Lors d'une présentation du dernier Panorama de la santé de l'OCDE, à Paris, Francesca Colombo, chef de la division Santé, a fait part de son inquiétude sur la capacité des pays de l'OCDE d'absorber sans broncher les prix onéreux des produits innovants en santé (médicaments et dispositifs médicaux) arrivant sur le marché.
Dans son Panorama santé 2016, publié mercredi 23 novembre, l'OCDE estime que les pays doivent "réaliser des gains d'efficience" pour prévenir l'augmentation des dépenses de santé due au vieillissement de la population et et à la "diffusion des nouvelles technologies de diagnostics et de traitements".
En clair, l'OCDE prône le développement d'une meilleure "observance" (le respect des prescriptions des médecins et de la prise des traitements), plus de chirurgie ambulatoire, des opérations moins invasives, le développement de la prévention (tabac, obésité,...). D'ici à 2060, les dépenses publiques totales de santé en France (qui y consacre 11,5% de son produit intérieur brut chaque année) augmenteront de plus de 1 point de PIB, selon un scénario moyen établi par l'organisation internationale.