Contre le cancer du sein, une marée rose
Céline Cabourg
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Installation d’une centaine de parapluies pour l’opération Octobre rose à Montpellier.
latribune.fr
Céline Cabourg
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Installation d’une centaine de parapluies pour l’opération Octobre rose à Montpellier.
latribune.fr
C'est souvent le cas avec les grands événements populaires. Portés par l'émotion, l'énergie collective, la ferveur, nous devenons amnésiques quant à la manière dont les choses ont commencé. C'est ce qui se produit avec l'opération Octobre rose, qui a conquis l'ensemble du territoire français afin de soutenir la recherche contre le cancer du sein et récolter des dons. On a présents à l'esprit la tour Eiffel, l'Arc de Triomphe et l'Assemblée nationale, qui le 1er octobre se sont illuminés en rose, la vingtaine de gares qui se fardent tout le mois pour la cause, les concerts, courses, spectacles qui emportent des dizaines de villes un peu partout en France, de Strasbourg à Dijon en passant par Châteauneuf-du-Pape.
Le diagnostic d'une femme sur huit touchée par la maladie est hélas la première raison expliquant l'ampleur de la mobilisation au niveau national. Chaque Français ou presque a une mère, une sœur ou une amie concernée, de quoi en faire une « cause de proximité », comme la qualifie Sandrine Planchon, directrice de l'association Ruban rose.
À lire également
Aux États-Unis, en 1985, l'American Cancer Society lance en octobre avec l'entreprise Imperial Chemical Industries une campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. En 1992, Evelyn H. Lauder, alors vice-présidente d'Estée Lauder et belle-fille de la fondatrice, lance avec le magazine Self le ruban rose, emblème fédérateur de la lutte contre le cancer du sein. L'année suivante, elle crée la Breast Cancer Research Foundation afin de récolter des fonds pour la recherche. En France, le groupe Estée Lauder, associé au magazine Marie Claire, lance en 1994 la première campagne de sensibilisation « Le cancer du sein, parlons-en », qui donnera naissance à l'association du même nom, laquelle devient Ruban rose en 2020.
Céline Cabourg
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie