "à retirer du marché"

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Parmi les 77 médicaments placés sous surveillance par l'Afssaps, UFC-Que Choisir signale après analyse que trente-et-un sont "à éviter" et huit sont "particulièrement dangereux".

C'est au tour de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir d'établir une liste de médicaments "à retirer". Après avoir analysé chacun des 77 médicaments placés sous surveillance par l'Afssaps, UFC-Que choisir  a déclaré dans un communiqué que  "31 d'entre eux sont à éviter, dont huit, particulièrement dangereux, sont à retirer du marché sans attendre".

Parmi ces médicaments à ne plus commercialiser, selon l'association, on trouve les spécialistés suivantes : Actos, Arcoxia, Equanil, Hexaquine, Nexen, Valdoxan, Vastarel et Zyban. UFC-Que Choisir signale d'ailleurs que plusieurs de ces médicaments sont déjà retirés du marché.

L'association s'inquiète. "Faudra-t-il attendre de nouveaux drames pour que les autorités prennent leurs responsabilités ?", s'interroge-t-elle. Elle demande "une action sans délai des pouvoirs publics" afin que ces huits médicaments soient retirés du marché. Elle souhaite également le déboursement de médicament "inefficaces".

UFC-Que Choisir a précisé avoir passé en revue les médicaments à "vignette orange" (pris en charge à 15% par l'assurance maladie). Elle signale que certaines de ces spécialités sont utiles, et mériteraient une meilleure prise en charge par la collectivité nationale contrairement à certains qu'elle juge "sans efficacité, voire, comme certains vasodilatateurs, dangereux".

UFC-Que Choisir a indiqué avoir identifié les médicaments inutiles et très souvent dangereux en s'appuyant "sur les analyses de la revue indépendante Prescrire", grâce à son "travail ô combien précieux".

