Médicaments : le casse-tête de la relocalisation en France

Pierrick Merlet
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L’usine Sanofi de Lisieux (Calvados) fabrique le Doliprane, médicament à base de paracétamol, depuis 1982.
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L’usine Sanofi de Lisieux (Calvados) fabrique le Doliprane, médicament à base de paracétamol, depuis 1982.
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Un déplacement en grande pompe, pour de grandes ambitions. En visite à Lyon au début de l'été 2023, Emmanuel Macron annonce son intention de relocaliser en France la production de 50 médicaments jugés prioritaires. Un guichet unique France 2030 avec plusieurs dizaines de millions d'euros à la clé est ouvert pour les porteurs de projet, face à la dépendance observée à l'égard de la Chine et de l'Inde pour deux tiers des principes actifs nécessaires pendant la crise sanitaire. Le producteur de principes actifs Seqens va ainsi faire l'objet d'un accompagnement financier de la part des pouvoirs publics, de 30 à 40%, pour son projet de production de 15.000 tonnes par an de paracétamol à Roussillon, en Isère.
« Dans un marché où le prix est régulé comme celui du médicament, la relocalisation doit apporter une valeur ajoutée. Si vous produisez dans les mêmes conditions qu'en Asie, vous ne serez jamais compétitifs en France », met en garde Gildas Barreyre, le secrétaire général du groupe Seqens. L'entité compte investir 100 millions d'euros dans ce nouvel atelier pharmaceutique, après avoir délocalisé en 2008 en Chine une production de paracétamol présente dans cette usine.
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Pour faire machine arrière, le groupe a mis au point un nouveau procédé de production industrielle, validé par ses partenaires et clients UPSA et Sanofi, qui fait la part belle à l'environnement. « Sur les SCOPE 1 et 2, nous allons réduire de 75 % nos émissions de CO2, en comparaison avec notre unité en Chine, tandis que les déchets vont être réduits de 90% et la consommation énergétique va diminuer pour deux tiers », liste le dirigeant, qui table sur un début de la production en 2025.
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