Procter and Gamble change de PDG, mais les intentions restent floues

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Le remplacement surprise du PDG de Procter and Gamble a reçu un bon accueil à Wall Street. Mais les analystes s'interrogent sur le devenir du groupe américain.

Le remplacement surprise du PDG de Procter and Gamble a reçu un bon accueil à Wall Street vendredi, mais les analystes n'en attendent pas de miracle. Le fameux fabricant américain des rasoirs Gillette et des couches Pampers a pris Wall Street par surprise en annonçant jeudi soir qu'il rappelait avec effet immédiat son ancien PDG, Alan George Lafley. Le groupe n'a pas fourni d'explication, se bornant à indiquer que l'actuel tenant du poste, Robert McDonald, prendrait sa retraite le 30 juin.

Déception sur les résultats

"Le départ de M. McDonald n'est pas une surprise totale étant donné la déception représentée par les résultats de P&G ces dernières années et la pression publique d'investisseurs +activistes+ qui réclamaient des changements radicaux", à l'image du milliardaire William Ackman entré dans son capital l'an dernier, commentait la banque RBC dans une note à ses clients.

Efforts de restructuration

Le groupe a fait des efforts de restructuration - il avait entre autres annoncé début 2012 qu'il allait supprimer 5.700 emplois sur deux ans -, mais il continue à se heurter à une conjoncture économique qui n'encourage pas les ménages à consommer. L'annonce il y a un mois de prévisions toujours en-dessous des attentes du marché "a peut-être été la goutte d'eau faisant déborder le vase pour le conseil d'administration", relèvent les analystes de la banque Citi.

Nouveau PDG âgé

L'âge du nouveau PDG, qui va fêter ses 66 ans en juin, et l'indication par P&G jeudi soir qu'il devrait "faciliter la procédure de succession en cours" nourrissent des interrogations sur la durée de son mandat. Même s'il est là pour durer, il y a "des tonnes de questions sans réponses sur les mesures exactes qu'il va prendre pour ramener P&G dans la course", prévient Citi. Les analystes s'attendent à une révision à la baisse des prévisions, pour l'instant maintenues, ainsi qu'à des actions énergiques pour réaliser des économies et une réorientation des investissements vers des grands axes prioritaires.

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