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Commentaires
a écrit le 04/04/2011 à 16:49 :
Vus devez faire erreur Que Choisir est une revue, UFC est censée faire des études en amont ici c'est encore après ...lorsque d'autres ont fait le boulot.
Un expert
LDL
a écrit le 29/03/2011 à 12:06 :
Mon médecin qui me prescrivait du vastarel, me l'a supprimé récemment.
a écrit le 29/03/2011 à 8:58 :
c'est facile de vouloir interdir tout un panel de médicament potentielement addictifs , de lancer de grands débat sur les médicaments dangeureux , mais il me semble que tout le monde oubli le coeur du problème !! LE PATIENT , comment se retrouve t'il parmi la foule d'information ( manipulié ....ou pas ? ) comment peut on arréter le ZYPREXA ou le NOCTRAN et j'en passe en un coup de baguette " magique " ? je pense que l'on réféchi à l'envers ...... comme souvent d'ailleurs ......
Réponse de le 29/03/2011 à 16:37 :
Vous avez parfaitement raison de souligner que le c?ur du problème est le patient. C'est la raison pour laquelle je trouve toute liste inutile, mais elle existe. Donc c'est à nous, professionnels de santé, de tenter de vous expliquer ce qui ce passe. J'ai essayé de la faire en prenant le cas des sels de quinine utilisés pour le traitement des crampes. Le cas des médicaments pouvant entraîner un phénomène de sevrage est à traiter IMPÉRATIVEMENT avec votre médecin prescripteur et de ne surtout pas arrêter de vous même. C'est la recommandation de l'Agence d'ailleurs et elle est généralisée. Sachez que rares sont les médicament qui ne peuvent être substitués et que - pour moi - il n'y en a pas sur cette "liste". Il y aura juste une période d'ajustement qui doit être faite sous contrôle.
a écrit le 29/03/2011 à 6:40 :
se baser uniquement sur "prescrire"....c'est comme demander a besancenot se voter a droite;
pas tres scientifique tput ça
Réponse de le 29/03/2011 à 15:51 :
Prescrire est - malheureusement - la seule revue INDÉPENDANTE de tout financement et de toute pression des laboratoires pharmaceutiques. Je ne vois pas où le coté scientifique vient jà manquer. Prescrire se base sur ce qui est donné par les laboratoires et il compare à la littérature VALIDÉE disponible à l?international. Contrairement à d'autres revues médicales, il ne fait pas dans le publi-rédactionnel. C'est critiquable car rien n'est parfait, mais c'est - dans ce cas précis - justifié.
a écrit le 29/03/2011 à 5:12 :
Et voilà que Que Choisir se mêle du médicament... Se baser seulement sur les études de Prescrire pour avoir un avis sur un médicament est absolument insuffisant, puisque ce journal ne se base que sur les études les études officielles publiées. Certains médicaments sont absents de cette liste des 77 alors qu'ils auraient tout lieu d'y être (tramadol, par exemple). Il faut aller plus loin, ne pas se focaliser seulement sur ces molécules et mettre en place des études de cancérogénèse par exemple sur tout les produits auxquels nous sommes soumis; produits d'entretien, additifs alimentaires...ect.
Réponse de le 29/03/2011 à 15:55 :
Vous avez probablement raison, mais ce n'est pas le rôle de la revue Prescrire qui - comme son nom l'indique - s'occupe de la partie prescription au sens large. Les études citées dans la fin de votre messages sont déjà faites au moment de la phase de développement d'une spécialité. Comme tout, la multiplication des prescriptions fait que des effets peuvent effectivement apparaître et c'est là le rôle de la pharmacovigilance.
a écrit le 29/03/2011 à 3:21 :
Comment se fait-il que le problème que pose les inter-actions entre les molécules pharmaceutiques, les additifs alimentaires et les pollutions ne soit jamais évoqué ? Par ailleurs, comment se fait-il que certains médicaments, je ne citerais que l'hydrate de chloral, cet antimitotique mineur, lequel entrait il est vrais et hélas dans le protocole de prévention du cancer du Dr. Gernez, ait été retiré du marché ? Pour des raisons commerciales ? Qui a supprimé en France le diplôme d'herboriste ? Qui fait encore semblant d'ignorer qu'après 30 ans, en irradiant a 13,( mCi) l'hypophyse par "Gamma Unit" et en stérilisant ainsi l'hormone de croissance, on stoppe, entre-autres et en 8 mois, l'évolution de la plupart des maladies neuro- dégénératives, etc, etc. Un grand merci anticipé a l'AFSSPS, aux experts, de la part des futurs grabataires d'Alzheimer et de tous ceux qui meurent, suites aux stupides et on ne peux plus couteux protocoles, une fois l'indéracinable cancer développé...Je dis bien... de prévention du cancer. Ah, j'oublie d'en préciser le prix... 30 euros environs.
Réponse de le 29/03/2011 à 8:23 :
en 1942 sous vichy avec le marechal PETIN et sa clique
a écrit le 28/03/2011 à 16:07 :
Je suis tout à fait d'accord avec le pharmacien à chacun son métier et les polémiques mis en page par QUE CHOISIR me saoule... l'AFSSAPS surveille les médicaments et ce n'est pas nouveau et surtout elle recommande aux patients ne pas arrêter leur traitement... il y a une chose dont je me méfierai un peu plus ce sont les génériques qui ne sont pas toujours le reflet duu médicament precept et dont on connaitre dans quelques années les effets secondaires... faite comme moi et refusez les sinon arrêtons les polémiques à la con et n'oublions pas que si l'espérance de vie des français c'est un peu grâce aux traitements qu'on leur donne
Réponse de le 28/03/2011 à 16:48 :
Bonsoir,
Sauf que a structure de fonctionnement de l'Agence a montré quelques dysfonctionnements, que le circuit décisionnel de la pharmacovigilance a été by-passé et que ça mérite au moins une interrogation et quelques retouches.

A ma connaissance, "Que choisir" a suivi les mêmes recommandation que l'AFSSAPS et n'a JAMAIS écrit d'arrêter tel ou tel traitement.

