KraussMaffei Group, fleuron industriel allemand, passe sous pavillon chinois

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Le siège de la société, forte de 178 ans de métier, restera à Munich, écrit KraussMaffei, qui continuera à opérer en tant qu'entreprise allemande.
Le siège de la société, forte de 178 ans de métier, restera à Munich, écrit KraussMaffei, qui continuera à opérer en tant qu'entreprise allemande. (Crédits : KraussMaffei Group)
Le groupe public ChemChina a annoncé le rachat de KraussMaffei Group, spécialiste de la transformation de matières plastiques, pour 925 millions d'euros. Déjà acquéreur de l'Italien Pirelli, le groupe chinois recherche avant tout l'expertise technologique lors de ses acquisitions.

Cela devrait être le plus gros rachat d'une entreprise allemande par un groupe chinois. China National Chemical (ChemChina) est parvenu à un accord avec le fabricant de machines industrielles pour la transformation de matières plastiques KraussMaffei Group, qu'il va racheter 925 millions d'euros, dette inclue, a annoncé le groupe dans un communiqué publié lundi 11 janvier.

Le rachat devrait être bouclé au cours du premier semestre. Le siège de la société, forte de 178 ans de métier, restera à Munich, écrit KraussMaffei, qui continuera à opérer en tant qu'entreprise allemande. À ce jour, elle compte 4.500 employés, dont 2.800 en Allemagne, et compte continuer à augmenter ses forces de travail, y compris outre-Rhin, est-il écrit.

Jusqu'ici, la plus grosse acquisition en Allemagne réalisée par un groupe chinois était celle de Putzmeister, en 2012, souligne le Wall Street Journal. Ce fleuron de la technologie allemande dans le secteur des engins de chantier avait alors été racheté près de 500 millions d'euros par le géant chinois Sany.

Acquisitions en série de fleurons européens

Le groupe allemand, qui était jusqu'en 2000 la branche plastique et caoutchouc du groupe Mannesmann - la branche armement ayant été reprise par Krauss-Maffei Wengmann, qui s'est récemment allié au français Nexter -, est devenu depuis 2012 la propriété du fonds canadien de capital-investissement Onex, qui l'avait racheté à l'époque pour 568 millions d'euros.

Le groupe public chinois n'en est pas à sa première acquisition en Europe. Fin mars, il avait ainsi annoncé le rachat de Pirelli, valorisant l'emblématique groupe italien de pneumatiques 7,1 milliards d'euros, hors dette. Encore une fois, c'est l'expertise technologique qui a motivé le rachat du groupe, comme l'écrivait alors dans La Tribune l'analyste Jean-François Dufour.

Créé en 2004 par le regroupement de diverses entités dans le but de devenir numéro un chinois de la chimie hors pétrochimie, ChemChina avait déjà en 2006 procédé à l'acquisition de la branche silicones du français Rhodia et du spécialiste français des additifs pour l'alimentation mondiale Adisseo.

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Pour aller plus loin: sur le rachat du groupe Pirelli par le groupe chinois ChemChina

| Lire Quand les entreprises chinoises achètent de la technologie (par J.-F. Dufour, 03.2015, sur le blog "Pékin Express", hébergé par La Tribune)

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Commentaires
a écrit le 11/01/2016 à 14:53 :
Ils vendront jusqu'à la corde pour les pendres.

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