Décarbonation : le plasturgiste Reborn redonne dix nouvelles vies au film plastique
Nathalie Jourdan
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Moins du quart des films plastique en polyéthylène est recyclé en Europe.
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Moins du quart des films plastique en polyéthylène est recyclé en Europe.
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Il emballe des cannettes de sodas, des bouteilles d'eau, des objets fragiles ou des palettes. Transparent, unicolore ou frappé de logos, le film plastique en polyéthylène (dit PE) est présent partout dans notre quotidien. Il s'en produit 10 millions de tonnes sur le vieux continent et 1 million en France soit 20% du total des plastiques que nous utilisons. Problème, cette résine pétro-sourcée n'est recyclée qu'à hauteur du quart ce qui signifie, en clair, que la majorité du gisement finit en décharge ou dans des incinérateurs. A plus forte raison, depuis que la Chine a fermé ses portes aux déchets étrangers.
Le bien nommé plasturgiste français Reborn (450 salariés - 150 millions d'euros de chiffre d'affaires) s'inscrit à contre-courant de ce modèle. Il a mis au point plusieurs technologies innovantes, du tri optique au désencrage, qui lui permettent de recycler dix fois tous les type de films souples. Au terme de plusieurs années de R&D, le procédé est maintenant industrialisé à grande échelle. Moyennant un investissement de 11 millions d'euros, le groupe est désormais à la tête de quatre usines de recyclage (en Normandie, son berceau industriel historique, dans les Vosges, les Pyrénées-Atlantique et la Loire) en complément de ses six sites de fabrication.
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L'approche adoptée par cette ETI familiale est unique sur le Vieux continent. Elle repose sur une intégration complète depuis la collecte des films usagés chez les distributeurs ou les grands industriels jusqu'à leur transformation en granulés plastique et à leur réinjection dans la chaîne de fabrication des produits finis. Un positionnement commandé par l'absence d'offre sur le marché, explique Matthieu Abiteboul, directeur général de la filiale XL Recycling. « Il n'existait pas de solutions fiables. Ni pour la collecte de déchets trop mélangés dans les plateformes de tri, ni chez les recycleurs qui étaient incapables de nous garantir une qualité de granulés plastique irréprochable ».
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