Vous vous méfiez des génériques, soyez logique: eux aussi ont une AMM, issue du système que vous cautionnez plus haut.... D'un coté bon, d'un coté pas bon. Ce n'est pas aussi simple que ça, croyez moi ! Je suis aussi pharmacien industriel ...
Réponse de le 28/03/2011 à 18:38 :
L'AFSSAPS a perdu TOUTE credibilité, ce n'est qu'un porte parole des producteurs de medicaments. Heureusement qu'il existe ces associations de consommateurs qui sont INDEPENDENTES !!
Réponse de le 28/03/2011 à 19:45 :
N?exagérons rien. Tout système a des failles, l'AFSSAPS ne vaut que par sa structure et les gens qui dirigent. Il n'y a qu'assez peu de choses à faire pour la transformer en une agence très performante. Ne pas croire que les autres instances nationales n'aient pas de failles non plus, y compris la FDA. Il y a juste un héritage des années anciennes où un visa ne tenait que sur ... trois pages et les copains de mes copains étaient mes copains. Pour être dans le système, c'est notoirement mieux maintenant. Que les quelques "scandales sanitaires" puissent au moins permettre de terminer le ménage et écarter autant que possible le lobbying le plus pesant. Rien ne sera jamais parfait, c'est dans la nature humaine.
a écrit le 28/03/2011 à 15:34 :
Comme on s'ennuyait cet après-midi,jai lancé le débat et j'ai eu des réponses
de Lenkinap que je remercie pour la précision de son commentaire.
a écrit le 28/03/2011 à 14:58 :
Concernant mon commentaire à pierre 2, je vais détailler. Dans cette liste de 8 spécialités, il y a des manques par omission sur ce qui n'est QUE la reprise de l'annonce de l'agence. Car en fait la revue n'a repris que la liste publiée il y a quelques semaines par l?Agence et les commentaires récents de la revue Prescrire.

Par ex., on ne cite QUE l'Hexaquine car c'est le leader du marché. Il existe deux autres spécialités du même style (quinine associée) ET à indication "traitement d'appoint des crampes essentielles" qui sont AUSSI incluses (Okimus et Quinine VIt C Grand). Car toutes reposent sur une association de sel de quinine assez faiblement dosés avec une vitamine ou un extrait végétal.

Que la quinine reste incontournable dans le paludisme résistant aux anti-paludéens de synthèse, c'est indiscutable. Pas aux mêmes doses, avec d'autres effets secondaires qui viennent par dessus, eux dose dépendante. Mais c'est ça ou la mort parfois, le pronostic vital peut être engagé.

Que l'on continue à les utiliser pour traiter des crampes essentielles, ça l'est déjà bien plus discuté et depuis de LONGUES années. Cette indication est retirée aux USA depuis une grosse décade et ce n'est pas une question de doses mais bien de substance active (il pourrait y avoir 10mg de benzoate de quinine que ce serait pareil). Qu'il y ait une action de soulagement, c'est "possible" mais que le jeu en vaille la chandelle ... ça se discute. Et c'est de cela dont on discute en ce moment ...

Prescrire tire la sonnette d'alarme sur de nombreuses spécialités, mal évaluées, anciennes ou nouvelles, ayant un rapport bénéfice sur risque très discutable. Et pas que le Mediator, bien d'autres ... Il y a eu du ménage de fait, il faut le poursuivre ...

La collectivité n'a pas à assumer le remboursement et les conséquences potentielles de spécialités qui - à ce jour - n'ont rien ou plus rien à faire dans l'arsenal thérapeutique. Ou que les laboratoires concernés prouvent le bien-fondé de leur AMM avec des données cliniques validées et indiscutables. L'agence ne leur demande que ça, cela s'appelle "ré-évaluation du rapport bénéfice/risque" et pas retrait direct. Prescrire, relayé par cette revue de consommateur, parle de retrait car pour eux les études les plus récentes n'indiquent rien de bien différent. C'est au final aux autorités de donner leur avis et au Ministère de trancher.

En pharmacologie, c'est une évolution constante par rapport à ce qui est disponible dans l'arsenal des traitements.Rien n'est gravé dans le marbre
a écrit le 28/03/2011 à 14:24 :
Au contraire il est normal que une association de consommateur se penche sur les problèmes de santé public. Après c'est au organisme de rendre des comptes sur la balance bénéfices/risques.
Malheureusement les études qui permettent d'avoir un avis trancher sont plutôt rare car elle coutent chers et les labo ne veulent pas les financer....
Donc on se retrouve avec un médicament avec son AMM ( autorisation de mise sur le marché ) qui ne subira aucune étude sur le long terme....

a écrit le 28/03/2011 à 14:10 :
@chrudy

Pouvez-vous étayer ?
Réponse de le 28/03/2011 à 15:12 :
Effectivement je peux comprendre quelques inquiétudes du grand public à propos des médicaments.. Je suis pharmacien, pour moi, les articles à sensation de l'UFC Que Choisir ne riment à rien. Les listes de médicaments "à risques" n'est pas nouvelles, rien de sensationnel !!!! A chaque médicament est associé des effets potentiellement toxiques, ce ne sont pas des bonbons!!!
La surveillance est réalisée par l'AFFSaPS, garante de la santé des personnes vis-à-vis des médicaments. Cet organisme travaille depuis toujours sur la surveillance du médicament, ce n'est pas nouveau, et les organismes de santé n'ont pas attendu que les journalistes de UFC s'approvisent médecins, pharmaciens ou que sais-je pour émettre des vigilances, qui ne sont certes pas connues du grand public mais bien présentes pour les professionnels.
Quant à ceux qui me diront que dans d'autre pays, on fait ci, on fait çà, il y a des normes qui diffèrent, donc il est facile d'incriminer des organismes quand çà va mal mais quand il évitent le pire, on en parle beaucoup moins!!!!!
Réponse de le 28/03/2011 à 16:42 :
Cher Confrère,
Je pense que vous vous méprenez. Cet article a été fait avec le support (au moins bibliographique) de Prescrire et cet organisme de consommateurs a des rédacteurs issus du monde médical ou pharmaceutique. Cet article ne fait d'ailleurs que reprendre la liste AFFSAPS et pointe les classes (car il y a des oublis de spécialités) jugées les plus à risque par Prescrire. C'est juste une reprise et une vulgarisation, ais ce que j'ai lu ne me semble pas comporter de fautes autres que des oublis.

Parler d'indépendance de la commission d'AMM, des suivis "peu inspirés" des conclusions des commission de transparence sont en ce moment sujet à bien des discussion très légitimes. Donc donner un coup de projecteur dessus ne peut pas faire de mal.

Enfin, je vous accorde que seuls les professionnels de santés prescripteurs sont aptes à .... prescrire en toute connaissance de cause. Et les pharmacien dans la délivrance et dans le conseil. Ce n'est pas à vous que je vais apprendre que la visite médicale peut être "persuasive" et que le "OFF" y est légion (prescription hors AMM).

Donc cet article ne me choque pas, celui de science et vie un peu plus mais pour d'autres raisons. N'y voyez pas une attaque, nous échangeons ...
Réponse de le 28/03/2011 à 17:01 :
Désolé pour les quelques "s" et le "m" de "mais ce que ..." restés bloqués dans le clavier. C'est un effet secondaire ... probablement !.
a écrit le 28/03/2011 à 14:07 :
@ pierre 2

Sauf que dans cette "liste" de 8 (elle est incomplète d'ailleurs), certains effets indésirables potentiellement très sévères sont dose INDÉPENDANTE. Il est donc question de ré-évaluer leur rapport bénéfice sur risque, ce qui est en marche.
a écrit le 28/03/2011 à 14:01 :
si les organismes de santé avaient conservé une credibilté il n'y aurait besoin d'aucune association pour s'y substituer. Donc ce n'est peut etre pas "normal", pas plus d'ailleurs qu'il est "normal" que nos organismes aient été totalement defficients dans le cas du Mediator mais au moins les associations ne melangent elles pas les genres.
a écrit le 28/03/2011 à 12:23 :
Est-ce normal que UFC que Choisir se substitue aux organismes de la santé?
Ils devraient être interdit de diffusion, il s'agit de propos dangereux pour la Santé Publique.
Réponse de le 28/03/2011 à 14:26 :
Je ne comprends pas trop vos propos...Jusqu'ici qu'est-ce qui est dangereux? Les propos de l'UFC-Que Choisir ou l'incompétence, voire la corruption des organismes de santé?
Réponse de le 28/03/2011 à 16:20 :

tout à fait d'accord avec jean boyin!
a écrit le 28/03/2011 à 11:44 :
Est-ce le rôle d?une association comme » que choisir » d?intervenir dans ce débat.
Paracelse avait dit que la différence entre le médicament et le poison c?était le dosage.
Réponse de le 28/03/2011 à 18:39 :
Et l'avidité des producteurs de molécule prets a tout ....

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